LES SYMBOLES EN SCULPTURE

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  Que disent les œuvres d'art et que représentent-elles ?... Depuis la nuit des temps les hommes ont voulu figurer leur culte et leurs attributs ou bien exprimer leurs sentiments en utilisant des symboles ou des allégories. C'est autant de codes qui ont inspirés les artistes et où ils puisent encore.
Le symbole est là entre la chose et l'idée depuis toujours, créant des liens évidents mais aussi parfois subtils, inattendus ou profondément mystiques...
 
Tout symbole a une chair
Tout songe a une réalité

​O. Milosz

L'esprit des imagiers...

  Certes, une œuvre d'art est avant tout une œuvre d'imagination, mais l'imagination chez l'artiste offre ce trait distinctif d'être créatrice de symboles et c'est précisément ce symbolisme qui donne à l'œuvre d'art son sens profond et sa valeur propre.

  Les images, les symboles, ont souvent changés mais encore aujourd'hui on en reconnaît la plupart et l'artiste y puise parfois son inspiration ou les utilise pour illustrer ses métaphores...

  Chaque symbole peut revêtir plusieurs définitions selon l'époque ou les croyances. Dans la liste non exhaustive présentée ici, nous en donnons les principales significations.






                              A

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ABEILLE
TRAVAIL - ORGANISATION - IMMORTALITÉ - EMBLÈME DES SOUVERAINS DE FRANCE - PURETÉ - POUVOIR

  Les abeilles symbolisent l'ardeur au travail, la sobriété, la propreté, l'organisation sociale et la discipline au service du bien commun. On loue aussi leur pureté car elles trouvent leur nourriture dans les fleurs.

  Les abeilles sont des ouvrières organisées et des travailleuses acharnées. Cela en fait un symbole d'immortalité et de résurrection dans l'antiquité.

  Dans la symbolique impériale de Napoléon, les abeilles figurent avec l'aigle sur les armoiries. Elles sont choisies afin de rattacher la nouvelle dynastie aux origines de la France. En effet, des abeilles d'or sont découvertes en 1653 à Tournai dans le tombeau de Childéric Ier, fondateur en 457 de la dynastie mérovingienne et père de Clovis. Elles sont alors considérées comme le plus ancien emblème des souverains de la France.

  En Chaldée et dans la France impériale du XIXème siècle, elle est signe de pouvoir.
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ABRAHAM
GARDIEN - BÉNI DE DIEU - HOMME DE FOI - LIEN SPIRITUEL - SOUMISSION

  Dans la tradition biblique, Abraham a été retiré par Dieu d'une région polythéiste pour faire de lui le gardien de la révélation et du culte monothéiste.
Principal patriarche des religions juive, chrétienne et musulmane, il est le lien spirituel qui les unit.
Plus largement, il peut symboliser l'abandon du quotidien pour une vocation, un sacrifice ou une aventure.

  La statuaire montre fréquemment Abraham dans un épisode marquant de la Bible : Le sacrifice d'Isaac. C'est un groupe qui représente Abraham, la main armée d'un couteau, qui s'apprête à trancher la gorge son fils Isaac. Mais sont geste est stoppé à temps par les paroles de l'archange Michel, envoyé de Dieu. C'est Dieu lui-même qui lui avait imposé cette épreuve violente pour le mettre à l'épreuve en testant sa soumission.

   Il existe de nombreuses interprétations de cet épisode, mais on peut retenir que Dieu signifie ainsi son opposition aux sacrifices humains qui existent à cette époque, pour "plaire à Dieu".
Pour finir, Dieu fournit à Abraham un bélier en remplacement...
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ACANTHE
TRIOMPHE - ÉPREUVES - VIRGINITÉ

  Le symbolisme de la feuille d'acanthe dérive essentiellement des piquants de cette plante. En effet, lorsqu'elle se présente sur les chapiteaux corinthiens, un tombeau ou tout autre ornement architectural, elle souligne le triomphe des grands hommes, des architectes ou des héros qui sont sortis vainqueurs des épreuves auxquels ils étaient soumis.

  Celui qui est orné de cette feuille a vaincu la malédiction biblique : "le sol produira pour toi épines et chardons". L'épreuve surmontée se transforme alors en gloire.

  Dans la même idée, la feuille d'acanthe symbolise la vierge et la virginité, une autre forme de triomphe...
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ACHILLE
HÉROS GREC EXEMPLAIRE - POINT FAIBLE

  Dans la mythologie grecque, Achille est un des héros légendaire grec de la guerre de Troie. Il est le fils de Pélée, le roi de Phthie en Thessalie, et de Thétis, une Néréide.

  Les arts figurés mettent en avant plusieurs épisodes de son mythe. Comme sa naissance, lorsque sa mère Thétis le plonge dans le Styx, l'un des fleuves des Enfers, pour que son corps devienne invincible. Mais comme sa mère le tient par le talon et ne trempe pas, celui-ci devient le point vulnérable de son corps.

  Achille est élevé et éduqué par le centaure Chiron qui lui inculque l'art de la guerre, la musique et la médecine. Adolescent, il décide de vivre une vie de héros. Elle sera courte et glorieuse, plutôt que longue et sans éclat.

  Alors lorsque la guerre de Troie se profile, sa mère est inquiète et tente de l'empêcher de partir. Elle l'envoie à Skyros et le déguise en femme à l'insu de toutes les femmes avec qui il vit désormais.
Mais Odysseus (Ulysse) le recherche et il ne tarde pas à le débusquer par ruse en se déguisant lui-même en marchand ambulant de tissus, de parfums, de bijoux et d'armes... La seule femme qui s'intéresse aux armes, c'est bien entendu Achille, qui, démasqué, n'a d'autre choix que de suivre Odysseus à Troie...

  Durant les premières années de guerre et de saccage de la région de Troie, Achille capture Briséis, la fille du prêtre Brisès, et en fait sa compagne.
De son côté, Agamemnon, capture Chryséis, la fille d'un prêtre d'Apollon. Par vengeance, le dieu envoie la peste sur le camp des Grecs. Agamemnon, furieux, est obligé de libérer sa captive et réclame en échange celle d'Achille qui cède sous la contrainte.
En colère, Achille décide de se retirer sous sa tente et jure de ne plus retourner au combat et obtient même de Zeus de donner l'avantage aux Troyens.

  C'est la débâcle pour les Grecs. Patrocle, le cousin et grand ami d'Achille, ne supporte plus cela. Il demande à Achille de lui laisser guider son armée pour reprendre les combats. Achille accepte et confie même son armure à son ami.
Patrocle n'a pas la force d'Achille et se fait tuer par Hector, le prince troyen. Quand Achille apprend sa mort, il est désespéré et lui organise des funérailles grandioses. Le dieu Héphaistos lui forge une nouvelle armure et Achille affronte Hector en combat singulier. Hector est tué et sa dépouille traînée derrière le char d'Achille tout autour des murailles de Troie.
Le corps du troyen est privé de funérailles, ce qui pour les Grecs est une chose intolérable. Plus tard, Achille cède finalement aux supplications de Priam, le père d'Hector, et lui rend le cadavre.

  Achille trouve la mort pendant la guerre de Troie, peu après avoir tué Hector. Il est atteint à la cheville - son point faible - touché par une flèche du troyen Pâris, guidée par le dieu Apollon.

  Dans la statuaire, Achille est représenté à Skyros, déguisé en femme, pour ne pas partir faire la guerre de Troie. On représente encore Achille après la guerre de Troie, lorsqu'il a dû affronter Penthésilée, la reine des Amazones. Il vient de la tuer et la soutient oscillant entre la haine et l'amour qui le prend soudainement.
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ACROBATE
CONVERSION - RETOURNEMENT - DÉFAUTS

  Positif ou négatif selon les lectures, l'acrobate représente le principe de changement, il manifeste la capacité de renverser consciemment les valeurs habituelles de la nature humaine, l'équilibre physique et spirituel.

  Dans l'art roman, on les trouve souvent sur les modillons. Il symbolise l'étape ultime de la spiritualisation, mais ceux qui ont atteint ce point doivent être attentifs, ils marchent vers le ciel mais le "Malin" n'est pas loin.

  Certains y voient tous les défauts ou délits dont l'homme est capable.
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ADAM
PREMIER HOMME - IMAGE DE DIEU - SEXE MÂLE - PROPHÈTE - PÉCHÉ ORIGINEL

  Adam (humanité) et un personnage du Livre de la Genèse et du Coran. C'est le premier homme, créé par Dieu à son image.
Au commencement, Adam représente à la fois le sexe mâle et femelle. La Bible relate ensuite que Dieu l'endormit et lui créa une compagne à partir d'une de ses côtes, Ève, une femme.

  Diverses conceptions théologiques le place comme le premier prophète, ancêtre de l'humanité et dépositaire de la responsabilité de jugement et de délibération.

  Son image est associée au péché originel de la théologie chrétienne. L'humanité a été dégradée depuis la Chute, c'est-à-dire la désobéissance d'Adam et Ève qui ont mangé le fruit défendu de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Par cette faute, ils ont blessé et corrompu la nature humaine plaçant chaque être humain en état de péché.
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AGNEAU
SACRIFICE - DOUCEUR - PURETÉ - VIRGINITÉ - INNOCENCE - OBÉISSANCE

  Dans les religions musulmane, judaïque ou chrétienne, l'agneau rappelle le sacrifice fait à Dieu. Il est souvent représenté debout, nimbé, tenant dans sa patte une croix haute ou une bannière qui symbolise la victoire du Christ sur la mort et le sacrifice pour l'expiation de tous les péchés (agneau pascal). On place souvent la croix de résurrection entre les pattes de l'agneau. Il peut être placé debout au-dessus d'un rocher, d'où s'échappent les quatre fleuves du Paradis (symboles des quatre Évangélistes).

  L'agneau évoque également l'idée d'innocence, de douceur, de docilité et de pureté.

  C'est l'attribut de Sainte Agnès, patronne des fiancés et des jeunes filles, de Saint Jean-Baptiste, Sainte Reine et Sainte Geneviève.
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AIGLE
COURAGE - FORCE - PUISSANCE

  L'aigle est le roi des oiseaux et par extension le roi de l'espace aérien. L'aigle est un oiseau solaire pouvant voler vers l'astre et, pour cette raison, estimé riche de la connaissance spirituelle et divine.

  Il est choisi comme enseigne guerrière par les armées des grandes civilisations, perse, grecque (ou il représente Zeus) et romaine (symbole de la parfaite souveraineté). Il est devenu symbole impérial pour l'empire carolingien et napoléonien, le Saint-Empire romain germanique ou encore les États-Unis.

  Dans l'art chrétien il est ambivalent. Négatif lorsqu'il représente l'orgueil ou la cruauté, positif lorsqu'il est les symboles de Saint Jean ou du Christ.
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AILE
LIBERTÉ - LÉGÈRETÉ - VICTOIRE - VOYAGE - CRÉATIVITE - DILIGENCE

  Les ailes sont un symbole d'allégement, de légèreté, de libération de la pesanteur terrestre, de moyen de fuite face au danger et à la condition humaine terrestre, le temporel pour accéder au divin. Les ailes, c'est donc aussi l'esprit.

  C'est aussi un symbole de victoire et de libération, de dégagement, d'affranchissement. Les ailes peuvent représenter la récompense ultime d'une initiation ou d'une purification.

  Dans l'art Chrétien on représente les anges avec des ailes pour symboliser leur fulgurance et leur capacité à dominer le monde matériel.

  Les talons et le casque Hermès (Mercure) sont ailés. C'est l'aspiration aux voyages vécu sous la forme d'un rêve, la libération de la créativité.
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ALCYONE ET CEYX
GRÂCE - AMOUR CONJUGAL

  L'alcyon est un oiseau fabuleux de la mythologie grecque dédié à Thétis, une nymphe marine. Il symbolise la grâce, la paix éphémère et l'amour conjugal.

  Selon la mythologie grecque, Ceyx, roi de Trachis, et sa femme Alcyone forment un couple particulièrement uni. Malheureusement, Ceyx est un jour contraint d'effectuer un long voyage en mer. Malgré les supplications de sa femme qui lui demande de rester auprès d'elle, il décide de prendre tout de même le large. Une tempête terrible emporte le navire ainsi que tout l'équipage.

  Restée seule, Alcyone est terriblement inquiète devant l'absence prolongée de son mari et n'a de cesse de prier Héra (Junon), la déesse du mariage. Émue par la constance de cet amour, Héra demande à Morphée de lui révéler la mort tragique de Ceyx lors d'un rêve.
Héra décide alors de transformer Alcyone en oiseau marin (l'alcyon) afin qu'elle puisse rejoindre son défunt époux. Et lorsqu'Alcyone atteint le corps de Ceyx au dessus des flots, celui-ci se transforme également en oiseau et rejoint pour toujours Alcyone dans son vol.
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ALPHA & OMEGA
TOTALITÉ - ÉTERNITÉ

  La tradition chrétienne assimile souvent Jésus-Christ à l'alpha et l'oméga, du nom de la première et de la dernière lettre de l'alphabet grec classique ionique (α et ω). Cela symbolise l'éternité du Christ, qui est au commencement de tout et est jusqu'à la fin du monde.

  Sur notre image, il est associé à un chrisme formé des deux lettres grecques Χ (chi) et Ρ (rhô), la première apposée sur la seconde. Il s'agit des deux premières lettres du mot Χριστός (Christ)

  Ce dernier symbole, adopté par le christianisme, a servit d'emblème sur l'étendard de Constantin 1er (132 avant JC) ainsi qu'aux empereurs chrétiens qui lui succédèrent.
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AMAZONE
GUERRIÈRE - BEAUTÉ - CARACTÈRE - ROBUSTESSE

  Dans la mythologie grecque, les Amazones sont un peuple de femmes guerrières résidant sur les rives de la mer Noire.

  La légende leur prête plusieurs agissements. Il est dit qu'afin de perpétuer leur civilisation, elles ne s'unissent qu'une fois par an avec les hommes les plus beaux venus des peuplades voisines.
Seules les enfants femelles sont gardées en vie alors que les garçons sont tués, estropiés ou aveuglés, afin d'être ensuite utilisés comme serviteurs. Dès l'enfance, on tranche le sein droit des jeunes filles par le fer ou la cautérisation afin de faciliter le tir à l'arc.

  Les Amazones ont pour attributs un bouclier léger en forme de demi-lune, la lance, l'arc et les flèches, le cheval et la hache.

  Elles apparaissent dans l'art grec, avec des tuniques courtes, un sein souvent dénudé (mais pas coupé). Le combat des Grecs contre les Amazones (amazonomachie) est un thème récurant. On les retrouve ainsi luttant contre Héraclès (Hercule), Thésée ou encore Bellérophon.
Type féminin de la guerrière au caractère bien trempé, elles mêlent beauté des formes et robustesse.
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AMPHITRITE (Grec) - SALACIA (Romain)
REINE DES MERS ET DES MONSTRES MARINS - VOYAGE SOUS-MARIN

  Dans la mythologie grecque, Amphitrite (assimilée à Salacia chez les romains) est une Néréide, fille de Nérée et de Doris (ou de Dioné) et la femme de Poséidon.

  Amphitrite règne sur les mers et les monstres marins. On la représente en compagnie de Poséidon, de dauphins ou de tritons.
Ses attributs sont le trident et elle tient parfois un poisson ou une coquille dans la main.
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ANCRE
ESPÉRANCE - SÉCURITÉ - STABILITÉ - SALUT - FOI

  Prise dans son sens premier, l'ancre est l'espoir et souvent l'unique ressource du navigateur au milieu des orages et de la tempête.

  Symbole du christianisme primitif, elle symbolise également l'espérance mais aussi la fermeté dans la foi, la conscience, la pauvreté, les tribulations et le salut.
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ANDROMÈDE
PRINCESSE SACRIFIÉE - HÉROÏSME

  Dans la mythologie grecque, Andromède est une princesse, fille du roi d'Éthiopie, Céphée et de son épouse Cassiopée.

  La légende raconte que la mère d'Andromède, Cassiopée, commet l'erreur de se vanter d'être bien plus belle que les Néréïdes. Ces dernières se plaignent immédiatement auprès de leur père, Poséidon en lui demandant de laver cet affront inacceptable.
En réponse, Poséidon déclenche une effroyable tempête et envoie un monstre marin dévaster le royaume d'Ethiopie. Le roi Céphée consulte alors l'oracle qui déclare que seule l'offrande de sa fille Andromède en sacrifice au monstre marin peut apaiser la colère de Poséidon.
La pauvre jeune fille est donc attachée nue à un rocher et abandonnée là pour être dévorée par la bête...

  Heureusement pour Andromède, Persée revient de son aventure contre la gorgone Méduse, monté sur son cheval Pégase et la voit prisonnière de son rocher. Il en tombe immédiatement amoureux et vole vers elle. Il est temps car le monstre surgit des flots pour se jeter sur la pauvre victime. Persée lui tranche la tête, la délivre de ses chaînes et l'emporte sur sa monture ailée. Persée demande en récompense la main d'Andromède à ses parents et l'épouse.

  Andromède est figurée enchaînée à son rocher, le regard tourné vers son sauveur ou bien implorant les dieux. On la représente encore en compagnie de Persée, lors de sa délivrance.
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ÂNE
BÊTISE - IGNORANCE - HUMILITÉ - SIMPLICITÉ

  L'âne, par son caractère, est l'emblème des sens révoltés contre l'esprit, celui de la chair prévalant sur l'âme soit par les désordres les plus grossiers, soit par la stupidité, l'ignorance et l'entêtement.

  Dans l'art roman, l'âne peut être représenté avec un sexe mâle, symbole de l'homme charnel par opposition à l'homme spirituel (païen contre chrétien ou ignorant contre homme cultivé). Il invite à maîtriser ses comportements, à renoncer à la paresse spirituelle.

  Au cours de la période médiévale, il a représenté l'humilité en référence à la monture du Christ et à sa fuite en Egypte et entrée dans Jérusalem.
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ANGE
MESSAGE - PROTECTION

   Souvent porteur d'un message, l'ange est un symbole positif. Intermédiaire entre le ciel et la terre, l'ange transmet l'ordre spirituel, avertissant du sacré.

   Les anges sont classés selon une "hiérarchie céleste" en trois ordres, du plus proche des hommes : les séraphins à six ailes, aux plus proches de Dieu : les archanges, au nombre de sept, dont Michel et Gabriel sont les plus représentés dans l'iconographie chrétienne.
Le groupe des anges intermédiaires est celui des chérubins, gardiens du Paradis et de l'Arche d'Alliance, leur attribut est une épée enflammée.

   L'ange gardien désigne un ange qui serait assigné à chaque être pour le protéger et le guider.
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ANNEAU
ALLIANCE - LIEN - FIDÉLITÉ - ÉTERNITÉ

  Il est le symbole d'alliance ou d'union à un être mais aussi un signe d'appartenance à une communauté ou le respect d'un vœu.

  En raison de sa forme circulaire, il peut également symboliser l'éternité. Un anneau porté signale également la marque d'une dignité ecclésiastique (comme un pape), la distinction d'un chevalier ou d'une charge pour les sénateurs romains.

  Les cinq anneaux olympiques entrelacés illustrent l'universalité du mouvement Olympique et des Jeux.
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ANTIGONE
GARDIENNE DE LA FAMILLE ET DES DEVOIRS SACRÉS

  Dans la mythologie grecque, Antigone est issue de l'union maudite - parce qu'incestueuse - d'Œdipe et de sa mère Jocaste.

  Après avoir servi de guide à son père aveugle et assisté à ses derniers moments, elle revient à Thèbes où elle est témoin de la lutte acharnée et de la mort des princes Étéocle et Polynice, son frère.

  Leur oncle Créon devient roi et défend d'enterrer le corps de Polynice. Antigone enfreint ce commandement car elle considère que c'est un devoir sacré. Bravant la surveillance de Créon, elle rend à son frère Polynice les derniers devoirs. Surprise, elle est arrêtée et condamnée à une mort cruelle par le roi Créon, affamée et emmurée vivante.

  Sa destinée la désigne comme la gardienne de la famille contre la raison d'Etat et la gardienne des devoirs sacrés que l'on a envers la famille et les défunts.

  Antigone est représentée versant une libation, seule ou sur le corps de son frère Polynice.
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ANUBIS
DIEU FUNÉRAIRE - MAÎTRE DES NÉCROPOLES - PROTECTEUR DES EMBAUMEURS

  Dans la mythologie égyptienne, Anubis est le fils d'Osiris et d'Isis ou dans d'autres légendes de sa sœur Nephthys, une déesse funéraire, qui emprunte l'apparence d'Isis.

  Anubis est un dieu funéraire, celui maître des nécropoles et protecteur des embaumeurs. Il préside, notamment, lors de la pesée du cœur (psychostasie) d'un défunt.

  Anubis est généralement représenté sous les traits d'un chien sauvage ou d'un chacal de couleur noire et couché. Son museau est pointu, ses deux oreilles sont dressées, son torse est mince, ses quatre longues pattes et sa queue sont allongées.
D'autres représentations d'Anubis présentent un corps d'homme à tête de canidés, debout ou assis.
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APHRODITE (grec) - VENUS (romain)
AMOUR - SÉXUALITÉ - BEAUTÉ - MAL D'AMOUR - VENGEANCE

  Dans la mythologie grecque, Aphrodite (assimilée à Vénus chez les romains) est la déesse de l'amour et de la sexualité.

  Deux légendes décrivent sa naissance : elle est soit issue de l'union de Zeus et de Dioné, l'une des filles d'Océan ou bien "née de l'écume". Dans cette dernière théorie, elle est née de l'écume issue du membre viril d'Ouranos (divinité primordiale personnifiant le ciel), tranché par son fils Cronos, le roi des Titans. La jeune Aphrodite est portée par une coquille et poussée par le vent jusqu'à Chypre.

  La belle Aphrodite est l'épouse d'un dieu particulièrement laid, Héphaïstos, le dieu du feu, des forges et des volcans. Et c'est certainement la raison pour laquelle la déesse eu plusieurs amants, dont Arès, le dieu de la guerre. Elle n'est pas toujours la déesse aimable des jeux et des Grâces, très vindicative elle se montre impitoyable dans ses vengeances. Son fils Éros (Cupidon) est aussi aimable, mais cruel que sa mère.

  Aphrodite est l'instigatrice de la guerre de Troie. En effet, elle promet à au prince troyen Pâris l'amour d'Hélène, la plus belle des femmes. Mais celle-ci est déjà mariée à Ménélas (roi de Sparte). Ainsi, cette promesse honorée déclenche un conflit entre les Troyens et les Spartes. C'est pour cela qu'Aphrodite est aussi le symbole du mal, de la douleur, associés à la beauté et à la séduction.

  Ses attributs sont le collier d'or remis par les Heures, les déesses qui l'accueillent à son arrivée à Chypre et la ceinture magique où sont renfermées les grâces, les attraits, le sourire engageant, le doux parler, le soupir plus persuasif, le silence expressif et l'éloquence des yeux...
Ses végétaux favoris sont le myrte, la rose, la myrrhe, la grenade, la pomme et le pavot. Ses animaux favoris : le bélier, le bouc, le lièvre, le cygne, la tourterelle, la colombe et le coquillage.

  On la représente entièrement ou à demi nue, jeune, belle, habituellement riante, tantôt émergeant des flots, debout, le pied sur une tortue, sur une conque marine, ou montée sur un hippocampe, avec un cortège de Tritons et de Néréides, tantôt traînée sur un char attelé de deux colombes ou deux cygnes. Les Spartiates la représentent armée, en souvenir de leurs femmes qui avaient pris les armes pour défendre leur ville.
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APOCALYPSE
FIN DU MONDE

  L'Apocalypse est un texte de Saint Jean l'Évangéliste qui vient ponctuer le Nouveau Testament. Saint Jean y relate ses "visions prophétiques" révélées après la mort du Christ.

  Les épisodes s'échelonnent de la façon suivante :
  • La remise à l'Agneau des destinées du monde.
  • Un livre scellé par sept sceaux, que personne n'a été digne d'ouvrir, est présenté et remis à l'Agneau égorgé.
  • L'Agneau brise ensuite les sept sceaux : le premier sceau libère la justice divine. Les trois suivants libèrent l'épée, la faim et la peste.
  • Le cinquième sceau fait surgir les martyrs qui veulent être accueillis au Ciel. Le sixième sceau libère la Colère de Dieu. Avant que le septième sceau soit brisé, on assiste au marquage des serviteurs de Dieu et au triomphe des élus du Ciel (les martyrs). Lorsque le septième sceau est rompu, sept anges apparaissent avec sept trompettes.
  • Lorsque la première trompette retentit, un déluge de grêle et de feu détruit un tiers de la terre. A la deuxième trompette, le tiers des êtres vivant dans la mer sont détruits. A la troisième, un astre tombe du ciel, éliminant un tiers des eaux de source. A la quatrième sont détruits un tiers du soleil, de la lune et des étoiles. A la cinquième, des nuées de sauterelles, mauvaises comme des scorpions, s'abattent sur les hommes et les torturent pendant cinq mois.
  • A la sixième trompette, un tiers des hommes sont exterminés. L'imminence du châtiment final est annoncée par un ange, sans que les hommes changent leur attitude. A la septième trompette, les éléments se déchaînent.
  • Saint Jean a alors la vision d'une femme en train d'accoucher d'un enfant mâle et d'un dragon prêt à dévorer le nouveau-né.
  • Saint Michel et ses anges jettent le dragon sur la terre. Ayant poursuivi inutilement la femme, le dragon transmet son pouvoir à la Bête (bêtes de la terre et de la mer). Servie par un faux prophète, la Bête règne en maître et marque de son chiffre "666" tous ceux qui se soumettent à elle.
  • L'Agneau apparaît alors avec ses compagnons pour annoncer le Jugement dernier. Des anges moissonnent la terre avec des faux. Puis surviennent sept anges avec sept fléaux contenus dans sept coupes. Les sept fléaux se répandent les uns après les autres : d'abord un ulcère "mauvais et pernicieux" ; le sang des martyrs qui tue tout être vivant dans la mer ; le sang des martyrs qui tue tout être vivant dans les fleuves ; la chaleur du feu qui étouffe la terre et les hommes ; la destruction du trône de la Bête ; le tarissement de l'Euphrate ; le rassemblement de la Bête, du faux prophète et du dragon dans un lieu appelé Harmagedôn ; et enfin le déchaînement total des éléments et de la Colère de Dieu.
  • Saint Jean présente ensuite la chute de Babylone. Il décrit d'abord une prostituée qui se repaît du sang des martyrs et corrompt tous ceux qui l'approchent. La chute de Babylone est d'abord solennellement annoncée avant de devenir effective. Dieu triomphe.
  • Saint Jean voit alors l'extermination des nations païennes. Le Vrai, armé d'une épée, apparaît sur un cheval blanc. Il remporte le premier combat eschatologique au terme duquel interviennent un premier jugement et une première résurrection pour 1000 ans. Pendant 1000 ans, le dragon reste enchaîné. Au terme de ce délai, Satan est relâché et séduit les nations avant d'être définitivement jeté dans un étang de soufre où il est supplicié pour les siècles et les siècles. C'est alors qu'intervient le Jugement dernier où chacun est jugé selon ses œuvres.
  • Pour finir, Saint Jean décrit la Jérusalem future, céleste, avec ses douze portes ouvertes aux douze tribus d'Israël, son luxe d'or, de jaspe et de pierres précieuses. Cette nouvelle Jérusalem est présenté comme l'Epouse du Christ. Il est répété que le Christ est l'Alpha et l'Oméga, le Principe et la Fin.
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APOLLON (grec et romain)
BEAUTÉ MASCULINE - ARTS - MUSIQUE - POÉSIE - SCIENCES - PURIFICATION - GUÉRISON - ESPRIT GREC

  Apollon est un dieu important de la mythologie grec et romaine. Il est le fils de Léto et de Zeus et le frère jumeau d'Artémis. C'est le maître du sens du rythme et de l'harmonie musicale. Le dieu de la poésie, de la lumière et aussi des sciences : le Dieu qui sait tout : " le nombre des grains de sable et les dimensions de la mer", selon Hérodote.
Éclatant de beauté, il est à la fois le Dieu de la jeunesse éternelle apportant la purification et la guérison, et le Dieu nocturne, ténébreux, aux aspects terrifiants, maître des épidémies et apportant la peste par les flèches tirées de son arc. Son arc et ses flèches symbolisent le soleil et ses rayons lumineux.

  Apollon passe la première période de sa vie en voyageant dans le monde et en se rendant chez les Hyperboréens à l'aide de son char tiré par des cygnes. Après ce séjour d'une année, il se dirige vers Pytho, dans une caverne du Mont Parnasse où vie le dragon Python, fils de Gaïa. Il s'agit d'un serpent monstrueux symbolisant les puissances ténébreuses de la Terre et qui massacre les hommes et les animaux. Apollon tue Python à l'aide de ses flèches et s'empare du sanctuaire qu'il défendait. Pytho prend alors le nom de Delphes en honneur et en mémoire de la métamorphose d'Apollon en dauphin (lorsqu'il dérouta un navire crétois et affecta ses passagers comme prêtres au service de son culte).
Apollon se rend ensuite en Thessalie, dans la vallée de Tempé, pour se purifier de la souillure du meurtre de Python. Delphes devient le centre universel du culte d'Apollon, le maître des prophéties et de la divinisation. On y érige un temple où il rend ses oracles par la Pythie (une prophétesse).

  Dans la statuaire, Apollon est fréquemment représenté avec son arc et ses flèches ou encore avec une cithare ou une lyre. On le qualifie alors de "citharède". Il peut être nu ou vêtu d'une orthostadias (une longue tunique), dans ce cas, on le qualifie de "musagète" (le maître des Muses). On le représente toujours aux premières années de la jeunesse, fort et vigoureux, sans barbe car aucun duvet ne recouvre ses joues tendres. Sa chevelure flottante est typique des jeunes gens, elle couvre ses larges épaules et sa tête est ordinairement couronnée de laurier.

  Ses attributs sont l'arc, la lyre, la flûte, les cornes de bovidés, le laurier et le trépied (siège de la Pythie). Ses animaux favoris sont le corbeau, le cygne, le coq, le loup et le serpent.

  Au Moyen Âge puis à l'époque moderne il devient un dieu solaire, patron de la musique et des arts. Et au XIXème siècle, il symbolise l'esprit grec, la clarté, l'ordre et la raison, par opposition à la démesure de Dionysos.
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ARBRE
NATURE - VIE - RENAISSANCE - RÉGÉNÉRESCENCE - FÉCONDITÉ

  Le thème de l'arbre existe dans la sculpture traditionnelle comme élément de décor évocateur du paysage naturel et comme élément symbolique. Ainsi, il peut être en lien avec la nature, le cosmos, la terre et le ciel, l'image du temps, de l'habitat-refuge ou la métaphore de la vie humaine.

  Chaque arbre en particulier est un symbole, par exemple: le chêne symbolise la majesté ou l'aulne l'humilité. Les grands arbres évoquent une ambition démesurée.

  Les arbres de vie existent depuis le début de l'Histoire, ils symbolisent la force de la vie et ses origines. Dans la bible, il représente l'immortalité. Dans la Kabbale, les Lois de l'Univers.

  D'autres arbres sont au cœur des grandes légendes fondatrices :
  • L'arbre de Jessé des chrétiens représente l'arbre généalogique présumé de Jésus de Nazareth
  • L'arbre de la BodhiBouddha atteint l'illumination
  • Les 2 arbres du jardin d'Éden, qui symbolisent le bonheur auquel l'être humain est appelé : l'arbre de vie, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal
  • L'arbre de l'immortalité, du monde islamique, celui de l'Éden et de la connaissance du bien et du mal
  • Le Yggdrasil, l'arbre du monde, sur lequel reposent les neuf royaumes de la mythologie nordique
  • Le rite de l'arbre de Mai, symbole de fécondité, que l'on plante pour célébrer la venue du printemps
  • L'arbre de la Liberté qui prend tout son sens durant la période de la Révolution française et qui est encore aujourd'hui un des symboles de la République française avec la Marianne ou la semeuse
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ARC - ARCHER
ARME - AMOUR

  Ce symbole en art s'explique par le fait que l'amour peut naître d'un seul regard, qui nous touche d'aussi loin et aussi soudainement qu'une flèche.
L'arc est l'attribut de nombreux personnages de la mythologie grecque et romaine :
  • Cupidon (Amour), le fils d'Aphrodite (Vénus). On le représente l'arc tenu à la main ou passé à l'épaule.
  • Artémis (Diane), la déesse de la chasse.
  • Arés (Mars), le dieu de la guerre.
  • Apollon, le dieu des arts. Son arc et ses flèches symbolisent le soleil et ses rayons lumineux. Mais les flèches tirées de son arc peuvent aussi apporter la peste.
  • Aphrodite (Vénus). Lorsqu'elle revêt l'apparence de Diane en portant notamment un arc pour se présenter à Énée.
  Plus rarement, dans certaines représentations allégoriques, l'arc peut être un attribut de l'Amérique et de la théologie (études portant sur la religion.).
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ARCHE
SAUVEGARDE - EXODE - SALUT - CHRIST

  L'arche de Noé, d'après la Bible, est un navire construit sur l'ordre de Dieu.

  Noé est un vieux cultivateur qui établit une nouvelle alliance avec Dieu avant que celui-ci ne déclenche le Déluge pour punir les hommes. Il doit fabriquer une arche au milieu des terres et y accueillir ses trois fils, leurs épouses, ainsi qu'un couple de chaque espèce animale.
Lorsque le navire est construit, la pluie se met à tomber en trombe et inonde la terre durant quarante jours et quarante nuits. Tous les êtres vivants qui ne sont pas sur l'arche meurent.

  L'arche dérive sur l'eau et Noé, tous les jours, lâche une colombe pour savoir si le navire se rapproche d'une terre. Lorsqu'elle revient, c'est qu'elle n'a pas trouvée de terre où se poser...
Un jour, elle revient avec un rameau d'olivier dans le bec. Noé comprend alors que les eaux ont commencé à se retirer. Un jour, la colombe ne revient pas, les eaux ont fini de se retirer et leur périple touche à sa fin. Ils débarquent enfin avec les animaux alors qu'un arc-en-ciel illumine le ciel. La vie peut reprendre sur terre.
On voit ici que l'arche revêt un message de protection et de sauvegarde

  L'Arche d'alliance, ou Arche du témoignage, est le coffre en bois qui, dans la Bible, contient les tables de la Loi (Dix Commandements) données à Moïse sur le mont Sinaï. Pour les chrétiens, l'Arche d'Alliance est le symbole du Christ qui est la Nouvelle Alliance (Nouveau Testament).
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ARÈS (grec) - MARS (romain)
FORCE AVEUGLE - COMBAT - DESTRUCTION - VIOLENCE - FERTILITÉ

  Dans la mythologie grecque Arés (assimilé à Mars chez les romains) est né de Zeus (Jupiter) et Héra (Junon), il est le père de Rémus et Romulus, fondateurs de la Rome antique.

  Mars est le dieu de la guerre. Il incarne la force aveugle, la violence et la destruction, donc tout le côté brutal et désordonné du combat. Une seule chose peut le désarmer - l'amour - comme en témoigne l'épisode du filet d'Héphaïstos où Arès se retrouve prisonnier avec Aphrodite, impuissant devant l'hilarité des dieux. De leur amour naquirent plusieurs enfants dont Cupidon (Eros), dieu de l'amour.

  Célébré à la fin de l'hiver, il marque le retour du printemps et est responsable de la fertilité des cultures.

  Arès est peu populaire dans l'art grec antique, il faut attendre les alentours de -500 pour voir plus d'hommages rendus, notamment dans la statuaire grecque. C'est à l'époque gréco-romaine, avec l'importance de Mars pour les Romains, que les représentations du dieu se font plus nombreuses.

  Arès est traditionnellement représenté comme un jeune homme fort, armé d'une pique, d'un bouclier et d'un casque, nu ou cuirassé, tantôt monté sur un char, tantôt à pied, toujours prêt à combattre.
Ses animaux associés sont le vautour (celui qui vole au-dessus des champs de bataille désertés) et le chien.

  Sur l'image jointe, Arès est représenté assis sur un trophée d'armes, tandis que son fils Cupidon joue à ses pieds. On attire ici l'attention sur le fait que le dieu de la guerre, dans un moment de repos, peut faire aussi l'objet d'attentions et d'amour.
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ARISTÉE
PROTECTEUR DES APICULTUREURS - CERF - VERSEAU

  Dans la mythologie grecque, Aristée est le fils d'Apollon et de la Nymphe Cyrène.

  Aristée est élevé par les Nymphes qui lui apprennent à cailler le lait, à cultiver les oliviers et à élever les abeilles.
Devenu adulte, il s'éprend de la Dryade Eurydice et cause sa mort en la poursuivant le jour de ses noces avec Orphée. Alors qu'elle fuit devant lui, elle n'aperçoit pas sous ses pieds un serpent caché dans les hautes herbes et son venin lui ôte la vie.
Sur l'ordre des dieux et en signe représailles, les Nymphes font périr toutes les abeilles d'Aristée. Désespéré, il demande à sa mère Cyrène de lui porter secours afin de réparer cette perte. Elle lui dit que seul Protée, la divinité marine, peut lui apprendre comment se sortir de cette situation. Mais pour le faire parler, il faut le surprendre et l'immobiliser, sans se soucier des formes terribles qu'il est capable de prendre, un lion, un serpent, ou tout autre animal féroce ou repoussant.
Aristée réussit à faire parler Protée, il doit offrir aux dieux le sacrifice d'un taureau et laisser la carcasse sur les lieux puis y retourner après trois jours. Quand Aristée revient à cet endroit, il trouve un essaim d'abeilles dans la carcasse et la rapporte pour reconstituer son rucher.

  Aristée épouse Autonoé et a un fils, Actéon. Après la mort de ce fils, déchiré par ses chiens, il part pour un long voyage. Sur l'île de Céos, alors désolée par la peste, il offre aux dieux des sacrifices pour la faire cesser. Il se rend ensuite en Sardaigne, puis en Thrace, où Dionysos l'initie aux mystères des orgies, et il se fixe enfin sur le mont Hémus. Mais, un jour, il disparaît brusquement, sans raison. Il est dit que les dieux placent Aristée parmi les étoiles dans la constellation du Verseau.

  Il est alors honoré comme un dieu, surtout en Sicile et devient une des grandes divinités champêtres. Les bergers lui rendent un culte particulier. Aristée, suivant Plutarque, quitte et reprend son âme à volonté, et, quand elle sort de son corps, on peut la voir sous la figure d'un cerf.
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ARITHMÉTIQUE
ART LIBÉRAL - QUADRIVIUM - SCIENCE DES NOMBRES et du CALCUL

  L'arithmétique est un des 7 arts libéraux et notamment du quadrivium (quadruple chemin) composé des 3 autres disciplines, la géométrie, l'astronomie et la musique.

  L'arithmétique étudie la science des nombres et du calcul. Euclide, le mathématicien de l'Antiquité grecque en pose les bases. Au Moyen Âge, l'arithmétique se répand en Europe par l'intermédiaire des savants musulmans qui transmettent et développent ses travaux.

  L'arithmétique est généralement représentée par une femme ou un homme concentré, comptant des jetons ou bien sur ses doigts. Une tablette ou un livre couverts de chiffres peuvent être tenus ou posés à proximité.
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ARTÉMIS (grec) - DIANE (romain)
CHASSE - MORT SUBITE - CHASTETÉ

  Dans la mythologie grecque, Artémis (assimilée à Diane chez les romains) est la fille de Zeus et de Léto.

  Artémis est la déesse de la chasse et une des déesses associées à la Lune, par opposition à son frère jumeau Apollon, associé au Soleil.
Dans la triade associée à la lune elle représente le croissant de lune. Les autres membres sont Séléné, la déesse de la pleine lune et Hécate, la déesse de la nouvelle lune.

  Artémis est farouche et vit dans les bois et les montagnes où elle passe la plus grande partie de son temps à chasser.

  Dans la croyance, on lui attribut la responsabilité des morts subites et de la mort des femmes en couche, mais paradoxalement, elle est la protectrice des très jeunes enfants et des bébés animaux. Ses cultes se rapportent aux grands moments de la vie d'une femme: la naissance, la puberté et la mort.

  Elle a également le pouvoir de faire naître les épidémies comme, au contraire, de les anéantir. Elle est particulièrement chaste en s'abstenant de tout commerce sexuel avec des hommes et en les punissant même sévèrement lorsqu'ils tentent de la séduire.

  Ses attributs sont l'arc, le croissant de Lune, le carquois, les flèches d'argent et ses animaux favoris, l'ourse, la biche, le cerf et les chiens. On la représente parfois avec un buste atteint de polymastie (plusieurs seins).
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ARTS LIBÉRAUX
GRAMMAIRE - RHÉTORIQUE - DIALECTIQUE - ARITHMÉTIQUE - GÉOMÉTRIE - ASTRONOMIE - MUSIQUE

  Les arts libéraux sont des disciplines intellectuelles fondamentales de l'Antiquité hellénistique et romaine réputées indispensables à l'acquisition de la haute culture. Ils sont ainsi nommés parce qu'ils sont alors pratiqués par les hommes libérés des arts manuels ou mécaniques, là où le travail de l'esprit l'emporte. Cet enseignement se poursuit sous diverses formes jusqu'au Moyen Âge. Ces arts sont considérés comme des activités exclusivement intellectuelles et créatives, contrairement aux Arts Mécaniques, qui peuvent être explorés par des compétences manuelles.

  Les arts libéraux sont au nombre de sept et sont groupés en deux cycles :
  • * Le trivium (triple chemin), désigne le "pouvoir du langage", c'est à dire l'expression, le raisonnement, la persuasion et la séduction en paroles. Il se divise en 3 disciplines :
    • la grammaire, l'étude systématique des éléments constitutifs d'une langue (règles d'accord des mots, orthographe, vocabulaire, syntaxe).
    • la rhétorique, la façon de s'exprimer avec élégance et persuasion.
    • la dialectique ou logique, l'art de la contradiction durant un discours, en logique, ou encore au sein de phénomènes physiques.

  • * Le quadrivium (quadruple chemin), désigne l'ensemble des sciences mathématiques. Il se divise en 4 disciplines :
  Dans la pensée chrétienne, la connaissance des arts libéraux est considérée comme l'étape préalable à l'étude de la théologie fondée sur l'écriture sainte, qu'il importe de comprendre et d'interpréter.
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ARTS MÉCANIQUES
SCIENCES PRATIQUES - MÉTIERS MANUELS - BEAUX-ARTS

  Depuis l'Antiquité, les Arts Mécaniques représentent les branches de la science pratique, à l'imitation de la nature. Il s'agit d'abord concrètement d'un ensemble d'applications techniques mises en œuvre sur les chantiers.

  Avec les Arts Mécaniques, ce sont donc la main et le matériau qu'elle transforme qui sont pris en considération. Parfois ces métiers sont estimés comme inférieurs aux Arts Libéraux, activités intellectuelles libres des contraintes liées à la matière.
Leur application est surveillée par les autorités religieuses et par le monde des savants lettrés. Les disciplines techniques sont admises progressivement et enseignées sous leur contrôle, de façon à pouvoir surveiller leur évolution.

  Au Moyen Âge, on dénombre 7 Arts Mécaniques : la production textile, l'armurerie, le commerce, l'agriculture, la vénerie, la médecine et la theatrica (l'art des spectacles).

  À partir du XVIIIème siècle, on considère que certains de ces métiers nécessite une réflexion intellectuelle. Le groupe des beaux-arts est alors formé. Il réunit tout d'abord l'architecture, la sculpture, la peinture et la gravure, auxquels se joignent plus tard la musique et la chorégraphie.

  Aujourd'hui on classe précisément les Arts Mécaniques selon la liste suivante :
  • 1er art : l'architecture
  • 2e art : la sculpture
  • 3e art : les arts visuels, c'est à dire la peinture et le dessin
  • 4e art : la musique
  • 5e art : la littérature, c'est à dire la poésie, les romans et tout ce qui est lié à l'écriture
  • 6e art : les arts de la scène, c'est à dire la danse, le théâtre, le mime et le cirque
  • 7e art : le cinéma et les œuvres audiovisuelles, c'est à dire les séries télévisées et les téléfilms
  • 8e art : les arts médiatiques, c'est à dire la télévision et la photographie
  • 9e art : la bande dessinée, le manga et le comics
  • 10e art : le jeu vidéo et le multimédia
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ASCLÉPIOS (grec) - ESCULAPE (romain)
DIEU DE LA MÉDECINE

  Dans la mythologie grecque Asclépios (assimilé à Esculape chez les romains) et le fils d'Apollon et de Coronis, la fille de Phlégyas, le roi d'Orchomène en Béotie.
Asclépios est l'époux d'Épioné, la fille du roi de Cos. Ils ont ensemble quatre filles :
  • Panacée - la Guérison universelle - la déesse qui prodigue aux hommes des remèdes par les plantes
  • Hygie - la Santé - la déesse de la propreté et de l'hygiène
  • Iaso - la Guérisseuse - elle personnifie la maladie
  • Acéso - le Médicament - la déesse du processus de guérison
  Alors que sa mère Coronis est enceinte du dieu Apollon, elle trompe ce dernier avec le mortel Ischys. Apollon - celui qui sait tout - perçoit la vérité et en obtient même la confirmation par une corneille.
Furieux, il demande à sa sœur Artémis de tuer Coronis de ses flèches. Mais pris de pitié pour l'enfant prêt à naître, Apollon l'arrache du ventre de sa mère et porte le jeune Asclépios chez le centaure Chiron qui l'élève et lui enseigne l'art de guérir.

  Fort de son grand art de la guérison, Asclépios l'exerce dans son principal lieu de culte situé à Épidaure. De nombreux malades font le pèlerinage pour être soigné par incubation, c'est à dire sous la forme d'un rêve ou d'une vision dans laquelle le dieu leur indique une prescription ou les guérit miraculeusement.
Mais Asclépios va trop loin, il ressuscite les morts grâce au sang d'une Gorgone que lui a remis Athéna. Ainsi, il rend la vie à quelques héros et notamment à Tyndare, le roi de Sparte. Cet événement provoque la colère de Zeus qui tue Asklépios de son foudre.
Lorsque son père Apollon l'apprend, fou de rage, il massacre les Cyclopes. Zeus s'apprête à jeter Apollon dans le Tartare puis, sur l'intercession de Léto, condamne simplement le dieu à servir un mortel pendant un an. Apollon se met alors au service du roi de Phères, Admète, comme gardien de ses bœufs.

  Mais Zeus se rend compte du bien qu'Asclépios a apporté aux hommes et il décide finalement de le placer parmi les étoiles où il forme la constellation du Serpentaire.

  Asklépios est généralement représenté avec son attribut principal, le "bâton d'Asclépios", autour duquel s'enroule un serpent, qui symbolise ici la médecine.
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ASTRONOMIE
ART LIBÉRAL - QUADRIVIUM - SCIENCE DE L'OBSERVATION DES ASTRES

  L'Astronomie est un des 7 Arts Libéraux et notamment du quadrivium (quadruple chemin) composé des 3 autres disciplines, la Géométrie, l'Arithmétique et la Musique.

  L'Astronomie est la science de l'observation des astres. Elle est considérée comme la plus ancienne des sciences. À ses débuts, l'Astronomie consiste à simplement observer le mouvement des astres visibles à l'œil nu et à en tirer des prédictions. Durant des millénaires, l'Astronomie est couramment associée à l'Astrologie.

  L'allégorie de l'Astronomie est généralement représentée par un personnage tenant le compas, la règle, le rapporteur d'angle ou une carte. Des étoiles peuvent orner son vêtement ou sont portées en couronne sur sa tête. Un globe céleste l'accompagne parfois.
Dans la mythologie grecque, Uranie est la Muse de l'Astronomie et de l'Astrologie.
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ATALANTE
CHASSERESSE - CÉLÉRITÉ - SINGULARITÉ

  Atalante est une héroïne de la mythologie grecque. Abandonnée à la naissance par son père qui voulait un garçon, elle est recueillie par une ourse dans la forêt du Pélion, jusqu'au jour où des chasseurs la trouvent et l'élèvent. Atalante devient une excellente chasseresse, ce qui est singulier pour une femme dans l'Antiquité. Elle est également capable de courir très vite et est aussi une lutteuse hors-pair.

  Seule parmi les hommes, elle participe à la chasse au redoutable sanglier de Calydon et se distingue en portant le premier coup. C'est également l'unique femme présente au milieu des hommes embarqués sur l'Argo à la recherche de la Toison d'Or.

  Comme Artémis, elle fait vœu de virginité, bien plus intéressée par les joutes que par l'amour. Elle n'hésite d'ailleurs pas à tuer de ses flèches deux centaures, Hyléos et Rhocos, qui tentent d'abuser d'elle.

  Après avoir découvert l'identité de ses parents et de retour au foyer, son père souhaite absolument la marier. Alors, elle accepte sous condition, elle épousera celui qui la battra à la course et ceux qui échoueront seront mis à mort.
Les prétendants partent les premiers, sans armes. Si Atalante les dépasse à la course, elle les tue avec son javelot. Ils sont nombreux à mourir ainsi, jusqu'au jour où Hippomène se présente pour relever le défi. Aidé par Aphrodite, il a mis au point un stratagème. Une fois le départ donné, il jette une pomme d'or à distance d'Atalante. Curieuse, la jeune fille se détourne pour la ramasser. Deux autres pommes lancées suffisent à Hippomène pour prendre de l'avance et gagner finalement la course sans se faire tuer. Adieu les jours de liberté dans la forêt et les victoires athlétiques, Atalante est obligée de l'épouser et donne bientôt naissance à un fils, Parthénopée.

  Plus tard, il est dit qu'Atalante et Hippomène sont punis pour s'être unis dans un temple de Cybèle, la déesse mère. Cette dernière, courroucée par ce sacrilège, les métamorphose en lions et les attelle à son char. Une fois devenus lions, les amants ne peuvent plus s'unir l'un à l'autre.
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ATLANTE - TÉLAMON
FORCE - NAÏVETÉ

  En architecture, un atlante ou télamon (temples romains) est une variante masculine de la cariatide. C'est une statue d'homme fort, servant de support à un ouvrage d'architecture tel qu'un balcon, une corniche, un entablement ou une tribune. Ils sont représentés debout, agenouillés ou bien enchâssés dans une gaine.

  Le terme dérive du nom du Titan Atlas que les grecs représentaient soutenant les colonnes du ciel. Il peut symboliser la naïveté en mémoire de la tromperie infligée à Atlas par Héraclès.
Un des douze travaux d'Héraclès (Hercule) exigé par Eurysthée consiste à cueillir les pommes d'or du jardin des Hespérides. Atlas, celui qui porte le fardeau de la voûte céleste, peut l'aider dans cette tache et se propose d'aller chercher ces trois pommes lui-même. Héraclès endosse sur ses épaules le poids du ciel le temps de son absence...
Lorsqu'Atlas réapparaît avec les fruits d'or, il propose d'aller porter les pommes à Eurysthée lui-même. Héraclès est conscient du risque qu'il encoure, c'est à dire de ne plus jamais le revoir. Alors il utilise une ruse en feignant d'accepter, il lui demande de reprendre le poids du ciel un instant, le temps de fabriquer un bon coussin de feuilles pour ses épaules. Atlas dépose les pommes d'or et reprend la voûte céleste en toute confiance. Mais quand il aperçoit Héraclès ramasser les pommes et s'éloigner, il comprend qu'il a été joliment berné à son tour...
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ATLAS
TITAN - PORTEUR DE LA SPHÈRE CÉLESTE

  Dans la mythologie grecque, Atlas est un Titan. Il fait partie des divinités grecques primordiales issues du Chaos à l'origine du monde. Selon les sources il est le fils du Titan Japet et soit de Thémis, Clymène ou Asia. Il est le frère de Prométhée, Épiméthée, Albion et Ménétios. Il est le père de nombreuses Nymphes, les Pléiades, les Hyades, les Hespérides et Calypso.

  Après la guerre des Titans (Titanomachie), Atlas est vaincu et exilé par Zeus aux confins occidentaux des limites du monde grecque d'alors (suivant les versions au pays des Hespérides, aux bords du grand océan circulaire ou bien chez les Hyperboréens).
Il est condamné pour l'éternité à porter sur ses épaules la sphère céleste. Ainsi, les Colonnes d'Atlas (ou colonnes d'Hercule) qui la supporte se trouve dans l'actuel détroit de Gibraltar.

  On le retrouve dans l'épopée de Persée, vainqueur de Méduse, il lui rend visite sur le chemin du retour. Atlas est alors un roi puissant qui règne sur un immense territoire et possède un verger portant des fruits d'or (le jardin des Hespérides). Atlas rejette Persée pour protéger ses biens. Alors, pour le punir de son manque d'hospitalité, Persée le pétrifie en lui montrant la tête de Méduse. Il se métamorphose en chaîne de montagnes touchant le ciel (le massif d'Afrique du Nord connu sous le nom d'Atlas).

  Le onzième des douze Travaux d'Héraclès (Hercule) consiste à rapporter trois pommes d'or du fameux jardin d'Atlas et de ses trois filles (les Hespérides).
Héraclès prie Atlas de cueillir ces fruits pour lui. Atlas accepte à condition qu'Héraclès soutienne la voûte céleste à sa place pendant ce temps. Mais à son retour, Atlas refuse de reprendre sa place. Héraclès feint d'accepter mais lui demande de reprendre la charge un instant, le temps de confectionner un coussin de paille pour protéger son dos. A peine libéré, Héraclès saisit les trois pommes d'or et s'en va, laissant Atlas à son triste sort.

  Atlas est généralement représenté comme un colosse géant et nu qui supporte la sphère céleste, parfois aisément, parfois ployant sous l'effort.
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ATON
ASTRE SOLAIRE - ESPRIT RAYONNANT - VIE

  Aton est le Dieu du disque solaire de l'Égypte antique. Il est considéré comme l'esprit qui encourage la vie sur Terre. Il est surtout connu comme le Dieu suprême sous le règne du Pharaon Amenhotep qui prit le nom d'Akhénaton (éclat d'Aton ou utile à Aton).

  Pour Akhénaton, ce dieu est à la fois physique et spirituel. Il est l'astre solaire qui est au centre de notre galaxie, et l'esprit qui rayonne. Le dieu irradiant de sa chaleur et de sa lumière dans tous les êtres.

  Aton est représenté par un disque solaire duquel descendent des rayons. Ils se terminent par des petites mains qui symbolisent l'offrande de la vie au Pharaon et à sa famille.
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AURÉOLE
SANCTIFICATION - AURA - PURETÉ

  Dans les représentations religieuses (christianisme, bouddhisme et miniatures perses de l'islam), l'auréole est une forme circulaire entourant et nimbant la tête des saints. C'est le symbole de valorisation et de reconnaissance de l'exercice spirituel et de la pureté. Cercle (théoriquement de lumière), l'auréole est également liée au symbolisme de la couronne. Elle rappelle l'aura.

  C'est la sanctification des saints de ce monde. On retrouve la trace de l'auréole dans le chapeau carré des universitaires anglo-saxons. Cette fois, l'auréole marque une sanctification de l'esprit concret, par des études supérieures.

  Elle se distingue du nimbe placée autour de la tête des dieux et des empereurs romains déifiés, puis, par les chrétiens, autour de celle du Christ et des saints (le nimbe du Christ est crucifère, c'est-à-dire timbré d'une croix.)

  La Gloire est aussi une aura mais à la différence du nimbe elle rayonne par faisceau autour du Christ ou de l'un de ses symboles.

B
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BA
ÉNERGIE DE MOUVEMENT ET DE TRANSFORMATION - ÂME - ESPRIT DES DIEUX, DES LIEUX

  Les premiers égyptiens considèrent que chaque individu se compose de sept éléments : le corps, le nom, l'ombre, le cœur, l'Akh, le Ka et le Ba. Ces deux derniers éléments désignent les composantes de la partie spirituelle des hommes et des dieux.

  Le Ba est représenté par un oiseau à tête humaine. Il symbolise l'énergie de communication, de transformation et de déplacement de chaque personne. Spirituellement, il peut être comparé à l'âme ou l'esprit d'un défunt, d'un pharaon, et même d'un lieu.

  Le Ba d'un dieu est au travail lorsqu'il intervient dans les affaires humaines. Cet ainsi que le Pharaon peut être considéré comme le Ba d'un dieu. Une divinité investit de son énergie une autre divinité grâce au Ba.

  Ba est parfois représenté avec des ailes déployées, symbolisant par là, le transport, l'envol de l'âme. D'autres statues représentent Ba avec des bras humains tendus vers les dieux, en attente de leur nourriture spirituelle.
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BABEL
CACOPHONIE - ÉCHEC PAR ORGUEIL

  L'histoire de la tour de Babel est un épisode biblique rapporté dans la Genèse. A l'origine les hommes ne parlent qu'une seule et même langue. La terre a été repeuplée après le Déluge et les hommes s'arrêtent dans la vallée de Sennar pour édifier une tour dont le sommet atteint les cieux. Dieu, courroucé, interrompt leur projet en brouillant leur langage et en les dispersant sur la terre.

  Babel symbolise, dans sa dimension négative, la dispersion, la cacophonie, l'incapacité à dialoguer.

  Pour les "Compagnons du Tour de France" la tour de Babel représente l'échec inévitable d'un parcours inspiré par l'orgueil.
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BAIN
PURIFICATION - RENAISSANCE - RETOUR A LA SOURCE DE VIE - CONFORT

  Le rite de l'ablution, de l'immersion dans l'eau est commun à la plupart des religions. L'ablution purifie du péché et délivre des influences néfastes. Il peut être considéré comme un rite d'initiation où il représente à la fois la désintégration et la régénération dans l'eau.

  L'immersion dans l'eau peut évoquer un retour à la source de vie, à la matrice utérine. Son confort, un sentiment d'insouciance, une sécurité, une sensation de douceur et de tendresse.
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BAISER
UNION - SOUMISSION - AMOUR - RESPECT

  Le baiser est le symbole de l'union et de l'acceptation mutuelle. Il peut prendre une interprétation mystique lorsqu'il évoque l'union entre l'âme et le dieu.

  Dans l'Antiquité grecque, le baiser était pratiqué par les initiés au rite de Déméter - la déesse de la terre - en signe de concorde, de soumission, de respect mutuel et d'amour.

  C'était aussi un signe de respect et de vénération que d'embrasser les pieds et les genoux des rois, des juges et des saints hommes. Les superstitions nous font embrasser les statues lorsqu'on implore leur protection ou souhaite réaliser un vœu.

  Au Moyen Âge, le vassal était tenu d'embrasser la main de son Seigneur. C'est de là que vient l'expression "pratiquer le baise-main", signifiant "rendre hommage".
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BALANCE
JUSTICE - RIGUEUR - INTÉGRITE - PRUDENCE - ÉQUILIBRE

  Par sa fonction de recherche de l'équilibre, la balance devient naturellement la représentation de la justice. Elle évoque aussi la mesure et la prudence; la recherche de l'équilibre, naturel, ou dans toute forme d'union.

   Dans la religion, c'est l'évocation du combat entre forces du Bien et du Mal. Le Malin tentant de la faire pencher de son coté. Les Égyptiens comme les Chrétiens (Archange Saint Michel) montrent l'utilisation de la balance pour la pesée des âmes au moment de la mort en vue d'une vie meilleure dans l'au-delà ou, au contraire, de souffrances éternelles.

  En héraldique, on la représente dans sa forme ordinaire. Cet emblème se rencontre dans les armes de magistrats, ou désigne les opérations de banque ou de commerce.
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BALEINE
PUISSANCE COLOSSALE - REFUGE - MÉTAMORPHOSE - NAISSANCE

  Cette créature gigantesque, d‘une force colossale incarne la nature dans ce qu‘elle a de plus puissant et de plus impressionnant. Mais c'est surtout le ventre de la baleine, lieu immense et secret, symbole de régénération, qui a inspiré les plus belles histoires.

  La plus connue est l'épisode biblique qui relate l'épreuve de Jonas qui refusait d'obéir à Dieu. Il prend la mer lorsque Dieu déclenche une tempête qui met en péril son embarcation. Désespéré, Jonas plonge dans la mer et s'enfonce dans l'abîme lorsqu'une baleine l'avale. Jonas demeure dans ses entrailles trois jours entiers, priant Dieu de lui pardonner. C'est ce qu'il fait en ordonnant à la baleine de le déposer sur la terre ferme.
La baleine symbolise ici de lieu de passage entre deux mondes ou deux états de conscience. Jonas sortant de la baleine est n'est plus celui qui y est entré, il s‘est métamorphosé.

  Le séjour du héros dans le ventre du cétacé correspond à la mort initiatique, et sa sortie représente la naissance spirituelle de l'homme.

  Dans la mythologie grecque, la baleine pourrait être le monstre auquel Poséidon offusqué demande le sacrifice de la princesse Andromède. Mais Persée la sauve en pétrifiant le monstre grâce à la tête de la Gorgone Méduse.
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BANDEAU
AVEUGLEMENT - IMPARTIALITÉ - CACHE

  Le bandeau posé sur les yeux est bien entendu symbole d'aveuglement, au sens propre comme au sens figuré.

  Certaines déités mythologiques ont également les yeux bandés pour diverses raisons : Thémis, la déesse de la Justice, pour prouver qu'elle ne favorise personne et ne connaît pas ceux qu'elle juge. Eros, le dieu de l'amour, car la passion frappe aveuglément. La déesse Fortune car elle attribue les richesses au hasard.

  Il prend un sens plus spirituel ou mystique lorsque le bandeau porté sur le front par les religieuses symbolise la réserve qu'elles doivent avoir vis-à-vis des tentations extérieures, une invitation à la méditation.

  Dans la franc-maçonnerie, le bandeau cache les yeux de l'initié du monde profane, son retrait correspond à l'illumination spirituelle.
 
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BAPTÊME
MORT/RENAISSANCE - PURIFICATION

  Le baptême symbolise la mort et la renaissance. L'histoire des religions compte de nombreux bains sacrés ou autres rites d'ablutions. Ils symbolisent la purification et le renouvellement grâce à l'eau.

  Chez les chrétiens, c'est le premier sacrement qui marque l'entrée dans l'Église et marque la purification en effaçant le péché originel. Le baptisé, naît de l'eau et de l'Esprit en recevant la grâce de l'Esprit saint. Il passe d'une existence biologique à une existence de fidèle.
  Par le passé, le baptême était accompagné d'autres rites que celui de l'eau. Le berceau pouvait être orné de signes protecteurs. On imprégnait le bonnet de l'enfant de saintes huiles et il le portait pendant plusieurs jours et il était vêtu de blanc pour signifier l'effacement du péché originel.
Au sortir de l'église, le parrain jetait des fruits secs (on donne des dragées aujourd'hui) en symbole de longue vie et d'abondance. Le parrain et la marraine offraient des cadeaux à l'enfant et c'est eux qui lui donnaient un nom marquant son intégration dans la collectivité. Et, comme de nos jours, les parents offraient un repas de fête.
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BARBE
PUISSANCE - SAGESSE - VIRILITÉ - COURAGE - POUVOIR

  Par le passé la barbe prend de nombreuses significations. Elle donne au visage de l'ampleur, de la majesté et si aujourd'hui elle n'a principalement qu'une fonction esthétique, par le passé elle est symbole de puissance alliée à la sagesse. Les dieux-pères en sont pourvus : Zeus, Héphaïstos, Poséidon, Wotan, tout comme les rois, les héros, les patriarches, les grands législateurs, les philosophes et les prophètes.
Dans la Grèce antique, on la perçoit comme un signe de force et de virilité. On va même jusqu'à donner une barbe postiche aux hommes imberbes et aux femmes qui ont fait preuve de sagesse et de courage.

  Dans l'ancienne Égypte, les hommes sont imberbes pour des raisons hygiéniques. Par contre, les dieux, les rois, les reines et les pharaons se distinguent par le port d'une barbe postiche, longue, mince et droite (recourbée vers l'avant à son extrémité pour les dieux).

  Plus tard, les chrétiens donnent au Christ l'apparence des dieux-pères de l'Antiquité en le représentant affublé d'une longue barbe.

  A partir de la Renaissance, la barbe n'a plus de caractère symbolique et n'est plus qu'une question de mode ou de convenance personnelle. Par exemple, au début du XIXème siècle, la barbe et les cheveux longs sont les signes distinctifs des romantiques opposés aux classiques, glabres et perruqués.
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BASILIC
PÉCHÉ - TENTATION - SATAN - POUVOIR

  C'est un animal légendaire, un serpent au venin et au regard mortel dans l'Antiquité, un être hybride tout aussi maléfique au Moyen Âge, à tête et poitrail d'oiseau (souvent de coq) et à queue de serpent.

  Dans la pensée chrétienne, il incarne le péché et la tentation et plus généralement Satan. C'est la représentation du danger mortel que l'on ne peut éviter à temps et dont seule la protection d'un ange divin peut préserver. C'est pourquoi il est souvent représenté foulé aux pieds par le Christ.

  Cet être fabuleux est aussi l'incarnation du "pouvoir royal" qui foudroie ceux qui osent lui manquer de respect.
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BASTET
CHALEUR APAISANTE DU SOLEIL - DÉESSE PROTECTRICE - DÉESSE DE LA MATERNITÉ - FÉLINITÉ

  Dans l'Égypte antique, Bastet est la fille du dieu soleil mais aussi parfois considérée comme la fille du dieu Amon. Elle est l'épouse de Ptah, le dieu créateur, et mère du dieu lion Miysis.

  Bastet est une divinité solaire symbolisant la chaleur apaisante du soleil. Elle se présente sous un double aspect, soit avec le corps d'une déesse à tête de chat ou bien sous l'aspect d'une chatte assise. Elle incarne à la fois la puissance, la force et l'agilité.
Bastet est aussi la déesse bienveillante du foyer, elle protège les humains contre les maladies contagieuses et contre les mauvais esprits. Elle détient le pouvoir magique qui stimule l'amour et l'énergie charnelle. C'est également une musicienne de la joie et la déesse de la maternité.

  Mais si Bastet est attirante et l'une des divinités les plus adorées par les Égyptiens, elle est aussi réputée cruelle et dangereuse car le félin sommeille en elle. Ses colères sont redoutables et imprévisibles. C'est certainement pour cela qu'elle est parfois figurée avec une tête de lionne sur un corps de femme, associée à la Déesse Sekhmet.

  Ses attributs divins sont le sistre, un instrument à percussion de type maracas, car elle aime particulièrement la danse et la musique. Ses autres attributs sont le couteau et le panier.
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BATEAU
VOYAGE - ÉVASION - DÉCOUVERTE - TRANSPORT - PROTECTION/SAUVETAGE

  Le bateau représente le mouvement, le voyage, l'évasion, le désir de partir vers l'horizon et d'affronter l'inconnu. Il incarne également le refus de la stagnation. Il évoque évidemment les longs périples dangereux et parfois hasardeux effectués par les navigateurs du passé, mais aussi par ceux d'aujourd'hui.

  Les croyances ont souvent placé l'eau comme la frontière entre leur monde et le royaume des dieux ou des morts. Alors, le bateau était naturellement considéré comme le meilleur moyen de franchir cet obstacle pour aller vers l'au-delà. C'était le cas des Égyptiens qui rejoignaient le royaume des morts à bord d'une barque fluviale ou des Grecs qui franchissaient le fleuve Styx dans la barque de Charon, le nocher des Enfers, afin de rejoindre le séjour des morts.

  Dans la tradition chrétienne, le bateau et symbole de protection. Les fidèles y embarquent pour faire face aux tentations et éviter les tempêtes des passions. On pense bien entendu au "sauvetage" évoqué par l'Arche de Noé.

  Le nom de bateaux est aussi chargé de sens. Les bateaux de guerre arborent des noms glorieux ou flatteurs comme "Le Téméraire". D'autres, des noms de personnages illustres ou plus souvent des noms de poissons ou d'oiseaux marins.
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BÂTON - BAGUETTE
POUVOIR - PUISSANCE - SAVOIR

  Le bâton est symbole de pouvoir temporel, comme celui d'un roi sur ses sujets (symbolisé par son sceptre), d'un commandant sur ses troupes (symbolisé par son bâton de maréchal) ou d'un berger sur ses moutons (symbolisé par son bâton pastoral).

  C'est aussi un symbole de pouvoir surnaturel, de clairvoyance et de savoir obtenus de Dieu (bâton de Moïse ouvrant les eaux de la mer rouge), des forces occultes (baguettes des sorcières, des fées) ou en relation avec la magie (baguettes du prestidigitateur, de sourcier).

  Un bâton cassé symbolise le désaccord, les dissentiments.
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BÉLIER
FORCE - RENAISSANCE - VIGUEUR - GUIDE

  Dans la majorité des civilisations antiques les symboles qui lui sont associés varient d'une mythologie à l'autre, il existe, malgré tout, certaines similitudes comme l'incarnation de la force de la nature.

  Le bélier est le symbole du printemps et de la renaissance. Il inspire la vigueur et on le désigne également comme le symbole de la provocation au combat.

  Symbole du Verbe, il signifie aussi la force créatrice qui guide par sa voix le troupeau dont il est le chef.

  Dans la religion chrétienne, il peut représenter également la confiance en la justice divine.
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BELLÉROPHON
ORGUEIL - ARROGANCE - ATHÉISME

  Dans la mythologie grecque, Bellérophon est chargé d'aller tuer un monstre appelé la Chimère car le roi Iobatès, qui l'a accueilli et nourri, ne peut pas le tuer lui-même et est persuadé qu'il va y trouver la mort.

  Aidé par la déesse Athéna (Minerve), Bellérophon chevauche le cheval ailé Pégase et échappe ainsi aux flammes de la Chimère et la met à mort en la criblant de flèches ou - selon les versions et notre image - la perce d'une lance garnie de plomb, que le souffle ardant de la bête fait fondre en lui brûlant les entrailles.

  Bellérophon sort vainqueur de nombreuses autres épreuves jusqu'à ce le roi Iobatès renonce à sa déchéance. Bellérophon épouse sa fille et devient alors propriétaire de la moitié de son royaume.
Grisé par ses victoires, il s'estime digne de séjourner avec les dieux et entreprend de voler vers l'Olympe grâce à Pégase. Zeus, courroucé par tant d'arrogance, envoie alors un taon qui pique Pégase sous la queue et le rend fou. Désarçonné, Bellérophon tombe dans un buisson d'épines, devient aveugle et erre sur la terre comme un moribond jusqu'à sa mort.

  Bellérophon reste donc le symbole de l'orgueil, de l'insolence vis-à-vis des hommes ou des forces supérieures. C'est aussi une forme d'athéisme qui permet d'imaginer qu'un homme peut tout comprendre en dominant le monde et les Dieux.
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BICHE
GRÂCE - DOUCEUR - SAGESSE - FÉMINITÉ - INNOCENCE - TIMIDITÉ - VULNÉRABILITÉ

  La biche est avant tout un symbole soulignant la grâce, la douceur et la sagesse de la féminité. Mais aussi l'innocence, la sensibilité, la vigilance et l'amitié.
Mais la tendresse de la biche peut se muer en défaut en évoquant une forme de timidité et de vulnérabilité.

  La biche est présente dans la mythologie grecque, elle est l'attribut d'Artemis (Diane), la déesse de la chasse. Dans la troisième épreuve de ses travaux, Héraclès (Hercule) poursuit une année entière la biche de Cérynie qu'il doit capturer vivante. C'est une créature fantastique de la stature d'un taureau, aux cornes d'or et aux pieds d'airain.

  Selon la symbolique des peuples turcs et mongols, la biche est l'expression de la "terre femme" et la légende dit que c'est une biche qui enfanta Genghis Khan.

  Chez les Celtes, chasser une biche évoque la poursuite de la sagesse.
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BLÉ
FERTILITÉ - CONCORDE

  Dans toutes les civilisations, le blé représente la fertilité, la vie qui s'éveille, l'abondance des biens de ce monde et de l'autre, la connaissance qui conduit à la vie éternelle. Le blé peut représenter l'union et la concorde symbolisé par le lien qui unit ses graines pour former un épi.

  Plusieurs rituels sont attachés au blé afin qu'il procure le bonheur : il doit être cueilli le 7ème jour du 7ème mois de l'année, à la 7ème heure, c'est à dire le 7 juillet à 7 heure du matin.
Il peut être également cueilli au solstice d'été ou le jour du de la Saint Jean. Ce jour là, 7 épis sont cueillis et posés sur la cheminée pour avoir "des sous tous les jours de l'année"...
Dans la religion chrétienne, il est traditionnellement offert au nouveau né pour le préserver des 7 péchés capitaux.

  Dans la mythologie, c'est la déesse grecque Déméter (Cérès) qui enseigne aux hommes l'art de cultiver le blé. Elle est considérée comme la déesse du blé, de la germination et de la moisson, "La déesse de la végétation qui meurt en hiver pour renaître au printemps". Elle est représentée tenant une gerbe de blé ou portant une couronne faite d'épis de blé tressés.
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BŒUF - BUFFLE
FORCE - PATIENCE - SOUMISSION - PATIENCE

  Le bœuf occupe une place différente dans la symbolique que celle du taureau. C'est un animal que l'on a sacrifié aux divinités de la terre et de l'agriculture. Les Grecs de l'Antiquité immolaient à Zeus des bœufs blanc et à Hadès des bœufs noirs. Une hécatombe désigne chez eux un sacrifice de cent bœufs.

  De manière générale, le bœuf comme le buffle symbolisent la force dans le travail, la patience, la docilité et une forme de bienveillance.

  Dans la mythologie grecque, Héraclès (Hercule) doit s'emparer des bœufs de Géryon lors de son dixième travail. Géryon possède un corps à trois bustes de six bras et est considéré comme l'homme le plus fort du monde. Son troupeau est gardé par le berger Eurytion et par Orthros le chien à deux têtes. Héraclès les tue tous les deux d'un coup de massue et part avec le troupeau vers la Grèce. Alerté, Géryon pourchasse Héraclès mais celui-ci n'a aucun mal à le tuer d'une flèche qui transperce ses trois bustes.

  Au Moyen Âge, il est associé à la figure allégorique de la patience et est représenté, à côté de l'âne, dans les scènes de la Nativité.
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BOUC
IMPUDEUR - SENSUALITÉ - SATAN - JÉSUS - NOBLESSE - HARDIESSE

  L'animal symbolise les passions sexuelles, l'appétit charnel et l'impudicité qui en découle.

  Chez les Chrétiens, Satan joue le rôle du bouc émissaire. On le charge de tous les péchés et de tout le mal qui existe dans le monde (le bouc émissaire). Paradoxalement, le bouc peut également représenter le symbole de Jésus-Christ, qui, bien que pur et sans péché, se charge de ceux du monde.

  Le bouc est présent dans la mythologie grecque. La Chimère, animal imaginaire, a un corps de bouc qui exprime la pulsion liée au corps, la pulsion sexuelle. Il est parfois représenté comme la monture de d'Aphrodite (Vénus). Le dieu Pan à tête et pattes de bouc est l'une des plus anciennes déités associées à la nature et à l'énergie sexuelle.
Au Moyen Âge, l'Eglise s'est inspiré de ce dieu pour représenter le diable, l'incarnation du mal et des passions dégradantes.

  En Égypte, le bouc était symbole de noblesse.

  En héraldique, le bouc présent sur les armoiries peut symboliser un pays montueux et rocailleux, mais aussi lascivité et luxure ou encore hardiesse et force.
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BOUCHE
NAISSANCE - MORT - MATRICE - SENSUALITE - EMPRISE

  Elle représente à la fois la naissance (premier souffle de vie), et la mort (dernier souffle).

  La bouche est une grotte, une caverne chaude et humide. Elle est un symbole de la Déesse Mère et de l'utérus, c'est-à-dire la matrice.

  La bouche est une zone érogène symbole de sensualité et est aussi un outil de séduction.

  Il sort de la bouche ce qui est en nous. Ainsi, représentée avec un serpent qui en sort cela indique que l'on est sous l'emprise du démon.
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BOUCLIER
PROTECTION - UNIVERS

  Arme passive, le bouclier sert à la défense et à la protection. Utilisé aussi comme civière il permettait une protection guerrière totale.

  Le bouclier protège à la fois physiquement et symboliquement le guerrier en repoussant les esprits malfaisants et en effrayant l'ennemi. On grave sur un bouclier les vertus des hommes ou les exploits des guerriers. Dieu et déesse de la guerre romains, Mars et Bellone sont généralement représentés avec un bouclier.

  Dans l'Antiquité, les boucliers votifs exprimaient les vœux publics rendus aux Dieux. On les plaçait sur les Autels ou sur les colonnes des Temples.

  Représentation de l'univers, arme spirituelle, il peut devenir miroir, permettant de protéger sa foi.
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BOUDDHA
SAGESSE - ÉVEIL - SURNOM DE GAUTAMA FONDATEUR DU BOUDDHISME

  Bouddha est un terme sanskrit signifiant "celui qui est Éveillé". C'est donc avant tout un titre donné à une personne ayant atteint une grande sagesse. L'appellation Bouddha peut donc désigner divers individus.
Le Bouddha connaît le nirvana, un état de béatitude parfaite qui entraîne la fin du cycle des réincarnations. Il peut aussi avoir transcendé la dualité samsara (désirs égocentriques)/nirvana (abandon des désirs).
Le Bouddha peut être désigné par d'autres qualificatifs comme "le Bienheureux", "Celui qui a vaincu", "Celui qui Sait" ou encore "Celui qui Comprend".

  Dès l'origine, trois voies vers l'éveil sont désignées :
  • L'éveil sravakabuddha - celui de l'auditeur - Il atteint le nirvana grâce à l'enseignement d'un bouddha. Il est plus souvent appelé arhat et n'est pas toujours considéré comme un réel bouddha.
  • L'éveil pratyekabuddha - celui du bouddha solitaire - Comme son nom l'indique, il trouve la voie par lui-même. Mais il n'a pas les capacités de libérer d'autres êtres.
  • L'éveil samyaksambuddha - celui du bouddha pur et parfait - Il atteint par lui-même cet état et est capable d'enseigner le dharma, la loi qui régit l'Univers. Atteindre cet éveil demande de suivre la voie de bodhisattva en formulant des vœux. Le bouddha le plus connu et archétype du bouddha pur et parfait est le fondateur du bouddhisme, Siddhartha Gautama.
  Le bouddhisme d'aujourd'hui a pris sa source dans l'Éveil du Bouddha sous l'arbre de la Bodhi, il y a deux mille cinq cents ans. Ce titre est donné à un homme dont le nom est Siddhartha Gautama. Il naît au sixième siècle avant notre ère, dans une région située entre le Népal et l'Inde.
Siddhartha est issu d'une famille aisée et reçoit une bonne éducation, s'exerce aux arts martiaux et apprend des sages les traditions et croyances traditionnelles. Adolescent, il épouse une cousine et a un fils.

Les quatre visions
  Siddhartha vit dans un palais éloigné du monde et, un jour qu'il sort en ville, il voit un vieil homme pour la première fois de sa vie. En découvrant la vieillesse et l'état qu'il connaîtra lui-même un jour, il est frappé de stupeur et il retourne vers son palais perturbé.
Dans la deuxième vision, il découvre la maladie et réalise qu'aussi fort et en bonne santé qu'il soit, il peut à tout instant être atteint par le mal et souffrir.
La troisième vision est celle d'un cadavre que l'on transporte sur une civière vers la crémation. Ici, il apprend que la mort le touchera aussi un jour.
Vivement atteint par toutes ces découvertes, Siddhartha se pose des questions sur l'existence, la maladie, la mort, la destinée de chacun et l'existence ou non d'un Dieu... Dans sa quatrième vision, il aperçoit un sadhu, un saint homme, qui marche dans la rue tenant un bol à aumônes. Il semble si calme, si tranquille, si plein de paix, que le futur Bouddha pense que faire comme cet homme, abandonner ses richesses en errant libre et sans attache peut lui permettre de répondre aux questions qui l'obsèdent.

L'Éveil
  Une nuit, Siddhartha décide de partir et embrasse une dernière fois sa femme et à son fils endormis. Il quitte ses beaux habits, coupe ses cheveux et sa barbe, et avance désormais en homme solitaire et sans foyer, à la recherche de la vérité. Il marche durant six années, nu, dans la plus grande austérité, en limitant nourriture et sommeil au strict minimum. Il devient célèbre en tant que grand ascète, et fait des disciples. Mais lorsqu'il réalise que ce n'est pas le chemin de la Vérité, le chemin de l'Éveil, il abandonne cette vie rigoureuse.
Il recommence à manger au grand désarroi de ses disciples qui le quittent. Sans famille, sans amis et maintenant sans disciples, Siddhartha se trouve tout seul, errant de lieu en lieu.
Un jour, Siddhartha arrive à un bel endroit situé sur les bords d'une rivière et appelé Bodh Gaya. Là, il s'assoit à l'ombre d'un figuier - l'arbre de la Bodhi - et prend la résolution de ne pas bouger de cette place tant qu'il ne sera pas "Éveillé".
Trois jours et trois nuits passent et il est toujours assis, contrôlant et concentrant son esprit en le purifiant de tous les obstacles mentaux et de ses souillures. Le démon Mara - incarnation des passions et des désirs - met alors tout en œuvre pour qu'il échoue. Mais la nuit de la pleine lune de mai, alors que l'étoile du matin se lève, il fixe son esprit sur elle et connaît enfin l'Éveil complet. Siddhartha Gautama devient alors le Bouddha.

L'enseignement
  C'est la fin de sa quête, il a trouvé la solution à l'énigme de l'existence, il est Illuminé, Éveillé. Mais ce n'est que le début de sa mission, il veut faire connaître à l'humanité cette Vérité.
Il quitte sa place et marche durant cent kilomètres vers la cité de Sarnath. Il y retrouve les disciples qui l'avaient lâché et leur fait part de sa grande découverte.
Progressivement, une communauté spirituelle grandit autour de lui et Bouddha Siddhartha part prêcher dans tout le Nord-Est de l'Inde.
Lorsqu'il arrive dans un village, il tend son bol à aumônes à l'entrée des habitations puis s'assoit sous l'arbre d'une plantation de manguier et prend son repas. Petit à petit, les villageois approchent et se rassemblent autour de lui pour obtenir son enseignement.
Il répand ainsi sa parole durant plus de quarante-cinq années à ceux qui veulent bien l'entendre. Le Bouddha enseigne à tous, aux riches propriétaires comme aux paysans, aux brahmanes comme aux prostituées, et même aux rois et aux princes.
Il devient ainsi le plus grand et le plus connu des maîtres spirituels de l'Inde. Et quand il meurt, il atteint le nirvana final - le parinirvana - et des dizaines de milliers de disciples pleurent son départ.



  En Thaïlande, Bouddha est représenté dans différentes postures. Elles sont généralement au nombre de 8 et figurent différents épisodes de sa vie. Chaque posture est associée à un jour de la semaine. Seul le Mercredi est divisé en deux postures (jour et nuit).

(survolez-moi)
Le Bouddha du Dimanche
Bouddha contemplant l'arbre de la Bodhi
  Durant la première semaine après l'Éveil, Bouddha reste sous l'arbre de la Bodhi pour méditer. La deuxième semaine, il se rend au nord-est de l'arbre et le contemple debout, immobile, durant sept jours.

Le message : méditer sur les actes de sa vie permet de prendre les meilleures décisions et de poursuivre au mieux sa route dans la voie du salut.

  Le Bouddha est représenté debout, les yeux ouverts et les mains croisées à la hauteur du bassin.



(survolez-moi)
Le Bouddha du Lundi
Bouddha met fin à un conflit familial relatif à la possession de l'eau
  La sécheresse sur les terres du Kapilavastu tarie la rivière Rohini qui arrose la région. Chacun se dispute alors le peu d'eau qu'il reste pour irriguer son champ. Bouddha se rend auprès des siens pour prêcher l'apaisement et leur fait rendre raison en trouvant une solution commune.

Le message : Bouddha rappelle ici à ses fidèles la nécessité de vivre dans la paix. La fraternité est un bien de l'esprit plus précieux que n'importe quel autre bien matériel.

  Le Bouddha est représenté debout, les deux mains élevées à la hauteur de la poitrine dans un geste d'apaisement.



(survolez-moi)
Le Bouddha du Mardi
Bouddha enseignant le Darhma au démon Asurindarahu
  Pendant le séjour de Bouddha au monastère de Veluvana une éclipse de lune survient, suivie de celle du soleil. C'est le démon Asurindarahu qui s'en est emparé. Il souhaite en fait connaître le Bouddha, dont il a entendu parler. La rencontre a lieu, et le démon écoute son enseignement (le Darhma) et se convertit.

Le message : Bouddha est sur terre pour répandre et enseigner sa doctrine.

  Le Bouddha est représenté couché sur le côté droit, ses deux pieds sont au même niveau, le pied gauche reposant sur le pied droit. Son bras gauche est allongé le long du corps et l'autre supporte sa tête.



(survolez-moi)
Le Bouddha du Mercredi
Bouddha portant le bol à aumône/Bouddha recevant des offrandes d'un éléphant et d'un singe
Bouddha du jour
  Après son Éveil, Bouddha entreprend la quête quotidienne de sa nourriture devant chaque maison.

  Le Bouddha est représenté debout, tenant le bol à aumône des deux mains à hauteur de la taille.

Bouddha de la nuit
  Retraite de Bouddha dans la forêt de Parileyyaka. Il y reçoit les offrandes d'un éléphant et d'un singe pour la nuit.

Le message : les disciples de Bouddha doivent vivre dans la pauvreté et le détachement des biens matériels. Chaque jour, les moines mendient leur subsistance aux laïcs qui doivent eux-mêmes avoir à cœur de subvenir à leurs besoins.

  Le Bouddha est représenté assis sur un rocher, tendant la main droite ouverte pour recevoir une offrande. Face à lui, l'éléphant Parileyyaka lui apporte de l'eau et un singe du miel sauvage.



(survolez-moi)
Le Bouddha du Jeudi
Le Bouddha en méditation vivant le complet Éveil
  Après sa victoire sur le démon Mara, le Bouddha entre en méditation et libère son intellect de tout lien, si bien qu'il parvient au Suprême et Complet Éveil, devenant dès lors le Bouddha.

Le message : Comme Bouddha, nous sommes sur terre pour atteindre le nirvana.

  Le Bouddha est représenté assis en tailleur, les deux mains posées sur ses jambes, la main droite sur la main gauche, paume en dessus.



(survolez-moi)
Le Bouddha du Vendredi
Le Bouddha en réflexion
  Bouddha songe à enseigner sa doctrine à tous les êtres, malgré la difficulté. Il est indécis, car il a mis tant de temps lui-même.

Le message : La mission d'un Bouddha qui a atteint l'Éveil est d'enseigner et de transmettre en allant prêcher auprès des hommes et en assurant ainsi le salut du monde.

  Le Bouddha est représenté dans une attitude de réflexion, debout, les deux mains croisées sur la poitrine, la main droite sur la main gauche.



(survolez-moi)
Le Bouddha du Samedi
protégé par le roi des Nagas
  Après cinq semaines de méditation sous l'arbre de la Bodhi, Bouddha consacre la sixième à une autre méditation sous l'arbre Mucalinda au bord d'un lac du même nom. Un orage violent fait tomber une pluie intense et Bouddha méditant n'est pas conscient du danger. Alors le roi des Nagas (des Serpents) du lac Mucalinda, intervient pour le protéger en l'abritant avec son capuchon dilaté.

Le message : Après l'Éveil, Bouddha a poursuivi sa méditation envers et contre tout. La connaissance n'est rien si chacun ne s'implique pas et ne cherche pas à trouver la voie du salut, en dépit des difficultés.

  Le Bouddha est représenté assis en tailleur sous le capuchon de Naga. Ses mains reposent sur ses jambes, paumes en dessus.



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BOULE - SPHÈRE
FORTUNE - INSTABILITÉ - UNITÉ - COMMUNAUTÉ

  Dans l'Antiquité, la boule est l'attribut de la Fortuna romaine (Tyché grecque), allégorie du hasard. Uranie, la Muse de l'Astronomie est couronnée d'étoiles et tient une sphère ou un globe céleste. Némésis, la déesse grecque de la juste colère des dieux, est parfois représentée sur une sphère lunaire et domine le monde. C'est aussi un des attributs de d'Aphrodite (Vénus) qui souligne que la fortune est aussi versatile que l'amour qu'elle représente.

  Au Moyen Âge c'est le symbole de l'unité et de la perfection à atteindre. L'unité de l'église, du couple, de la communauté. A cette époque, la boule ne peut pas représenter le monde puisque le monde connu est supposé être plat.
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BRAHMA
DIEU DE LA TRIADE HINDOU - ESPRIT SUPRÊME - CRÉATEUR DE L'UNIVERS - ROI DES DIEUX

  Dans la mythologie hindoue, le Dieu Brahma est le premier membre de la triade hindoue. Les deux autres Dieux sont Vishnou et Shiva.
Brahma naît dans une fleur de lotus, elle-même émergeant du cordon ombilical de Vishnou. Il a trois épouses, Sarasvati, la déesse de la Connaissance - Savitri, qui préside aux fonctions intellectuelles et artistiques - Gayatri, la déesse de l'apprentissage.

  Brahma est l'esprit suprême, le créateur de la matière et de l'univers. À la fois seigneur et père de toutes les créatures vivantes, il est souvent désigné comme l'ancêtre de tous les êtres humains.
Mais, dans la mythologie hindoue, Brahma est considéré comme un dieu neutre n'agissant plus sur le destin des êtres qu'il a initialement créés.

  Dans le bouddhisme, Brahmā n'est pas considéré comme le créateur de l'univers mais comme le roi des Dieux.

   Brahma est représenté assis sur un lotus dont il est né. Il possède quatre têtes couronnées car lorsqu'il crée l'univers, il engendre la belle Shatarupa, la déesse de la connaissance, de l'éloquence, de la sagesse et des arts. Alors, grâce à ses quatre têtes Brahma peut l'admirer continuellement.
Il fait naître une cinquième tête pour suivre encore plus chaque mouvement de Shatarupa. Mais Shiva brûle cette tête car il trouve inconvenant que le créateur soit autant attiré par une de ses propres créations.
Il porte une barbe qui invoque la sagesse et le processus éternel de la création. Son corps possède quatre bras qui tiennent chacun un objet symbolique. Une cuillère sacrificielle, les Védas (textes sacrés), un pot d'eau figurant l'énergie cosmique avec laquelle il crée l'univers et un chapelet de perles qui symbolisent les éléments nécessaires au processus de création.

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CADUCÉE
ÉLOQUENCE - ÉQUILIBRE - MÉDECINE

  Le caducée est un des attributs du dieu Hermès dans la mythologie grecque. C'est une baguette de laurier ou d'olivier surmontée d'une paire d'ailes et entourée de deux serpents entrelacés.

  Emblème de l'éloquence, indispensable pour maintenir la concorde. Les serpents symbolisent la ruse, la prudence, la diplomatie. Les petites ailes sont là pour signifier l'élégance et la subtilité de la diction de l'orateur.

  Le caducée est un symbole d'équilibre par l'intégration de forces contraires. L'énergie est pure. C'est une arme contre la banalité, le règne spirituel sur la vie terrestre, le règne de l'esprit sur le corps et sur les serpents qui sont figurés entourant le bâton.
Ces serpents peuvent encore représenter la pensée non positive, l'exaltation imaginative, les principes des dérèglements nuisibles. Ils crachent parfois leur venin dans la coupe pour permettre de recueillir le poison et pour le transformer en médecine.
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CAÏN
JALOUSIE - CRIME - EXIL - ERRANCE - HOMME DE MAL

  Caïn est un personnage de la Bible et du Coran, il est le fils aîné du premier couple Adam et Ève et à un frère cadet Abel.

  Caïn est paysan et Abel berger. Un jour, ils décident d'apporter une offrande à Dieu. Caïn offre des fruits de son verger, tandis qu'Abel offre les premiers-nés de son troupeau de moutons. L'offrande d'Abel est de bien plus grande valeur et est préférée par Dieu.
Alors Caïn est pris de jalousie et s'emporte dans la colère. Plus tard, il invite son frère à sortir dans les champs, se jette sur lui par vengeance et le tue.
  Caïn est ainsi, selon la Genèse, le premier meurtrier de l'humanité. Pour punir Caïn, Dieu le condamne à quitter les siens et à errer sur la terre.
Caïn à peur d'être tué par ceux qui le trouveront. Dieu lui dit que dans ce cas, il serait vengé sept fois... De quoi refroidir toute velléité de meurtre. De plus, Dieu appose un signe sur Caïn qui empêche quiconque de tuer Caïn. La vie humaine, même si c'est celle d'un meurtrier, reste donc sacrée et, selon Dieu, personne n'a le droit de tuer.

  Par son geste, Caïn est la figure de l'homme de mal tandis qu'Abel est la figure de l'homme de bien.
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CALICE
CRÉATION - GUÉRISON - RÉGÉNÉRATION

  Le "Saint Calice" (Saint Graal) désigne la coupe utilisée par Jésus-Christ et ses douze disciples au cours de la Cène, repas qu'ils font pour commémorer ensemble la Pâque juive, à la veille du jour où Jésus va être livré aux Romains pour être crucifié.

  Selon la mythologie chrétienne, le Saint Graal est taillé par les anges dans une émeraude tombée du front de Lucifer lors de sa chute.
Il est confié à Adam au paradis mais il le perd après sa transgression, n'étant pas autorisé à l'emporter hors du paradis. Le Saint Calice est ensuite récupéré par Seth, le 3ème fils d'Adam, puis transmise de père en fils jusqu'à Noé, puis à Jésus, qui l'utilise lors de la Cène.
C'est dans cette coupe qu'est recueilli le sang du Christ à sa descente de la Croix. Le Graal est ensuite transporté en Grande-Bretagne par Joseph d'Arimathie, chef militaire de Ponce Pilate, disciple secret de Jésus. Là, le petit-fils de Joseph d'Arimathie fonde la dynastie des Rois pêcheurs, gardiens du Graal.

  Selon la mythologie celtique, le Graal est le chaudron du dieu Dagda, une coupe de souveraineté, symbole de résurrection, d'abondance et de sauvegarde.
Avec la christianisation de l'Angleterre, le mythe se transforme et le chaudron devient le calice utilisé par Jésus Christ lors de la Cène. C'est désormais une relique christique sacrée et vénérée comme tout les éléments de la Passion du Christ.
Au Moyen-âge, cet objet mythique apparaît pour la 1ère fois dans le roman Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troye. Il y est décrit comme une magnifique pièce d'orfèvrerie émettant un rayonnement divin, une lumière due à la présence mystique du Christ. Parmi ses innombrables pouvoirs il possède, outre celui de nourrir (don de vie), celui d'éclairer (illumination spirituelle) ou encore celui de rendre invincible.

  Le calice représente le principe créateur et, en général, tout ce qui est lié à la vie : guérison, naissance et régénération.

  Le calice contient parfois un serpent ou un dragon. Saint Jean est représenté avec un calice d'où émergent des serpents. Cela fait référence à la symbolique du serpent d'airain que Moïse dresse sur un bâton à la vue des Hébreux mordus dans le désert par des serpents venimeux. Ils ont critiqué le Seigneur et Moïse. Maintenant, en regardant le serpent d'airain, ils conservent la vie et reconnaissent leurs erreurs.

  Le Graal, selon la théologie chrétienne, symbolise également la Vierge Marie dont le ventre a contenu le corps du Christ pendant la gestation de sa reconnaissance divine. Elle est donc perçue comme une Coupe Mystique, une Coupe Humaine qui a contenu en ses flancs le Dieu fait homme.
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CALLIOPE
MUSE - POÉSIE ÉPIQUE

  Dans la mythologie grecque, Calliope est une des neuf Muses fille de Zeus (Jupiter) et de Mnémosyne, la déesse de la mémoire. Elle vit avec ses sœurs dans les montagnes de l'Hélicon, tout près de l'Olympe.

  Les Muses président à la création artistique et les créateurs ne peuvent trouver leur inspiration que grâce à elles. Elles ont toutes une attribution dans un domaine artistique spécifique.

  Calliope, dont le nom signifie "belle voix", est la Muse de la poésie épique. Elle est l'aînée des Muses et la plus éminente.
Selon les mythes, Calliope est la mère d'Orphée, des sirènes, d'Hymen (le dieu du mariage), des Corybantes (des danseurs) et peut être la mère d'Ialémos qui est une divinité mineur personnifiant le chant de lamentation.

  Calliope est représentée sous les traits d'une jeune fille majestueuse. Elle porte une couronne d'or, marquant sa suprématie sur ses sœurs. La couronne peut être aussi faite de lierre et elle tient dans ses mains un volume en rouleau (le volumen), un stylet, des tablettes ou encore une couronne de lauriers. Le sol à ses pieds peut être jonché de poèmes.
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CARIATIDE - CARYATIDE
PRÊTRESSE - NOBLESSE - TEMPÉRANCE

  On donne le nom de Cariatide ou Caryatide à toute statue grecque de femme vêtue d'une longue tunique et placée en guise de colonnes, de piliers ou de pilastres.

  Elles représentent de jeunes prêtresses ou bien les canéphores, ces jeunes filles de famille noble parées des plus riches ornements. Elles portent sur leur tête des corbeilles contenant les offrandes nécessaires aux sacrifices dans les cérémonies sacrées.

  Les Cariatides apparaissent tout d'abord sur les édifices grecs d'ordre ionique et sont ensuite répétées dans l'antiquité gréco-romaine, sous la Renaissance et au XIXème siècle. A ce moment, par leurs attributs, elles peuvent avoir de nombreuses significations en symbolisant la justice, la force, la tempérance, la prudence...
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CARPE
SILENCE - PATIENCE - PERSÉVÉRENCE - FERTILITÉ - RÉUSSITE

  En Europe, ce poisson est associé au silence (muet comme une carpe).

  Au Japon, la carpe est le symbole de la persévérance (elle remonte les cascades et les rivières), d'amour, de virilité et de fertilité. Lors de la fête des enfants, le 5 mai, des bannières colorées faîtes de manches à air en forme de carpe (appelées Koï nobori - bannières carpes) sont érigées pour encourager les garçons à être forts et valeureux.

  En Chine, une légende raconte que les carpes qui réussissent à remonter le fleuve jaune gagnent le ciel et se transforment en dragon. La carpe symbolise la réussite au niveau social et également aux examens...

  En héraldique, la carpe symbolise le silence et la patience.
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CARRÉ - CUBE
MATIÈRE - TERRE - STABILISATION - ÉQUILIBRE

  Le carré est le symbole du monde terrestre par opposition au céleste. Dans les églises romanes, le carré du transept est coiffé d'une coupole figurant le ciel.

  Le carré est le quatrième des 4 symboles fondamentaux (le centre, le cercle, la croix et le carré). Le carré et le cube sont des figures fermées qui empêche l'écoulement de l'énergie, à l'inverse du cercle. Cela peut impliquer un arrêt, une stabilisation, un équilibre, comme la peur de l'inconnu ou la stagnation.

  Sur la façade de la Sagrada Familía de Barcelone (notre image), on peut voir le cryptogramme de Subirach (du nom de son créateur, un sculpteur et peintre espagnol). Il s'agit d'un carré "magique" dont la somme de toute ligne, de toute colonne et des deux diagonales est égale à 33, l'âge de Jésus-Christ à sa mort.
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CASTOR et POLLUX
FRÈRES JUMEAUX - PROTECTEURS DES MARINS

  Dans la mythologie grecque, Castor et Pollux sont les fils jumeaux de Léda, une mortelle. Ils sont appelés les Dioscures, ce qui signifie enfants de Zeus en grec. En effet, selon les versions, ils sont tous les deux fils de Zeus, alors que pour d'autres, seul Pollux est de Zeus, Castor est enfanté avec la semence du roi de Sparte Tyndare, l'époux de Léda.

  La légende raconte que Léda s'est unie à Zeus métamorphosé en cygne et donne deux œufs. Le premier œuf est éclot et contient Pollux et Hélène, des demi-Dieux et Déesse, puisque fils et fille de Zeus. Un second œuf éclot de Castor et Clytemnestre, des mortels puisque descendants de Tyndare. La mythologie en fait malgré tout des jumeaux divins.

  Déjà dès leur plus jeune âge, ce sont deux enfants adroits et sportifs. Castor devient un redoutable guerrier, habile à dompter les chevaux. C'est lui qui forme Héraclès (Hercule) au combat. De son côté, Pollux devient un lutteur adroit et vigoureux.

  Au cours de leur vie, ils participent à un grand nombre d'expéditions. Ils éradiquent les pirates qui infestent l'Archipel de Céphalonie, prennent part à la chasse au sanglier de Calydon, sauvent Hélène enlevée par Thésée et font encore partie des argonautes dans l'expédition de la Toison d'or menée par Jason.
Tous deux montent de magnifiques chevaux blancs, Xanthos et Balios, donnés par Poséidon. Ils sont parfois attelés à un magnifique char d'or.

  Pourtant originaire de Sparte, ils sont adulés à Rome et deviennent les protecteurs de la légion romaine, aux rangs de laquelle ils se mêlent en lui apportant la victoire. Un temple en leur honneur est érigé dans le Forum de Rome vers 496 av. J.-C.

  Castor et Pollux sont les protecteurs des marins. En effet, la légende raconte qu'une nuit, une tempête fait rage en Mer. Castor et Pollux sont sur la mer déchaînée lorsque l'équipage observe deux feux voltiger autour de la tête des jumeaux et voient bientôt la tempête se calmer.
Les "feux de Castor et Pollux" font dès lors l'objet d'une superstition, l'apparition de ces deux lumières en haut des mâts (feux de Saint-Elme) annonce une mer calme. Mais attention, lorsqu'un seul feu apparaît, on le nomme "Hélène" et il est présage d'un mauvais grain, voire même d'un naufrage. Les deux frères protecteurs sont alors invoqués par les marins lors des tempêtes.

  Tombés amoureux de leurs cousines Phoébé et Télaire, Castor et Pollux les enlèvent à leurs fiancés Lyncée et Idas et épousent les jeunes femmes. Quelque temps plus tard, éclate entre eux et les deux fiancés trahis une dispute à propos d'un troupeau de bœufs. Il s'ensuit une bataille au cours de laquelle Pollux tue Lycée, alors que Castor trouve la mort de la main d'Idas.
Pollux est inconsolable et supplie son père de lui permettre de rejoindre son frère dans la mort ou bien d'en faire un immortel comme lui. C'est impossible, Zeus refuse mais lui accorde une faveur. Les deux frères seront réunis, mais ils passeront alternativement six mois sur terre et six mois aux Enfers.

  Plus tard, Castor et Pollux sont transportés par Zeus au ciel où ils deviennent la constellation des Gémeaux. Ils illustrent encore aujourd'hui le signe du zodiaque du même nom.
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CAVALIER
MAÎTRISE - TRIOMPHATEUR - DROITURE

  Le cavalier doit maîtriser le cheval, comme il doit maîtriser ses pulsions. Accepter, reconnaître et composer avec cette source d'énergie qu'il faut apprivoiser et aimer, pour espérer en obtenir quelque chose.

  Les statues équestres magnifient la puissance d'un souverain ou d'un chef victorieux. Elles sont les symboles de triomphe et de gloire. Puisque le cavalier domine sa monture, c'est qu'il maîtrise les forces adverses.
Cette représentation peut alors revêtir une signification spirituelle, le cavalier a atteint la perfection et peut accéder au paradis.

  Malgré de nombreuses contradictions, la position des pattes du cheval indiquerait la façon dont est mort son cavalier :
    - Les deux pattes avant sont levés, son cavalier est mort au combat
    - La patte avant droite est levé, son cavalier a été assassiné ou tué par ses adversaires en dehors du champ de bataille
    - La patte avant gauche est levé, le cavalier est mort à la suite de ses blessures au combat
    - Les quatre pattes touchent terre, le héros est mort naturellement

  Le cavalier évoque également la droiture, celle qu'il doit adopter. Car, comme le cheval dans sa posture, le cavalier doit se tenir droit.

  Dans la religion chrétienne, les quatre cavaliers de l'Apocalypse sont des personnages célestes et mystérieux mentionnés dans le Nouveau Testament. Ils ont fait l'objet de diverses interprétations, comme des références précises à des d'événements historiques, ou bien à une division de l'histoire, depuis le commencement du monde ou l'avènement de Jésus-Christ, ou encore à une typologie des différents fléaux qui peuvent frapper l'humanité. Ils se distinguent par la couleur de leur monture qui évoque un caractère symbolique :
    - Le blanc pour la conquête (dans le sens invasion). Le cavalier a pour attribut l'arc
    - Le rouge pour la guerre. Le cavalier a pour attribut une grande épée
    - Le noir pour la famine. Le cavalier a pour attribut une balance
    - Le blême pour la mort. Le cavalier a pour attribut la faux
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CEINTURE
LIEN - DÉSIR - VŒU - ENGAGEMENT - CHASTETÉ - FÉCONDITÉ

  Vêtement avant tout, la ceinture est un attribut humain, elle permet de joindre, de lier et relier (relier = religion). C'est le symbole de l'engagement, du serment, du vœu. La ceinture porte en elle tout un attribut initiatique.

  Elle peut assurer, donner un pouvoir, de la force et de la prestance. Elle peut aussi soumettre, limiter, restreindre la liberté personnelle lorsqu'elle prend la forme d'un lien.

  Dans la mythologie grecque, Aphrodite porte une ceinture (ceste) qui rend les hommes fous de désir lorsqu'elle la porte.

  Au Moyen Âge, la ceinture est symbole de chasteté ou de fécondité et elle permet d'accomplir un vœu lorsqu'on la noue.

  Arrachée, la ceinture est symbole d'un abaissement et d'une mutilation, d'un outrage majeur.
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CENTAURE - CENTAURESSE
DUALITÉ - LUXURE

  Dans la mythologie grecque, un centaure est une créature mi-homme, mi-cheval, que l'on dit issue du prince Ixion et du nuage à l'apparence de femme Néphélé, ou bien du demi-dieu Centauros et des juments de Magnésie.

  Le centaure a l'ambivalence des hommes doubles, au cœur et aux paroles doubles c'est un pêcheur divisé entre le bien et le mal. C'est la bête qui sommeille dans l'homme.
Pour les Grecs de l'antiquité, les centaures symbolisent la luxure et l'ivresse. Il participe à plusieurs scènes mythologiques : le combat contre les Lapithes - L'agression d'Atalante - Le combat contre Héraclès - La mort de Chiron.

  Les centaures de l'Antiquité sont en principe de sexe mâle. Mais, par la suite, on trouve des représentations de centaures femelles, appelées centauresses.
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CENTRE
CIEL - PERFECTION - UNIVERSALITÉ - CONCENTRATION - PLANIFICATION

  Le centre est l'un des 4 symboles fondamentaux, que sont le centre, le cercle, la croix et le carré. Symbole céleste et de perfection il est l'opposé du carré.

  Principe, hypothèse, loi, élément, origine, la présence du centre se veut universelle et infinie. C'est sur ce point que se concentrent les énergies et que s'organisent les choses. Le centre se situe parfois sur une élévation (pyramide).

  Le centre planifie en assurant une cohésion entre les différentes autres parties.

  Dans le labyrinthe, le centre représente la fin d'un parcours de pénitence, l'aboutissement d'un pèlerinage, ou encore celui de l'initiation. Au centre même du labyrinthe se trouve la victoire du spirituel sur le matériel, de l'éternel sur le périssable, de l'intelligence sur l'instinct, du savoir sur la violence aveugle.

  Selon la mythologie grecque, une pierre sacrée appelée l'Omphalos, a été lâchée sur terre par Zeus. Elle marque son centre matériel et spirituel, "le nombril du monde".
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CERBÈRE
GARDIEN - TERREUR DE LA MORT - ENFER - MALAISE - ESPRIT DU MAL

  Dans la mythologie grecque, Cerbère est le chien monstrueux gardien de l'entrée des Enfers. Selon les représentations traditionnelles il est tricéphale, mais certains récits l'affublent de 50 à 100 têtes... Il possède une queue de dragon et son dos est hérissé de têtes de serpent.
Posté aux portes du Hadès (le nom des Enfers et aussi celui de son maître) son rôle est d'en interdire l'entrée aux vivants et d'empêcher les morts d'en ressortir.

  Ce monstre symbolise la terreur de la mort chez ceux qui craignent les Enfers. Il peut parfois désigner les Enfers eux-mêmes.

  Seuls quelques héros de la mythologie ont pu l'amadouer. Comme Héraclès (Hercule), par la force, ou Orphée, par la douce harmonie de sa lyre.

  Par extrapolation, le cerbère peut désigner le malaise intérieur de chaque être humain et l'esprit du mal que l'on est seul à pouvoir vaincre par un changement profond et brutal (en référence à Héraclès), ou par une action plus spirituelle (en référence à Orphée).
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CERCLE
PERFECTION - TOTALITÉ

  Le cercle est le second des quatre symboles fondamentaux, qui sont le centre, le cercle, la croix et le carré. Symbole céleste et de perfection, de totalité, il est opposé au carré.

  De nombreux motifs montrent une croix ou un carré circonscrits dans un cercle. Ainsi, on retrouve le cercle en astrologie, dans les différents cycles planétaires, participant à l'harmonie céleste. Le cercle est associé aux mythes du feu et des héros, ainsi qu'aux mythes solaires.
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CERF
RENOUVEAU - JUSTE - FÉCONDITÉ - MÉDIATEUR - SEXUALITÉ

  Dans de nombreuses traditions païennes et folkloriques, on prétend que le cerf accompagne les âmes des morts dans l'au-delà. Il est donc symbole de renouveau.

  Dans la mythologie grecque, au cours d'une chasse, Actéon aperçoit la déesse Artémis (Diane) nue, prenant son bain. Sacrilège, elle le transforme immédiatement en cerf et il est bientôt poursuivi et déchiqueté par ses propres chiens.
La Diane de la mythologie romaine, après son assimilation à la déesse Artémis est représentée accompagnée d'un cerf ou bien le chevauchant. Son un char est attelé à des biches ou des cerfs blancs.

  Au Moyen Âge, il est l'image du bon chrétien. Le cerf assoiffé cherchant une source représente l'âme du juste qui cherche le Seigneur.

  Les bois du cerf repoussants chaque année, il peut également symboliser la fécondité, la résurrection mais lui confèrent aussi un statut de médiateur entre le ciel et la terre. Ses bois et les ramures qu'ils forment évoquent "l'arbre de vie".

  Pour certain, le cerf est symbole de l'ardeur sexuelle et peut représenter la figure de la compagne aimée.
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CHAÎNE
EMPRISONNEMENT - SERVITUDE - LIBÉRATION (chaîne brisée) - SOLIDARITÉ (chaîne humaine) - FRATERNITÉ

  La chaîne, lorsqu'elle est une entrave est le symbole de la tyrannie, de l'emprisonnement et de la servitude. Lorsqu'elle est brisée, il va de soit qu'elle évoque la libération, l'affranchissement.

  A l'image de la chaîne humaine, lorsque des personnes se donnent toutes la main, la chaîne symbolise alors la solidarité et l'union fraternelle dans un même dessein. La chaîne d'union est un des rites de la franc-maçonnerie qui symbolise la fraternité universelle.
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CHAMEAU
ENDURANCE - SOBRIÉTÉ - PÉLERINAGE

  Le chameau est un animal qui symbolise, à travers ses longs périples dans le désert, la sobriété et l'endurance. Chez les nomades du désert, il représente toute leur fortune, un signe pouvoir et de réussite chez les commerçants.

  Ses déplacements sur de longues distances dans un environnement hostile évoquent le pèlerinage et lui donne une dimension plus spirituelle.
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CHAMPIGNON
AMBIGUÏTÉ - PUISSANCE SEXUELLE - FERTILITÉ - PÉRENNITÉ

  Le champignon peut revêtir une apparence trompeuse qui véhicule une image ambiguë. Symbole de vie lorsqu'il est comestible et de mort lorsqu'il est vénéneux.
  La forme du champignon en fait un symbole de la puissance sexuelle masculine. Un symbole de force de renouvellement perpétuel, une image de longévité.

  En Asie, le champignon est symbole de fertilité. Le fait qu'il se conserve très longtemps une fois séché lui confère le symbole de pérennité. C'est pour cette raison qu'il figure parmi les attributs de Shou Lao, le dieu de la longévité.
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CHANDELIER
LUMIÈRE SPIRITUELLE - FOI - ESPÉRANCE

  Le chandelier est symbole de lumière spirituelle, de semence de vie et de salut.

  Le chandelier à sept branches, la menorah, est un des symboles de la foi judaïque. Dieu a ordonné à Moïse de fabriquer un chandelier en or pur à sept branches pour qu'il fasse briller sa lumière pour l'éternité. La menorah symbolise donc la présence divine dans le lieu de culte. On y associe de nombreuses significations: arbre de vie, foi, espérance, lumière...

  On trouve des chandeliers à sept branches dans les temples égyptiens. Ils pourraient représenter les différents bras du Nil ou bien le soleil et les planètes connues à cette époque.
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CHARYBDE
MONSTRE MARIN MYTHOLOGIQUE - AVIDITÉ - GOUFFRE

  Dans la mythologie grecque, Charybde est la fille de Poséidon, le dieu des mers et des océans et de Gaïa, la déesse mère.

  Charybde vit sur un gros rocher qui borde le détroit de Messine, entre l'Italie et la Sicile. Cependant, cette jeune fille est d'une telle gloutonnerie qu'elle n'hésite pas à voler des animaux pour les dévorer.
C'est ainsi qu'elle intervient durant le dixième des travaux d'Héraclès (Hercule). Le héros combat le géant tricéphale Géryon car il a pour épreuve de lui voler son troupeau et de l'apporter à son cousin Eurysthée, le roi de Tirynthe.
Alors qu'Héraclès passe a proximité de son repère, Charybde réussit à lui subtiliser quelques uns de ces magnifiques bœufs afin d'assouvir sa voracité.

  Mais Zeus qui voit tout, la punie en la métamorphosant en un monstre marin.
Trois fois par jour, telle un gouffre, elle est condamnée à avaler puis à régurgiter de grandes quantités d'eau, incluant navires, marins et poissons passant à sa proximité. Elle recrache à l'eau les débris de ce qui n'est pas comestible.
Désormais, ce monstre implacable devient la terreur des marins qui naviguent dans son secteur. Le danger est encore plus présent lorsqu'on sait qu'un autre monstre est placé en face de Charybde, c'est Scylla qui cherche à happer les navigateurs en tendant vers eux ses six long cous terminés par une tête armée d'une triple rangée de dents, tandis que des chiens hurlants et des serpents sortent de son ventre...

  Lorsqu'Odysseus (Ulysse), lors de son périple, est perdu sur un radeau de fortune, il est aspiré avec son embarcation par la gueule de Charybde. Mais Odysseus réussit à lui échapper en s'accrochant à un figuier qui a poussé sur un rocher au-dessus de la gueule du monstre. Lorsque Charybde recrache son radeau, Odysseus le récupère et poursuit son chemin.

  Charybde est peu représentée dans la statuaire. La fontaine de Neptune à Messine (Sicile) représente Charybde sous les traits d'une femme laide et enchaînée. Son buste difforme repose sur de puissants tentacules et sa bouche béante symbolise certainement la vision du gouffre.
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CHARITES (grec) - GRÂCES (romain)
AMOUR - AMITIÉ - BEAUTÉ - ARTS - JEUNESSE - JOIE - DOUCEUR - DANSE - FESTIN

  Dans la mythologie, les Charites (assimilées aux Grâces chez les romains) sont des divinités mineures, filles de Zeus (Jupiter) et de d'Eurynomé, la plus belle des filles du Titan Océan. Elles sont au nombre de trois :
  • Aglaé : Charite de la splendeur ou du rayonnement
  • Thalie : Charite de l'abondance
  • Euphrosyne : Charite de la joie de vivre
  Elles sont les compagnes d'Aphrodite (Vénus) et personnifie le don de la vie et tout ce qui peut apporter le bonheur et l'exaltation : l'amour et l'amitié, la beauté, les arts, la jeunesse et la douceur. C'est pour cela qu'elles président toutes les activités joyeuses et sont évoquées lors des festins et des divertissements.

  Les Charites sont généralement indissociables et donc représentées toutes les trois. Elles se tiennent par la main dans une attitude lascive, ou dansantes dans une ronde. Jeunes et vierges, leurs formes sont harmonieuses, leur corps élancé et le plus souvent nu ou simplement recouvert d'un léger voile flottant. Elles peuvent tenir chacune à la main une rose, un dé à jouer et une branche de myrte ou encore tenir toutes les trois une pomme.
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CHARITÉ
VERTU THÉOLOGALE - AMOUR DÉSINTÉRESSÉ - BIEN SUPRÊME - PERFECTION

  Selon la religion chrétienne, la Charité est une vertu théologale (ayant Dieu pour objet). Elle doit guider les hommes dans leur rapport au monde et à Dieu. Elles sont au nombre de trois : la Foi, l'Espérance et donc la Charité et, avec les quatre vertus cardinales, elles forment les vertus catholiques.

  La charité est la reine des vertus, l'amour de Dieu et de son prochain. Elle est la vertu théologale par laquelle on aime Dieu par-dessus toute chose pour lui-même, et son prochain comme soi-même pour l'amour de Dieu. Cet amour désintéressé des hommes est considéré comme le bien suprême, la perfection.

  L'allégorie de la Charité est généralement représentée par une femme, plutôt jeune, qui tient contre elle ou qui allaite un ou plusieurs nourrissons. Son regard est attentif, ses gestes et son sourire expriment toute la tendresse d'une mère.

  Dans la légende romaine rapportée par Pline l'Ancien et intitulée "La charité romaine", un vieil homme nommé Cimon, est condamné à mourir de faim dans une prison. Le geôlier par compassion, laisse régulièrement sa fille Péra lui rendre visite. Mais il s'étonne qu'après plusieurs jours le vieillard soit toujours en vie. En se cachant, il aperçoit sa fille qui le nourrit au lait qui sort de son sein. Les juges informés et émus devant cet acte de dévouement, accordent la grâce au vieil homme.
L'histoire de Cimon et Péra inspire les catholiques du XVIIème siècle en tenant lieu d'allégorie de la charité agissante. Donner son sein devient le symbole de la charité et du don fait à autrui, aux pauvres et aux affamés.
La statuaire figure le vieil homme assis, tétant le sein de sa fille qui tient parfois un nourrisson dans ses bras.
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CHAT
PROMPTITUDE - VUE - PROTECTION - CRUAUTÉ - DOUCEUR - CHANCE

  Attribut de la promptitude, et de la vue dans la représentation allégorique des 5 sens, car la légende lui prête de voire dans l'obscurité.

  Le symbolisme du chat est ambivalent. Il est à la fois bénéfique et maléfique, cruel et doux, sournois et intéressé, indépendant et franc selon les peuples et les croyances.
C'est ainsi qu'il est associé au serpent, par l'exagération des biens matériels et par le péché ou bien associé aux enfers, aidant ou jugeant les hommes lorsqu'ils passent dans l'au-delà. La superstition lui donnent sept vies.

  Le chat est agile et retombe toujours sur ses pattes. Doué d'une force prodigieuse, il porte avec lui la chance. On dit que Dieu créa l'homme pour qu'il puisse servir le chat.

  Dans l'Égypte antique, le chat était l'un des nombreux animaux vénérés. Il était notamment associé au symbole de protection. Tout d'abord avatar du dieu en tant que pourfendeur du serpent Apopis, il connaît le sommet de son influence en tant qu'incarnation de la déesse Bastet.
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CHEVAL
MYSTÈRE - PASSION - CÉLÉRITÊ - ÉLÉVATION

  Fils de la nuit et des abysses, le cheval porte la vie et la mort, le mystère. C'est un symbole de la passion et de la fulgurance du désir.

  Dans la mythologie grecque, le cheval est l'attribut du dieu grec de la mer Poséidon, qui l'aurait créé avec son trident (des hippocampes tirent son char au milieu des flots). C'est aussi un attribut d'Europe dans la représentation des parties du monde.

  Le cheval ailé associe la symbolique habituelle du cheval à la légèreté de l'oiseau. Il évoque l'élévation spirituelle et la victoire contre le mal. Dans la mythologie grecque, Pégase, le cheval ailé divin, est lié aux notions d'imagination, de vitesse et d'immortalité.
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CHEVALIER
COURAGE - HUMILITÉ - JUSTICIER - AVENTURIER - HONNEUR

  Le chevalier renvoie l'image d'un homme exemplaire, courageux et vertueux, empli d'humilité. On lui prête une certaine beauté physique comme une beauté morale et il est souvent considéré comme un justicier.

  Mais le chevalier est aussi un aventurier, symbolisé par les chevaliers de la table ronde. Ils furent chargés par le roi Arthur de retrouver le Saint Graal, le Calice utilisé par Jésus-Christ et ses douze disciples au cours de la Cène et qui a recueilli le sang du Christ.

  Par le passé, la notion de chevalerie avait surtout un sens martial : Chevaliers des Templiers, Chevaliers de Maltes, Chevaliers de Rhodes... Aujourd'hui, le terme fait référence à un titre honorifique : Chevalier de la légion d'honneur, Chevalier des Arts et des Lettres,...
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CHEVELURE - CHEVEUX
VITALITÉ - PUISSANCE - SEDUCTION - PÉNITENCE

  Avec le héros biblique Sanson, la chevelure évoque évidemment la force physique. Au fil des époques, sa signification change selon son aspect.

  Ainsi, les représentations masculines qui arborent une chevelure longue et libre sont symbole de puissance et de liberté.

  Au Moyen Âge, une femme portant une longue chevelure marque un grand pouvoir de séduction.

  Le sacrifice de la chevelure est signe de renoncement (nonnes, moine), d'une pénitence ou d'un deuil.

  Lorsqu'on se laisse peigner les cheveux, on autorise un geste d'amour, d'intimité et de confiance.

  La chevelure renvoi à l'image de la martyre Sainte Agnès. Condamnée par un préfet à être dénudée et enfermée au lupanar. Mais le Seigneur la protège en rendant sa chevelure si épaisse qu'elle est mieux couverte par ses cheveux que par ses vêtements...
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CHIEN
COMPAGNON - GARDIEN

  Le chien a une connotation bénéfique, celle de gardien de l'homme, compagnon fidèle jusqu'à la mort.

  Cet animal est le compagnon du chasseur (chiens d'Orion et d'Artémis).

  Dans la mythologie grecque, le chien est un gardien, le plus connu étant Cerbère, chien à trois têtes des Enfers. Un autre est le gardien des troupeaux de Geryon , d'autres sont les gardiens de la Nymphe Scylla, qui devient un monstre marin.

  Dans l'Égypte ancienne, les dieux Anubis et Khentamentiou sont représentés sous la forme de chien, ou avec une tête de chien.

  Comme pour le chat, la superstition lui donne sept vies.
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CHIMÈRE
CRÉATURE MALFAISANTE - CATASTROPHES - VOLCAN - TENTATION

  Dans la mythologie grecque, la chimère est une créature fantastique malfaisante. A l'origine, c'est un être hybride avec une tête de lion, un corps de chèvre et une queue de serpent. Mais La symbolique de la chimère a été reprise pour désigner, dans un sens étendu, toutes les créatures composites possédant les attributs de plusieurs animaux.

  Dans la mythologie grecque, fille de Typhon et d'Échidna, la chimère ravage la région de Lycie. Le roi Iobatès ordonne alors au héros Bellérophon de la tuer. Il y parvint en chevauchant Pégase, le fameux cheval ailé.

  La Chimère est un présage de tempête, de naufrage et de catastrophes naturelles, notamment volcaniques.

  Durant le Moyen Âge, la chimère symbolise la tentation et les désirs inassouvis ou irréalisables. Elle figure parmi les monstres de l'Enfer.
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CHIRON
ÊTRE AYANT L'APPARENCE DU CENTAURE - SAGE - ÉDUCATEUR

  Dans la mythologie grecque, Chiron à l'aspect d'un centaure, mi-homme, mi-cheval. Mais en fait, son apparence tient plus d'une forme de malédiction. Les centaures, sont nés, eux, de l'union d'Ixion et de Néphélé ou bien de Centauros et des juments de Magnésie, et ce n'est pas le cas de Chiron.

  En effet, la légende raconte que Cronos, de passage sur l'île de Philyra, trompe son épouse Rhéa en couchant avec la fille d'Océan, Philyra. Surpris par la déesse Rhéa dans leurs ébats, Cronos saute de sa couche et part au galop car il a pris la forme d'un étalon pour fuir encore plus vite. Philyra honteuse, quitte les lieux et se réfugie sur les crêtes de Pélagie. C'est ici qu'elle donne naissance à Chiron, un être monstrueux rappelant son père dans sa fuite, mi-homme, mi-cheval, ayant l'apparence d'un centaure, mais mi-divin et immortel contrairement à eux.

  Abandonné par ses parents, le jeune Chiron est recueilli et adopté par Apollon. Il lui enseigne tout son savoir, redevable à la culture et à la civilisation. L'éthique, la philosophie, les mathématiques, le raisonnement, la logique, la prophétie, la médecine et la guérison, la poésie, la musique et l'art de jouer de la lyre et celui du tir à l'arc font également parties des enseignements inculqués.

  Devenu adulte, il se retire sur les montagnes et dans les forêts et vit dans une grotte, sur le mont Pélion, en Thessalie. Artemis lui enseigne l'art de la chasse et la vie sauvage en forêt. Elle lui transmet sa connaissance et le respect de tout ce qui est redevable à la nature. Il apprend les propriétés des corps célestes, la science des végétaux et leurs vertus médicinales.

  Chiron vit dans la grotte de Phylira, située sur le mont Pélion en Thessalie. Il épouse la Nymphe Chariclo, la fille d'Apollon, qui lui donne Endéis, qui enfante plus tard Pélée, le père d'Achille.

  La grande sagesse et l'instruction de Chiron lui valent d'être le précepteur de nombreux jeunes héros, parmi lesquels Jason, Asclépios, qu'Apollon lui a confié à sa naissance pour l'instruire dans l'art de la médecine et qui devient adulte le dieu de la Médecine. Son grand ami Pélée lui confie l'éducation d'Achille, le fils qu'il a eu avec Thétis, grâce à ses conseils. Il fait d'Achille un homme parfait en l'initiant à la musique et à la médecine. Il lui révèle les secrets des plantes médicinales et lui inculque une éducation morale basée sur la justice et la modération. Et bien d'autres, comme Enée, sont instruits par ses soins.

  Chiron est également apprécié pour ses connaissances médicinales. Un temple, le "chironium", est érigé au pied du mont Pélion. Les patients affluent pour y dormir et identifier leurs maux en rêve, de façon à les guérir. Sa maîtrise totale de la musique permet même à Chiron de guérir les maladies par les accords seuls de sa lyre.

  Bien qu'immortel par sa naissance divine, Chiron trouve la mort. C'est Héraclès qui le blesse involontairement d'une de ses flèches lors d'une lutte confuse contre des centaures. Cette flèche est infectée du venin de l'hydre de Lerne et tous les remèdes que Chiron ingère sont impuissants contre le poison répandu dans ses veines. Chiron est en proie à des souffrances insupportables et n'a qu'un désir, celui de mourir.
Zeus accepte et le transporte dans le ciel, où il devient la constellation du Sagittaire. Dans sa grande bienveillance, Chiron souhaite laisser le bénéfice de son immortalité à Prométhée. Zeus y consent puisqu'il a promis de délivrer Prométhée de son supplice à la condition qu'un immortel consente à mourir pour lui.

  Dans la statuaire, Chiron est représenté sous les traits d'un centaure au torse musclé et à la barbe fournie. Il porte parfois en bandoulière le carquois et les flèches du chasseur. Sa représentation la plus célèbre le montre apprenant à jouer de la lyre au jeune Achille.
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CHOUETTE - HIBOU
FOI - TÉNÈBRES - PERSÉVÉRANCE - DÉMON - MYSTÈRE - FORGERONS - RENAISSANCE

  Comme elle voit dans l'obscurité, c'est le symbole de la foi, mais aussi des ténèbres, de la tristesse et de la solitude.

  En Grèce antique, la chouette chevêche est le symbole de la déesse Athéna, la déesse de l'intelligence, de la prudence, de la sensibilité artistique.

  Elle peut symboliser les païens qui ont vécu dans les ténèbres de la nuit avant la naissance du Christ, "lumière du monde". C'est pourquoi elle accompagne souvent l'homme en voie de conversion comme pour l'engager à la persévérance.

  Au Moyen Âge, on voit en elle le démon car on en a peur. A cette époque où la croyance aux fantômes est vive, la chouette, notamment la chouette effraie ou Dame Blanche, est associée aux fantômes et à la sorcellerie, mais aussi au mystère et à une forme de perspicacité, d'intelligence.

  En Chine, elle est considérée comme un oiseau sacré, terrifiant, figure de la foudre. C'est l'emblème des forgerons. Elle est consacrée aux solstices d'hiver et d'été, à la renaissance et au triomphe de la lumière.
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CIGOGNE
PROTECTION MATERNELLE - CHARITÉ - AMOUR FILIAL - CONSTANCE

  La cigogne est prête à mourir pour ses petits, alors elle symbolise la protection maternelle. C'est certainement pour cela qu'elle a été représentée apportant les nourrissons dans un linge tenu par son bec.
Mais les petits cigogneaux rendent bien l'amour donné par leurs parents puisqu'ils ne les abandonnent jamais et prennent soin d'eux même lorsqu'ils vieillissent. Parents et enfants symbolisent la charité et l'amour filial.

  Même au retour de sa longue migration, la cigogne n'oublie jamais où se trouve son nid, ce qui un fait un symbole de constance.

  Dans la mythologie grecque, la cigogne revêt une dimension symbolique en relation avec la maternité puisqu'elle est consacrée à Héra, la déesse protectrice des femmes en couches.
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CIRCÉ
MAGICIENNE - FEMME FATALE

  Dans la mythologie grecque, Circé est la fille d'Hélios, le dieu Soleil, et de l'Océanide Perséis. Elle a pour sœur Pasiphaé, l'épouse de Minos, et d'Æétès, le roi de Colchide.

  Circé habite avec ses nymphes sur l'île Ééa dans un palais magnifique rempli de richesses. Selon Homère, elle s'est réfugiée sur cette île après avoir empoisonné son mari, le roi des Sarmates.
Des loups et des lions dénués de toute agressivité se promène dans son royaume. Il faut dire que Circé (dont le nom signifie oiseau de proie) est douée de pouvoirs extraordinaires. Elle peut faire descendre les étoiles du ciel, mais elle excelle surtout dans la préparation de philtres, de poisons et de breuvages de tout genre, propre à transformer les pauvres navigateurs qui aborde son île en animaux.

  Lorsqu'Odysseus (Ulysse), après son départ de Troie, remonte les côtes italiennes, une tempête jette son navire sur son île. Il envoie en reconnaissance la moitié de son équipage et la troupe entre dans le merveilleux palais. Ils sont bien accueillis par Circé qui les invite aussitôt à prendre un breuvage. Les marins, ravis, acceptent, mais à peine ont-ils avalés une gorgée, que les voici tous transformés en pourceaux.
Heureusement, l'un d'entre eux, Euryloque, n'est pas entré. Il observe la scène à distance et s'enfuie prévenir Odysseus. Voyant le désarroi de ce dernier, Hermès intervient et lui apparaît en lui donnant le moyen d'échapper aux sortilèges de cette magicienne, l'herbe moly.

  Odysseus se rend alors au palais et Circé l'accueille comme elle l'a fait avec ses compagnons, en lui offrant à boire. Odysseus glisse l'herbe dans le breuvage et boit. Quand Circé formule ses maléfices, il reste insensible à l'envoûtement et tire son épée pour la tuer. Mais Circé lui demande pitié, jure par la Styx de ne lui faire aucun mal et de rendre leur aspect à ses compagnons de voyage.
  Mais cette fois c'est Circé qui est tombée sous le charme d'Odysseus et pendant près d'un an, le roi d'Ithaque oublie son île auprès d'elle. Ils ont ensemble un fils Télégonos, et une fille, Cassiphonée.
Quand Ulysse quitte Circé, il descend aux enfers voir le devin Tirésias sur ses conseils. Il lui indique le meilleur chemin pour rentrer chez lui, à Ithaque.

  Dans une autre histoire, Circé désire Picus, le roi d'Italie, mais il préfère rester avec son épouse. Pour s'être refusée à elle, Circé le métamorphose en pivert.

  C'est elle aussi qui transforme Scylla en monstre. Circé est éprise ici de Glaucos, une divinité marine. Mais la belle Scylla approche de trop près Glaucus. Folle de jalousie, Circé verse un de ses filtres magiques dans la fontaine où elle se baigne. En entrant dans l'eau, Scylla se métamorphose en une créature monstrueuse. Il lui pousse douze moignons pour pieds, six long cous terminés par une une tête hideuse armée d'une triple rangée de dents, des chiens hurlants et des serpents sortent de son ventre.
De terreur, Scylla se jette dans la mer à hauteur du détroit de Sicile et, depuis ce temps, ce monstre y sévit, en face d'un autre monstre non moins légendaire, Charybde. Mais ce dernier n'a pas été puni par Circé mais par Zeus.
L'expression "tomber de Charybde en Scylla" (aller de mal en pis) démontre que, de ces deux monstres, c'est Scylla le plus redoutable.

  On retrouve Circé dans les aventures de Jason et les Argonautes. Pendant leur voyage de retour, le bateau aborde l'île de Circé où Médée est reçue par la magicienne, sa tante. Elle refuse de donner l'hospitalité à Jason et Médée mais les purifie du meurtre d'Apsyrtos, le jeune frère de Médée. En effet, alors qu'ils fuient après avoir récupéré la toison d'or, le frère de Médée embarqué est tué. Ses membres sont jetés à la mer afin de retarder la poursuite des navires de son père qui se détournent pour récupérer les restes du corps.

  La figure mythique de Circé, à l'instar des Sirènes ou de la Gorgone Méduse, campe l'une des premières représentations de la "femme fatale". Elle représente pour l'homme le danger absolu.
Dans leur aventure, les hommes d'Odysseus perdent leur virilité et leur humanité pour être transformer en cochon, la plus basse forme animale.
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CITHARE - LYRE - HARPE
SYMPHONIE - HARMONIE - POUVOIR DE DIVINATION - INSPIRATION MUSICALE ET POÉTIQUE

  Cet instrument de musique à cordes antique est apparenté à la lyre et à la harpe. Il symbolise la symphonie et l'harmonie.

  Dans la mythologie grecque, la lyre est l'instrument fabriqué par le dieu Hermès dans une carapace de tortue et offert au dieu Apollon qui en joue à merveille. Elle représente le pouvoir de divination qui émane de ce dernier.

  La lyre est aussi l'attribut des Muses Erato et Uranie qui représentent l'inspiration musicale et poétique et de Terpsichore, la Muse de la Danse, de la Poésie lyrique, des Chants et des Chœurs.
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CLEF
SÉCURITÉ - TRANSFERT

  Signe de droit, signe de sécurité, signe de communication, la clé est un symbole fort. Le geste par exemple, de la remise des clés, manifeste autant l'acte d'allégeance que l'acte de transfert d'une propriété.

  La clé possède un symbolisme double d'ouverture et de fermeture. Son symbole se projette sur diverses formes de pouvoirs, sur des solutions. La clé permet d'accéder aux petits et aux grands secrets.

  Dans les mythes, la clé garde les portes et les routes. Au Japon, la clé évoque la prospérité. Elle est une nourriture spirituelle, un maître initiateur, le chef, celui qui détient un pouvoir de décision et de responsabilité, celui qui a été initié.

  Saint Pierre est représenté avec deux clés, l'une en or : céleste, l'autre en argent : terrestre. Il a ainsi la capacité d'ouvrir et de fermer les portes du Paradis.
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CLIO
MUSE - HISTOIRE

  Dans la mythologie grecque, Clio est une des neuf Muses fille de Zeus (Jupiter) et de Mnémosyne, la déesse de la mémoire. Elle vit avec ses sœurs dans dans les montagnes de l'Hélicon, tout près de l'Olympe.

  Les Muses président à la création artistique et les créateurs ne peuvent trouver leur inspiration que grâce à elles. Elles ont toutes une attribution dans un domaine artistique spécifique.

  Clio est la Muse de l'histoire. C'est elle qui raconte en chantant l'histoire des cités et celle des hommes, en glorifiant leurs hauts faits. Clio inspire de nombreux poètes et auteurs de l'antiquité, dont le fameux Homère.

  Clio est représentée comme une jeune fille dont la tête est couronnée de lauriers. Elle peut tenir en mains un volume en rouleau (le volumen). Il est titré "Thucydide" et raconte les récits du passé.
D'autres attributs peuvent être tenus entre ses mains, comme une trompette, celle de la renommée. Un globe terrestre. Une clepsydre, l'horloge à eau qui représente le temps passé en démontrant ainsi que l'histoire entoure tous les lieux et de tous temps.
Clio est aussi considérée comme la créatrice de la guitare. Elle est donc quelquefois représentée avec l'instrument dans une main, et, pour en jouer, un plectre (une sorte de médiator) dans l'autre.
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CŒUR
AMOUR - AMITIÉ - VIE

  Il représente le centre vital de l'homme et a toujours été l'objet d'une multitude de significations symboliques.

  Figure emblématique de l'amour, de l'intelligence, de l'intuition, du courage, de l'amitié, de l'endurance, du souffle, il a toujours été rattaché à la vie.

  Dans la tradition biblique, il trouve sa source dans le martyr du Christ (un soldat lui transperce le cœur lors de la crucifixion). Le Sacré Cœur de Jésus (notre image), parfois blessé à droite, est ceint d'une couronne d'épines et surmonté d'une croix enflammée.

  Un cœur couronné ou un cœur percé d'une flèche symbolisent l'amour.
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COLOMBE
ÂME - ESPOIR - HARMONIE - SAINT ESPRIT - PURETÉ

  De manière générale, la colombe représente l'âme humaine.

  Dans la symbolique judéo-chrétienne la colombe est fondamentalement signe de pureté et finie même par représenter le Saint-Esprit.

  Lorsqu'elle rapporte un rameau d'olivier dans son bec à l'arche de Noé, annonçant ainsi qu'une terre d'asile est proche, elle symbolise alors l'espoir et le bonheur retrouvé.

  Dans son acceptation païenne, sa blancheur lui confère ses notions de pureté et de grâce. Oiseau de la déesse Aphrodite, elle représente l'accomplissement amoureux.
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COMPAS
SCIENCES - RIGUEUR - ACTIVITÉ CRÉATRICE - CYCLE

  Le compas est généralement considéré comme l'emblème des sciences exactes, de la rigueur mathématique.

  Le fait qu'il trace les images du mouvement et qu'il soit mobile l'a désigné comme le symbole du dynamisme constructeur, l'attribut des activités créatrices.

  Le compas tourne sur une pointe pour revenir au point de départ, il évoque ainsi le cycle de l'existence.

  Associé à l'équerre, le compas indique le bon ordre, l'harmonie. Au Moyen Âge, cet ensemble devient l'emblème des principales corporations.
Le compas représente alors le spirituel, alors que l'équerre représente le matériel. Ainsi, une équerre posée sur un compas indique une domination du matériel sur le spirituel, et réciproquement lorsque le compas est posé sur l'équerre. Et lorsque l'ouverture du compas correspond à l'angle de l'équerre, l'harmonie des deux plans est parfaite.
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COQ
FIERTÉ - FRANCE - SOLEIL - PROTECTEUR - LUMIÈRE

  Le coq, par son allure, est connu comme emblème de la fierté. Bien entendu, c'est aussi celui de la France. Le coq gaulois tient son origine d'un jeu de mot des Romains entre gallus (coq) et Gallus (Gaulois).

  Le coq est également un symbole solaire, parce que son chant annonce le lever du soleil. En Inde, il est l'attribut de Skanda, qui personnifie l'énergie solaire.

  Au Japon le coq est un animal sacré, manifestation de la lumière, il circule en liberté dans les temples shintoïstes.

  Il est également vénéré en Chine car son allure et son comportement évoquent les cinq vertus : civiles, militaires, courage, bonté et confiance.

  Seuls les bouddhistes tibétains le tiennent pour un symbole néfaste évoquant le désir, l'attachement et la convoitise.

  Le coq perché sur la flèche d'une église apparaît comme le protecteur et le gardien de la vie.

  Il est parfois représenté comme un emblème du Christ pour son image solaire : lumière et résurrection.
Dans l'Islam, qui le vénère également, son chant signale la présence de l'ange et appelle la prière.

  Dans la mythologie grecque, le coq est tenu pour un des attributs d'Apollon, le héros du jour qui naît.
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COQUILLE - COQUILLAGE
ÉROTISME - FÉCONDITÉ - NAISSANCE - PROSPÉRITÉ

  Selon la légende, la déesse grecque du désir Aphrodite (Vénus) est née dans une grande coquille et c'est certainement pour cela qu'elle revêt un double aspect, à la fois érotique et fécondant.

  Dans ce mythe, Aphrodite surgit nue de l'écume de la mer, chevauchant une conque. Elle arrive sur l'île de Chypre, à Paphos où les Heures (Saisons), filles de Thémis, l'accueillent avec bonheur et se hâtent de la vêtir et de la parer.

  En Chine, l'image de la coquille est associée à celle des Empereurs pour les notions de chance et prospérité qu'on lui confère.
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CORDE
ASCENSION - LIEN - SOLIDARITÉ - MORT

  La corde symbolise le moyen d'obtenir une ascension, tout comme l'échelle ou l'arbre.

  La corde est aussi le symbole du lien, surtout lorsqu'elle est nouée. Elle peut évoquer l'union et la solidarité. Ainsi, chez les francs-maçons, la corde à nœuds, représente la chaîne d'union qu'ils tiennent à la main en formant un cercle.

  Lorsque la corde est associée à la pendaison, elle est symbole de désespoir et de mort.
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CORNE D'ABONDANCE
FORTUNE - FERTILITÉ - JOIE

  La Corne d'abondance est une corne magique donnant fortune à qui la détient. Elle est ainsi représentée le plus souvent regorgeant de fruits, mais aussi de lait, de miel et d'autres aliments doux et sucrés.

  la corne d'abondance est synonyme de source inépuisable de bienfaits, de richesse, de fécondité, de fertilité et de joie.

  Dans la mythologie grecque, Zeus, enfant, casse malencontreusement la corne de la chèvre, Amalthée, qui lui fait office de nourrice. Pour chasser la peine et la douleur du pauvre animal Zeus, lui fit serment que la corne deviendrait pour tous le symbole de la richesse et des rêves de fortune.

  C'est un attribut de nombreuses divinités - Cérès, déesse romaine de la fertilité et de la plénitude - Ploutos, dieu grec de la richesse - Tellus ou Gaïa, déesse mère - Épona, déesse celtes de la fertilité - Fortuna, déesse romaine de la "bonne chance"- Cernunnos, dieu gaulois.
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COURONNE
AUTORITÉ - SAINTETÉ - PASSION - ÉTERNITÉ - RÉCOMPENSE

  Symbole polyvalent issu du cercle, elle incarne l'autorité, la gloire, la vertu, la victoire et la prospérité.

  La couronne chrétienne est un symbole de sainteté, une récompense glorieuse. Celle de la Vierge indique qu'elle est reine des cieux, quant à la couronne d'épines, elle représente la Passion du Christ.

  La couronne royale est signe de souveraineté mais aussi d'éternité tout comme la couronne de fleurs.

  La couronne de feuillages est symbole de récompense.
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CRABE
LUNE - MÈRE - FUITE - COMBAT

  Le crabe est un symbole lunaire, certainement parce qu'il est lié à la marée qui le ramène sur le rivage, et aussi à sa manière latérale de se déplacer.
Ce rapprochement, mais aussi sa carapace, le fait passer pour un symbole de la mère protectrice.

  Sa démarche latérale symbolise la fuite. Mais lorsqu'il est prompt à l'attaque en brandissant ses pinces, le crabe est associé au combat.

  Les Romains de l'antiquité voyaient dans le crabe le symbole de la protection, alors qu'au Moyen Âge il était considéré comme un monstre marin nécrophage et maléfique.
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CRÂNE - TÊTE DE MORT
VICTOIRE - ÉTERNITÉ - VANITÉ - RÉDEMPTION

  Historiquement, le crâne était un symbole populaire de la victoire sur l'ennemi. Ce trophée de bataille et un avertissement à ceux qui chercheraient le défi.

  Dans l'art chrétien, le crâne a été utilisé comme un symbole de l'éternité, de la repentance, de la vanité humaine. Ainsi, le crâne d' Adam placé aux pieds du Christ crucifié symbolise la rédemption.

  Les papes, cardinaux, et certains caractères de la royauté incorporent le crâne comme un rappel de l'importance qu'il y a, à mener une vie de vertu.

  Un crâne avec un serpent rampant à travers les bassins des orbites était l'ancien symbole de la connaissance et de l'immortalité.
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CROCODILE
FORCE - PATIENCE - FULGURANCE - DÉVORATEUR

  Le crocodile symbolise la force, la patience et la fulgurance. Il est également le lien entre l'eau et la terre.

  Dans la mythologie égyptienne, le crocodile Amenuit est la "Dévoreuse", la déesse à tête de crocodile. Dans l'épreuve de la pesée de l'âme, elle attend de dévorer l'âme de celui pour qui la balance penche du mauvais côté. Elle est donc la gardienne du royaume des morts, empêchant les êtres malfaisants d'y accéder.

  La présence de crocodiles dans le Nil est pour les Égyptiens le signe d'une crue favorable aux récoltes. Les crocodiles sont donc des animaux sacrés, maître des eaux.
Le dieu de l'eau et de la fertilité Sobek est figuré sous les traits d'un humain à tête de crocodile. Ce maître des eaux élimine les menaces aquatiques et protège les âmes des défunts pendant leur navigation jusqu'au royaume des morts.
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CROIX
TERRE - ORIENTATION - INTERMÉDIAIRE - CRUCIFIXION

  La croix est le troisième des quatre symboles fondamentaux, que sont le centre, le cercle, le carré et donc, la croix. Comme le carré, la croix symbolise la terre.

  Les bras de la croix sont dirigés vers les 4 points cardinaux, c'est donc la base de tous les symboles d'orientation. C'est un intermédiaire, en elle s'entremêlent le temps et l'espace et se joignent le ciel et la terre.

  Son usage en tant que symbole religieux remonte à plusieurs siècles avant même l'époque du Christ et a une valeur universelle. Dans la tradition chrétienne, elle symbolise la crucifixion et le supplice du Christ.


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La croix de lorraine ou croix d'Anjou doit sa forme à la croix chrétienne (croix latine) à laquelle a été ajoutée une petite traverse supérieure où figurait l'écriteau que Ponce Pilate aurait fait poser au-dessus du Christ : INRI : Jésus de Nazareth, roi des Juifs. En 1940, La France libre l'adopte pour symbole en opposition à la croix gammée
La croix latine est un symbole du christianisme et l'emblème du catholicisme. On la nomme parfois croix christique. Une croix latine dont la traverse se trouve en bas est dite croix de Saint Pierre, en mémoire de son martyre.
La croix grecque est caractérisée par des branches égales et rectilignes. On la trouve dans les cultures anciennes, datant d'avant le Christianisme. C'est un symbole sacré représentant les quatre saisons, les quatre vents, les quatre éléments ou certains autres aspects de la nature physique.
La croix pattée a les bras étroits au niveau du centre, puis ils se courbent en forme de pattes aux extrémités. Elle a été l'emblème des Chevaliers Templiers, utilisée par les Chevaliers Teutoniques et plus tard, fut associée à la Prusse ainsi qu'à l'Empire Allemand (de 1871 à 1918).
La croix fleurdelisée est une croix grecque dont les 4 extrémités ont la forme de fleurs de lis.
La croix potencée, dite de Jérusalem (emblème des chrétiens d'Orient) ou croix à béquilles, est une croix aux bras égaux composée de 4 croix en tau. Elle est considérée comme le signe distinctif des organisations scoutes catholiques.
La croix tréflée ou croix de Saint Maurice (Saint Patron de la famille de Savoie en 1434), possède trois branches au moins qui se terminent chacune par trois feuilles arrondies (trèfle).
La croix de Malte ou croix de Saint Jean, possède quatre branches mais a huit pointes. C'est un symbole chrétien utilisé par plusieurs ordres religieux : l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem - l'ordre souverain de Malte - l'ordre de Saint-Lazare de Jérusalem - l'ordre de Montjoie - les huguenots - etc.
La croix en Tau ou croix de Saint-Antoine le Grand, est une croix qui prend la forme de la lettre grecque tau. Dans la religion chrétienne la capitale majuscule T fut d'abord un signe des religieux et chevaliers Antonins qui s'occupaient des lépreux et le portaient avec une clochette en amulette gravé. Cette lettre appelée Tau est ensuite devenue le symbole franciscain par excellence car il rappelle la forme d'une croix, celle du Christ.
La croix de Saint-André est une croix en forme de X. Son nom provient de la forme de la croix qui aurait été utilisée pour supplicier Saint André.
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CRONOS (grec) - SATURNE (romain)
ROI DES TITANS - SACRIFICES - FERTILITÉ - TEMPS

  Dans la mythologie grecque, Cronos (assimilé à Saturne chez les romains), est le fils de Gaïa (la Terre) et d'Ouranos (le Ciel). Il épouse sa sœur Rhéa et devient le roi des Titans.

  Lorsque Gaïa prédit à Cronos qu'un de ses enfants va lui ravir son trône, il entreprend de les supprimer tous dès leur naissance. Hestia, Déméter, Héra, Hadès et Poséidon sont ainsi dévorés tour à tour...
Cependant, Rhéa parvient à sauver Zeus, le cinquième enfant, en le remplaçant par une grosse pierre enveloppée de langes.

  Gaïa se plaint auprès de son fils des souffrances que lui fait subir Ouranos. Cronos décide de la venger en mutilant le sexe de son père avec une faucille pendant son sommeil. De l'écume sortie du membre d'Ouranos, et tombée dans la mer, naît Aphrodite, la déesse de l'amour.
  Devenu adulte, Zeus épouse l'Océanide Métis, déesse de la raison, de la prudence, de la stratégie militaire et de la sagesse. Métis sert un vomitif à Cronos et lui fait restituer les cinq enfants qu'il a avalés. Zeus libère les Titans et les Cyclopes que Cronos a enfermé dans la terre et se sert de ces alliés pour le détrôner et le jeter dans les profondeurs du Tartare.

  L'outil utilisé et les conséquences de son acte ont fait de Cronos une très ancienne divinité du blé et de la fertilité. Il est fêté à Athènes, à Thèbes, à Rhodes au moment des moissons. Ces fêtes s'accompagnent de sacrifices humains.

  Les Romains assimilent Cronos à Saturne. On rapproche parfois son nom de son paronyme Chronos, la personnification du temps. Tout deux possèdent les attributs du temps, le sablier et de l'agriculture, la faux.
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CYBÈLE
MÈRE DES DIEUX - PUISSANCE DE LA NATURE - PROTECTRICE DES VILLES

  Dans la mythologie, Cybèle est une divinité d'origine phrygienne, adoptée par les Grecs, puis par les Romains. Elle est la fille du Ciel et de la Terre et la mère des dieux. Elle représente la puissance végétative et sauvage de la nature.

  Elle peut être représentée debout ou assise sur son trône, gardée par deux lions ou bien montée sur un char traîné par les fauves, symboles de force.>br> La clef qu'elle tient ouvre la porte de la Terre où sont enfermées ses richesses. Sa couronne, ornée de petites tours, symbolise les villes qu'elle protège.
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CYCLOPE
DÉGÉNÉRESCENCE - FORCE BRUTALE - PUISSANCE - VIOLENCE - FORGERON

  Dans la mythologie grecque, les cyclopes sont des géants, fils d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). Ils se distinguent par leur œil unique placé au milieu du front.
Contrairement aux hommes qui possèdent deux yeux, n'en avoir qu'un révèle un état primitif, une dégénérescence de l'intelligence. Le Cyclope évoque la puissance ou la violence des éléments, une force brutale imprévisible qui échappe à la raison.

  Les légendes décrivent plusieurs races successives :
- Les trois Cyclopes ouraniens : Brontès (Tonnerre), Stéropès (Éclair) et Argès (Foudre). Leur père Ouranos craignant leur force bestiale les enferme dans le Tartare. Mais le Titan Cronos, les libère pour renverser Ouranos. Redoutant à son tour d'être vaincu par eux, il les renvoie dans le Tartare.
Plus tard, Zeus les libère. Les Cyclopes lui fabriquent le foudre qu'il utilise alors comme arme pour renverser Cronos et les autres Titans et devient le maître de l'Univers.
Fins forgerons, les Cyclopes créent également le trident de Poséidon, l'arc et les flèches d'Artémiset le casque d'Hadès (la kunée : qui possède le pouvoir de rendre invisible son porteur).

- Les Cyclopes forgerons : Ce sont les assistants d'Héphaïstos, le dieu du feu, de la forge, de la métallurgie et des volcans. On connaît les noms de trois d'entre eux : Acamas, Pyracmon et Adnanos.

- Les Cyclopes bâtisseurs : Ils sont appelés encheirogasteres (ceux qui ont des mains au ventre) car ils travaillent de leurs mains pour gagner leur vie. Ils accompagnent le roi Prœtos de Lycie et fortifient la ville de Tirynthe en construisant des murs épais avec des blocs de pierre énormes. Ces murailles sont qualifiées de cyclopéennes. Ils construisent également les murs de Mycènes et la porte des Lions.

- Les Cyclopes pasteurs : cette génération tardive est loin d'être aussi brillante que les précédentes. Ces géants vivent simplement de l'élevage des moutons, notamment dans l'île de Trinacrie (Sicile). Ils n'en restent pas moins sauvages et cannibales, ne craignant ni les dieux ni les hommes. Le plus connu d'entre eux est Polyphème, qu'Odysseus (Ulysse) croise lors de son Odyssée.
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CYGNE
ÉLÉGANCE - GRÂCE - PURETÉ (blanc) - FORCES OCCULTES (noir)

  L'apparence générale du cygne en fait un symbole de l'élégance, de la grâce et de la beauté. Si sa blancheur évoque la pureté, par contre le cygne noir évoque les forces occultes, les ténèbres...

  La théorie du cygne noir développée par le philosophe Nassim Nicholas Taleb, désigne l'effet d'un événement imprévisible et peu probable qui se réalise malgré tout en entraînant des conséquences d'une portée considérable.

  Dans la mythologie grecque, le cygne est l'attribut d'Apollon (le dieu de la Lumière, des Arts et de la Divination). Il est parfois représenté sur son char guidé par des cygnes.
Léda, reine de Sparte, est séduite et fécondée par Zeus métamorphosé en cygne (notre image). Elle donne naissance à quatre enfants, deux immortels enfants de Zeus : Hélène et Pollux et deux mortels enfants de son époux Tyndare : Clytemnestre et Castor.

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DAGON
SEMENCES - AGRICULTURE - SUBSISTANCE

  Dagon est une divinité antique de l'ancienne Syrie au XIIème siècle avant JC et notamment un des dieux principaux des Philistins.

  On le représente assis sur un trône, portant la barbe. Considéré comme le dieu des semences et de l'agriculture, il tient un épi de blé de la main gauche tandis que l'autre est levée pour bénir. Dagon est donc avant tout perçu comme un dieu protecteur, garantissant la subsistance à ceux qui le vénèrent.

  Ses sanctuaires étant proche de la mer, Dagon est parfois représenté comme un être mi-homme mi-poisson. Mais il conserve toutefois ses attributs agraires.
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DANAÉ
CHASTETÉ - PUDEUR - CORRUPTION

  Dans la mythologie grecque, Danaé est la fille d'Acrisios, le roi d'Argos, et de son épouse, la Dryade Eurydice.

  Le roi Acrisios décide de consulter un oracle car il se désespère d'avoir un fils pour lui succéder. A son grand dam, il lui prédit non seulement que sa femme ne lui donnera pas de fils, mais qu'en plus, il sera tué par le petit-fils que lui donnera sa fille Danaé. Il prend peur et tente de conjurer le destin en enfermant Danaé au sommet d'une tour d'airain ouverte sur le ciel, mais bien gardée, afin qu'elle ne puisse jamais avoir d'enfant.
Mais Zeus la voit et tombe immédiatement sous son charme. Il parvient à la séduire sous la forme d'une pluie d'or qui tombe sur son corps. Suite à cette union merveilleuse, Danaé donne naissance à un fils qu'elle nomme Persée.

  Danaé ne peut pas cacher longtemps son enfant. Acrisios le découvre et se souvient immédiatement de l'oracle. Il ne tarde pas à trouver une solution pour sauver sa vie. Bien qu'il y pense, il ne peut pas tuer sa propre fille et son petit fils de ses mains, les Dieux et les Erinyes ne le lui pardonneraient pas... Alors il décide d'enfermer sa fille et le petit Persée dans un coffre de bois qu'il lance à la mer, en espérant bien ne jamais les revoir.
Le coffre dérive longuement sur les flots jusqu'à ce qu'il s'échoue sur une plage de l'île de Sériphe. Un pêcheur nommé Dictys, frère du roi de l'île, Polydectès, trouve le coffre et délivre Danaé et Persée, sains et saufs. Ce modeste pêcheur prend soin d'eux et les accueille dans sa cabane où Persée va désormais grandir.

  Mais la belle Danaé subit la convoitise de Polydectès, le roi tyrannique de l'île. Persée qui a grandi s'oppose à ce mariage, mais ce malin de Polydectès trouve un moyen de l'éloigner en faisant croire qu'il veut en épouser une autre, Hippodamie, la fille du roi de Pise. Les invités devront apporter un cadeau de mariage au roi et Persée n'a aucun bien, ni fortune. Alors le roi le met au défi de ramener la tête de Méduse, une Gorgone, un cadeau du plus bel effet. Il croit bien que Persée n'a aucune chance d'en revenir vivant. Persée, part donc combattre Méduse.
Profitant de l'absence du fils, le roi tente de faire violence à sa mère, mais elle réussie à s'enfuir grâce au pêcheur Dictys et à se cacher dans un temple.

  De retour de sa victorieuse expédition au cours de laquelle il décapite la Gorgone, Persée sauve sa mère Danaé en changeant le tyran en statue de pierre grâce à la tête de Méduse. Ses yeux ont en effet le pouvoir transformer en pierre quiconque les regarde.

  Danaé rentre alors en compagnie de Persée à Argos et s'installe auprès de sa mère. Quant à l'oracle, il se confirme lorsqu'Acrisios assiste à des jeux de force. Assis au milieu de la foule, il meurt touché par un disque lancé accidentellement par son petit-fils Persée.

  Danaé, au Moyen Âge, est perçue comme le symbole de la femme chaste et pudique. On l'a d'ailleurs souvent considérée comme la préfiguration de la Vierge Marie.
Tout comme elle, la jeune femme enfermée au sommet de sa tour a été fécondée par le divin de façon surnaturelle, sans avoir commis le "péché de chair", et a donc conservé sa virginité.
D'autres, au contraire, voit dans la figure de Danaé la personnification de la femme corrompue, ayant vendu son corps pour de l'or.

  Dans l'art antique, Danaé est représentée allongée ou à demi-allongée sur un lit, la plupart du temps nue et dans une position consentante, le visage tourné vers la pluie d'or de Zeus.
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DANAÏDES
CHÂTIMENT - ILLUSION - DÉSIR INASSOUVI

  Dans la mythologie grecque, les Danaïdes sont les 50 filles du roi Danaos, le roi de Lybie. Son frère jumeau, Égyptos, possède l'Arabie.

  Egyptos s'est emparé de l'Égypte et veut marier les filles de Danaos à ses cinquante fils. Mais, averti par l'oracle que ses gendres vont le détrôner, Danaos préfère quitter la Libye pour fuir le danger.
Il s'installe à Argos avec ses cinquante filles et devient roi de la cité. Mais les cinquante fils d'Égyptos viennent jusqu'à Argos demander à nouveau les Danaïdes en mariage. Danaos est obligé de céder et les Danaïdes épousent donc leurs cinquante cousins.
Danaos n'a plus qu'un seul recours, il remet à chacune de ses filles une dague et leur ordonne d'égorger leurs maris durant la première nuit de leurs noces. Elles passent toutes à l'acte sauf Hypermnestre qui épargne Lyncée, qui peut ainsi s'enfuir.

  Cette légende des Danaïdes se termine aux Enfers où, en punition de leur cruauté, les Danaïdes sont condamnées pour l'éternité à remplir d'eau un tonneau percé.

  Le tonneau percé rempli sans fin symbolise l'illusion et le désir inassouvi. La punition, quand à elle, prévient que les hommes qui n'acceptent pas le destin choisi par les dieux sont châtiés.
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DANIEL DANS LA FOSSE AUX LIONS
ÉPREUVE - RÉSURRECTION

  Daniel dans la fosse aux lions est un épisode de la Bible relaté dans le Livre de Daniel.

  Le serviteur du roi Darius - Daniel - jalousé par ses collègues, se trouve interdit de prier un dieu autre que Darius lui-même, et cela durant trente jours.
Daniel, continue malgré tout à prier Dieu. Surpris et dénoncé, il est condamné à mort et jeté dans la fosse aux lions.
Mais plutôt que d'être dévoré par les lions, il reste vivant car Dieu l'ayant vu innocent, a envoyé un ange pour tenir fermée la mâchoire des lions.

  Daniel est sorti de la fosse tandis que ses accusateurs y sont jetés et dévorés par les lions. Le roi proclame alors dans tout son royaume la puissance de Dieu en Daniel et enjoint ses sujets à lui vouer crainte et respect.

  L'épreuve de Daniel "sauvé de la gueule du lion" est certainement utilisée là comme un modèle de prière. Les lions et la fosse sont des figures de la mort et des Enfers. Alors Daniel, qui en ressort indemne est la préfiguration de la passion et de la résurrection.
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DANSE
LANGAGE DU CORPS - ÉMOTIONS - RYTHME/MOUVEMENT - RITUEL - CÉLÉBRATION

  La danse est un langage, celui du corps. C'est une forme d'expression traduisant les émotions qui prennent formes dans le rythme et mouvement.

  Les danses sacrées sont associées à des rituels. Elles symbolisent une transition, marquent un événement particulier ou permettent de donner du courage lors de l'affrontement d'un ennemi. C'est aussi un moyen d'invoquer ou de de se rapprocher des dieux, jusqu'à la transe parfois.

  Sous un angle plus traditionnel, la danse est une façon de se rapprocher dans la joie et de se réunir pour célébrer une fête populaire ou un événement heureux.
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DARUMA - BODHIDHARMA
PATIENCE - TENACITÉ - OBSTINATION

  Daruma est le nom japonais de Bodhidharma, le premier patriarche de l'école du Zen au VIème siècle. Selon la légende, il est resté assis durant 9 ans à méditer face à un mur. C'est pour cela qu'il est devenu le symbole de la patience et de la ténacité...

  Son infatigable obstination est symbolisée par la réalisation de petites statuettes très répandues au Japon. Elles sont nommées Daruma et, arrondies à leur base, elles offrent la singularité de toujours se redresser lorsqu'on les incline, comme cet obstiné de Dharma...

  Les Daruma sont des figurines à vœux généralement en vente dans les temples bouddhiste. Tout un rituel entoure la réalisation du vœu, qu'il s'accomplisse ou non...
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DAUPHIN
SAGESSE - INTELLIGENCE - JEU - REPENTIR - RÉGÉNÉRESCENCE - SAUVEUR

  Le dauphin est un symbole de sagesse et de prudence. Mais son comportement évoque également l'intelligence, l'amitié et le jeu.

  La mythologie grecque raconte la capture du dieu Dionysos par des marins qui veulent le vendre comme esclave.
Le Dieu fait alors apparaître plusieurs sortilèges : serpents, flore envahissante et musique venue de nulle part... Les marins deviennent fous et se jettent à l'eau où ils se transforment en dauphin.
On peut voir ici son symbole du repentir, de la conversion et de la régénérescence. Les pirates devenus dauphins sont désormais condamnés à aider les naufragés, à les sauver.
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DÉDALE
ARCHITECTE - SCULPTURE - INGÉNIOSITÉ - INVENTION

  Selon la mythologie grecque, Dédale est un sculpteur et un grand architecte, alliant génie esthétique et ingéniosité technique. D'ailleurs, la légende veut qu'il soit l'inventeur de l'architecture et de la sculpture.

  Dans la légende, Minos l'enferme avec son fils Icare dans labyrinthe de Crète qu'il a lui-même construit pour enfermer le Minotaure.

  Dédale utilise toute son ingéniosité pour les en sortir. Ils réussissent à s'envoler du labyrinthe grâce à des paires d'ailes qu'ils fabriquent et collent à la cire dans leur dos.
Le jeune Icare, grisé par ce pouvoir, vole trop près du soleil. La cire fond, les ailes se décollent et il tombe dans la mer Égée et se noie sous les yeux de son père.
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DÉJANIRE
VICE - VENGEANCE - TROMPERIE - NÉNUPHAR

  Dans la mythologie grecque, Déjanire est la dernière épouse mortelle d'Héraclès (Hercule).

  Elle est principalement représentée durant un événement particulier qui aura des conséquences tragiques.

  Lors d'un périple, Héraclès et Déjanire cherchent à traverser un fleuve en crue, l'Événus. Le 'centaure Nessus leur affirme qu'il est le passeur accrédité par les dieux pour son honnêteté et propose à Héraclès de porter sur son dos Déjanire pour la traversée.
Héraclès accepte et traverse lui-même le fleuve à la nage. Arrivé sur l'autre rive, il perçoit les cris de sa femme et voit le centaure essayant d'abuser d'elle. Il décoche aussitôt une flèche qui traverse la poitrine de Nessus.
Mais avant de sombrer, le centaure convint Déjanire de conserver un peu de son sang en lui disant que c'est un philtre d'amour, et que si un jour elle soupçonne Héraclès de lui être infidèle, elle n'aura qu'à imprégner sa tunique de ce philtre d'amour pour qu'il lui revienne...

  Ce fut le cas, plus tard, lorsque Déjanire crut Héraclès amoureux de la princesse Iole. Pour le reconquérir, elle lui offre la tunique ointe du sang du centaure, mais aussitôt Héraclès ressent des brûlures atroces C'était un piège du centaure et la douleur est insupportable, à tel point qu'il se donne la mort en dressant son propre bûcher et en s'immolant.
Déjanire, consternée et inconsolable se tue à son tour, et de son sang naît le nénuphar.

  Cette légende évoque à elle seule le vice et la tromperie, exercés par vengeance.
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DÉMÉTER (grec) - CÉRÈS (romain)
FERTILITÉ - MOISSON - FÉCONDITÉ - SAISONS

  Déméter (assimilée à Cérès chez les romains) est la fille de Cronos et Rhéa. Elle a pour frères et sœurs Poséidon, Hadès, Hestia, Héra et Zeus. Avec ce dernier, elle donne naissance à la belle Perséphone (assimilée à Proserpine chez les romains).
Avec le héros Iasion, elle a un fils a appelé Ploutos, la personnification de la richesse. Avec son frère Poséidon, elle conçoit également Arion, un cheval immortel, et une déesse mystérieuse, dont le nom ne doit pas être prononcé et reste donc inconnu.

  Déméter est la déesse grecque de l'agriculture, des moissons et de la fécondité. Elle représente la terre cultivée, elle facilite la germination et la pousse des plantes.

  Dans la légende, sa fille Perséphone cueille des fleurs lorsque la terre s'ouvre devant elle et Hadès, Dieu des Enfers, en jaillit et l'emporte dans les entrailles de son royaume souterrain.

  Sa mère Déméter a entendu ses cris et part à sa recherche dans une longue errance sur la terre. Le temps passe et elle délaisse totalement les cultures agricoles. Bientôt la famine menace les hommes, Zeus doit trouver une solution pour sauver la vie sur terre, tout en ménageant Déméter et Hadès...
Il leur propose un partage qu'ils acceptent : Perséphone passera l'automne et l'hiver dans le monde souterrain près de son époux et reviendra sur terre passer le reste de l'année avec sa mère.

  On trouve ici une évocation du cycle de la vie et du rythme des saisons tels que les Grecs de l'Antiquité se l'expliquaient. Le repos de la végétation sous terre en hiver et sa renaissance au printemps.

  Ses attributs sont la truie, le bélier, la grue et la tourterelle ainsi que la couronne d'épis de blé, le flambeau et la gerbe de blé.

  Les grands mystères d'Eleusis sont pratiqués dans l'Antiquité. Consacrés à Déméter, ils célèbrent le retour des moissons, celui du retour à la vie. Ce culte et ses pratiques sont restés mystérieux, ils se déroulent dans son temple à Éleusis et n'e sont accessibles qu'aux initiés.
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DÉMON - DIABLE
ENFER - OBSCURITÉ - FAIBLESSE - TENTATION - TYRANNIE

  il faut attendre le XIème siècle pour voir apparaître des représentations du diable dans la sculpture. Mais le mythe du diable est présent dans de nombreuses cultures.

  Qu'on le nomme Belzébuth, Satan, Tengu, Démon ou Lucifer, le diable symbolise les forces qui affaiblissent la conscience. C'est l'éternel combat entre le monde des ténèbres et le monde de la Lumière. L'homme doit en permanence lutter contre ses instincts. Satan est là pour le pousser au péché...

  Le diable symbolisant l'obscurité, il brûle dans un monde souterrain. Dans la plupart des mythes, il devient le maître des Enfers. Le diable est capable de revêtir toutes les apparences, y compris celle du gentil. Il est le Tentateur dont le seul objectif est de nous soumettre à sa domination.

  Dans la religion catholique, Le Christ tente d'arracher l'homme à la puissance du diable pour lui permettre la libre disposition de lui-même, car le diable est symbole de tyrannie.
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DIALECTIQUE ou LOGIQUE
ART LIBÉRAL - TRIVIUM - ART DE LA CONTRADICTION

  La dialectique ou logique est un des arts libéraux, des disciplines intellectuelles fondamentales de l'Antiquité hellénistique et romaine réputées indispensables à l'acquisition de la haute culture. Cet enseignement se poursuit sous diverses formes jusqu'au Moyen Âge.

  La dialectique est une des composantes du trivium (triple chemin) avec la rhétorique et la grammaire.

  La dialectique est l'art de la contradiction. Elle s'effectue durant un discours, en logique, ou encore au sein de phénomènes physiques. Des propositions contradictoires ou des situations contradictoires sont, dans le langage courant comme en logique formelle, incompatibles et témoignent d'une erreur ou d'une situation qui ne peut pas perdurer.
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DIKÈ
JUGEMENT DES HOMMES - LOI

  La mythologie grecque personnifie la justice à travers deux personnages : Thémis et sa fille Dikè, née de son union avec Zeus.

  Dikè est la sœur d'Aletheia, déesse de la vérité. C'est une des Heures, les gardiennes des portes de l'Olympe et les régulatrices de la vie humaine.

  Dikè s'intéresse au mode de vie de chacun, la manière de se sentir lié aux autres par la justice et l'honneur, qui assurent la prospérité. On lui attribue deux fonctions : celle d'indiquer aux humains les moyens de conciliation et de paix lorsque des différends éclatent et, quand aucune conciliation n'est possible, celle d'affliger les sanctions nécessaires avec une sévérité implacable.

  Dikè devient dès lors le symbole de l'expression de la loi transmise par la parole du juge.
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DYONISIES (grec) - BACCHANALES (romain)
FÊTES - DANSE

  Dans la mythologie grecque, les Dyonisies (assimilées aux Bacchanales romaines) sont les fêtes religieuses célébrées dans le monde grec en l'honneur du Dieu Dyonisos.

  On distingue les Dyonisies rurales et les Grandes Dyonisies.
Les Dyonisies rurales sont faites de réjouissances populaires, de jeux et de cortèges joyeux de personnages déguisés et tonitruants où l'on exhibe le phallophore, un attribut sexuel masculin gigantesque. Ces processions orgiaques sont censées favoriser la fertilité des champs.
Les Grandes Dyonisies se déroulent au printemps à Athènes, au théâtre de Dionysos, près de sa statue et sous la présidence d'un grand prêtre. Une forme littéraire y est scandée, le dithyrambe. Les chants et les musiques dionysiaques font appel aux percussions et aux flûtes. Les airs sont dissonants et syncopés. Ils provoquent l'étonnement et parfois l'effroi. C'est l'antithèse de la musique d'Apollon. Les fêtes organisées revêtent donc une forme théâtrale visant à afficher la supériorité culturelle d'Athènes. C'est également l'occasion d'attirer les étrangers et de diffuser le propagande politique et militaire de la cité face aux autres villes grecques. Les chorèges, de riches citoyens, sont chargés de recruter leurs comédiens qui présentent leurs tragédies, satyres ou comédies. Des compétitions sont organisées et les meilleurs chorèges ont l'honneur et la fierté d'entendre leur nom proclamé avec celui du poète vainqueur.

  À Rome, les Bacchanales deviennent parfois un prétexte à débauche où les pires débordements sont perpétrés, précipitant les participants dans un délire profond. Ces orgies, parfois funestes deviennent incontrôlables, à tel point que le sénat finit par les interdire.

  Dans la sculpture antique, les Bacchanales sont souvent représentées par un cortège de Faunes, de Satyres et de Bacchantes accompagnant le Dieu, parfois à l'occasion de ses noces avec Ariane, ou bien de son retour d'Asie, indiqué par la présence d'animaux exotiques.

  A la Renaissance, les Bacchanales sont un thème fréquent dans les arts décoratifs. C'est un cortège d'enfants portant des attributs bachiques (coupe à vin appelée canthare, thyrse, grappes de raisin).
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DIONYSOS (grec) - BACCHUS (romain)
VIGNE/VIN - IVRESSE - THÉÂTRE - SEXUALITÉ

  Dans la mythologie grecque, Dionysos est avant tout le dieu du vin, de la végétation arborescente et de tous les sucs vitaux, la sève, le sperme, le sang, le lait et même de l'urine.
C'est aussi le père de la comédie et de la tragédie. Le théâtre grec présente des Dyonisies, de fêtes en l'honneur du Dieu.

  Dionysos est le fils de Zeus et d'une mortelle, Sémélé. Il a la particularité d'être le seul dieu né d'une mère mortelle et de ne pas vivre sur le mont Olympe, c'est essentiellement un dieu errant. Dieu de nulle part et de partout, il est à la fois vagabond et sédentaire, il représente la figure de l'autre, de ce qui est différent, déroutant, déconcertant.
Dionysos est, avec Apollon, un dieu qui se manifeste par apparitions (épiphanies). Éternel voyageur, il surgit par surprise en se présentant toujours comme un étranger, courant le risque de ne pas être reconnu.

  Sa naissance ou plutôt ses naissances, car il en aura deux, sont également particulières. Poussée par Héra, la compagne jalouse de Zeus, Sémélé enceinte demande à contempler Zeus dans toute sa majesté. Héra sait bien qu'une simple mortelle n'y survivra pas et, effectivement, Sémélé meurt sous l'effet de la lumière et de la foudre. Mais Zeus tire à temps son fils du ventre de sa mère et, en s'entaillant la cuisse, il y coud l'enfant. Ainsi caché des représailles d'Héra, Dionysos naît plus tard de la cuisse de Zeus (Jupiter).

  Dionysos mène une adolescence mouvementée et installe son culte en Lydie, en Phrygie, en Perse et en Asie, et ne vient en Grèce qu'ensuite. Accompagné de Bacchantes, de Ménades et de Satyres, il affronte de nombreux ennemis, dont il convainc une partie en leur faisant découvrir le vin. Dieu de l'ivresse et de l'extase, il est celui qui permet à ses fidèles de dépasser la mort car le vin est censé aider à conquérir l'immortalité.

  Ses amours sont tumultueuses, il est tout d'abord éprit d'un adolescent nommé Ampélos. Il rencontre ensuite Ariane et l'emmène sur l'Olympe pour en faire sa femme et devenir une de ses prêtresses. Ariane est alors divinisée et devient une personnification de la terre fertile.
La reine de Calydon, Althée, lui donne une fille, Déjanire tandis qu'Aphrodite lui donne trois fils. Priape, divinité phallique des vergers et des jardins et Hyménée, dieu du chant nuptial et l'Hermés souterrain. Enfin, la Nymphe Nikaia lui donne une fille, Teléte.

  Désireux d'aller visiter sa mère aux Enfers, Dionysos plonge avec un guide dans le lac de Lerne, celui qui communique avec le royaume des morts. Ce plongeon est associé à de nombreux rites initiatiques en Grèce antique, généralement liés au passage de l'adolescence à l'âge adulte. C'est ainsi que Dionysos arrache Sémélé du royaume des Ombres et la transporte dans l'Olympe où elle devient immortelle sous le nom de Thyoné.

  L'attribut majeur de Dionysos, est le thyrse, ce grand bâton évoquant un sceptre ou s'enroule du lierre ou de la vigne et qui est surmonté d'une pomme de pin ou d'une grenade.
Plus généralement ses attributs incluent tout ce qui touche à la fermentation, aux cycles de régénération et il est fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux jugés particulièrement prolifiques.
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DRAGON
GARDIEN - MAL - DÉMON

  Le dragon apparaît le plus souvent comme un gardien redoutable et démoniaque que l'on doit combattre pour atteindre des trésors cachés.

  Dans la mythologie grecque, le dragon protège la Toison d'Or convoitée par Jason, et le Jardin des Hespérides.

  Dans la tradition chinoise, le dragon veille sur la perle miraculeuse, pure comme l'or. Elle renferme la perfection spirituelle, la sagesse, la connaissance et l'immortalité.

  Dans la mythologie nordique et la légende de Siegfried, le trésor gardé par le dragon est l'immortalité.
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DRYADES
NYMPHES - PROTECTRICES DES FORÊTS

  Dans les mythologies grecque et romaine, les Dryades sont des Nymphes protectrices des forêts et des arbres, plus particulièrement des chênes.
Bien que fraîches et légères, les Driades sont robustes et passent le plus clair de leur temps en liberté dans les forêts tout en restant discrètes et ne se dévoilant aux humains que très rarement.

  Les Dryades sont parfois mariées. Ainsi, Eurydice (notre image), épouse d'Orphée, est une Dryade.
Elles ne sont pas immortelles, et malheureusement la pauvre Eurydice meurt d'une morsure de serpent. Orphée et sa lyre enchanteresse va la chercher jusqu'aux Enfers. Elle le suit, mais il ne doit pas se retourner vers elle avant d'en sortir. C'est pourtant ce qu'il fait en renvoyant à jamais Eurydice au fond du Hadès.

  La tradition tardive fera la distinction entre les Dryades et les Hamadryades, ces dernières sont attachées spécifiquement à un arbre, alors que les premières errent librement dans les forêts.

  Les Dryades ont l'apparence de très belles jeunes filles. Le bas de leur corps se termine parfois par des arabesques évoquant les racines d'un arbre. Leur tête est souvent ornée d'une couronne de feuilles de chêne. Elles peuvent tenir des branches d'arbres portant leurs feuilles ou leurs fruits.
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EAU
VIE - PURETÉ - TRANSFORMATION - ADAPTATION

  L'eau représente la vie qui s'écoule, ou encore la force vitale. Dans tous les mythes et les religions, l'eau a une fonction purificatrice. Ainsi, lors du baptême ou des ablutions, l'homme nettoie ses péchés et purifie son âme en utilisant de l'eau.

  Mais l'eau est aussi symbole de transformation car on la retrouve sous différents états : liquide, gazeux ou glace.

  Sa fluidité lui permet de s'insinuer et d'épouser toutes les formes avec lesquelles elle entre en contact. Ceci en fait un symbole de l'adaptation.

  La force de l'eau est si puissante qu'elle peut détruire et passer de source de vie à source de désolation. Ainsi, dans la Bible ou la mythologie, cette force dévastatrice est illustrée par le Déluge, provoqué par la colère divine.
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ÉCHELLE
ÉLÉVATION - LIEN - HIÉRARCHIE

  En toute logique, l'échelle est un symbole d'ascension et d'élévation. Celle-ci prend un connotation spirituelle lorsqu'elle évoque le lien entre la terre et les cieux.

  Dans la Bible, l'échelle de Jacob correspond au rêve du patriarche fuyant son frère Ésaü. Dans son songe il voit une échelle placée entre la terre et le ciel et des anges qui montent et descendent... Ce passage tend à prouver le lien permanent qui existe entre le ciel (Dieu) et la terre. Quant aux anges, ils représentent la parole qui circule entre Dieu et nous, par la prière.

  L'échelle symbolise également l'ascension sociale dans la hiérarchie des compétences.
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ÉIRÉNÉ (grec) - PAIX (romain)
PAIX - UNION - PRINTEMPS - RICHESSE

  Dans la mythologie grecque, Eiréné (assimilée à Paix chez les romain) est la fille de Zeus (Jupiter) et Thémis (Justice), l'une des Heures.

  Eiréné est la déesse la paix, de l'union, cette période étant la plus à risque en ce qui concerne les guerres de l'Antiquité. Elle représente également la saison du printemps. Tout comme ses sœurs, elle garde les portes de l'Olympe et préside au découpage des saisons.

  Les Heures sont généralement représentées sous les traits de belles jeunes filles vêtues d'habits longs et portant une corne d'abondance ou des fruits. Éiréné peut tenir une branche d'olivier, des épis de maïs, symboles de richesse, ou encore le bâton d'Hermès (Mercure).

  Éiréné est désignée par certain comme la mère de Ploutos, la personnification même de la Richesse, celles des récoltes abondantes qu'il protège et offre aux terres fertiles.
Des statues la représentent tenant Ploutos enfant dans ses bras, la paix portant la richesse (notre image). Elle peut également tenir une corne d'abondance et parfois une lance à la pointe émoussée, symbole de paix.
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ÉNÉE (grec et romain)
HÉROS TROYEN - PÈRE FONDATEUR DE ROME

  Dans la mythologie grecque, Énée est le fils d'un mortel, Anchise, et de la déesse Aphrodite (Vénus). Dès sa naissance, Énée est élevé par Chiron et les Nymphes du mont Ida près de Troie. A l'âge de cinq ans il est rendu à son père Anchise.

Le guerrier troyen
  Alors que la guerre de Troie a déjà commencée, Énée garde paisiblement ses troupeaux lorsqu'il est attaqué par Achille, qui lui vole une partie de son bétail. Enée fuit et se réfugie à Troie et reste dans la cité pour y vivre. Il s'engage dans l'armée troyenne et épouse Créuse qui lui donne un enfant, Ascagne.

  Énée participe désormais à la guerre et devient l'un des principaux chefs troyens, le plus vaillant guerrier après Hector. Il retrouve son ennemi Achille lors d'un célèbre affrontement sur le champ de bataille et, alors qu'il va perdre la vie, il est sauvé par Poséidon qui le cache dans une nuée et le transporte à l'abri des murailles de Troie.

Énée, le héros romain - L'Énéide
  La mythologie romaine offre une suite à l'aventure d'Énée pour transformer le vaillant guerrier en véritable héros.
Lorsque la guerre est perdue par les troyens et la cité détruite, Énée réussi à s'enfuir avec son père Anchise, aveugle et paralysé, son fils Ascagne et le Palladium, une statue façonnée à l'image d'Athéna. Au cours du voyage son épouse, Créuse, se perd et Énée part à sa recherche. Mais il apprend qu'elle est sous la protection de sa mère Aphrodite et qu'il ne la reverra pas. De plus, les Dieux lui confie une mission, fonder la nouvelle Troie en Hespérie (l'actuelle Italie).

  Énée embarque pour l'Hespérie, avec son père, son fils et plusieurs amis fidèles. Mais Junon, qui voue toujours une haine farouche envers les troyens, décide de tout faire pour entraver sa destinée.
Le voyage est mouvementé, après une escale en Thrace, ils passent par Délos, puis arrivent en Crète. Pendant plus de sept ans, perdus, ils errent sur les flots en bravant les tempêtes, à la recherche d'une terre accueillante. Ils font encore étape en Sicile, à Drépanon, où son père s'éteint.

  Et lorsqu'ils vont toucher les côtes d'Italie, leurs navires sont renvoyés brusquement par une tempête à Carthage, sur la côte africaine. Énée y est accueillit par la reine Didon.
Junon, qui voit là un bon moyen de stopper le voyage du héros, fait en sorte que la reine en tombe amoureuse. Elle réussit à séduire Énée et lui offre un trône en plus de son cœur.
Mais les dieux ne veulent pas de cette union et Jupiter dépêche Mercure pour lui rappeler son devoir et lui ordonner gentiment de reprendre la mer, direction la Sicile. Malgré les pleurs de Didon qui le supplie de rester, Énée embarque avec ses hommes et, alors que son bateau s'éloigne de la côte, il aperçoit une épaisse fumée dans les terres qu'il vient de quitter. Ce qu'il ne sait pas c'est que Didon vient de se suicider en s'immolant sur un bûcher.
Lorsque les navires accostent sur les terres de Sicile où le père d'Énée a été enseveli. C'est l'occasion pour lui de célébrer sa mémoire en effectuant des jeux funèbres.

Le descente aux Enfers
  Les bateaux repartent et arrivent enfin sur les côtes d'Italie, à Cumes. Énée se rend aussitôt dans le temple d'Apollon, pour y rencontrer la Sibylle, sa prêtresse. Par son biais, Énée implore Apollon de conserver aux Troyens ses faveurs en l'aidant à atteindre sa future cité. Il promet en échange à Apollon un temple, une fête, et un sanctuaire pour sa prêtresse. Il souhaite encore descendre aux Enfers pour revoir son père Anchise.
Il doit pour cela se procurer le rameau d'or et se purifier de la mort d'un de ses compagnons. Deux colombes guide Énée vers le rameau, tandis que Misène, fils d'Éole et talentueux trompette d'Énée, est retrouvé mort sur le rivage est mis au tombeau.

  Énée se rend aux Enfers, guidé par la Sybille parmi les ombres. Le rameau d'or est montré au Charon pour traverser le Styx. La Sybille endort le terrible Cerbère et ils franchissent ainsi le dernier obstacle à leur entrée au pays des morts.
Ils y croisent les victimes de mort avant terme, les nouveau-nés, les condamnés à mort injustement, les suicidés et, dans les Champs des Pleurs, les héroïnes victimes d'amours malheureuses. C'est là qu'Énée aperçoit la reine Didon et alors qu'il tente de s'approcher d'elle pour justifier son départ de Carthage, elle s'enfuit sans même lui jeter un regard.
Plus loin, il rencontre les guerriers morts durant la guerre de Troie. Les Troyens s'empressent auprès d'Énée, tandis que les Grecs s'enfuient.

  Énée accède enfin à l'entrée des Champs Élysées et dépose le rameau d'or à l'entrée. Ils entrent dans un lieu très agréable où résident des anonymes, récompensés pour leurs mérites et leurs vertus, qu'ils soient soldats, prêtres, poètes ou artistes. C'est là qu'Énée aperçoit son père Anchise. Ils se retrouvent avec beaucoup d'émotion et se parlent, sans toutefois pouvoir s'étreindre.
Après lui avoir décrit le royaume des Enfers, Anchise lui révèle le lieu de sa destination ainsi que le nom et la destinée de tous les héros qui feront la gloire de sa future patrie. Énée est désormais prêt à poursuivre sa mission glorieuse, non exempte pourtant des difficultés dévoilées par Anchise. Ils se quittent tristement, Énée rejoint le monde des vivants et embarque aussitôt avec sa flotte en direction du Latium.

L'arrivée au Latium
  Le roi Latinus accueille avec courtoisie Énée sur ses terres car il voit un présage dans sa venue. En effet, un oracle a prédit qu'il marierait sa fille Lavinia à un chef étranger destiné à un grand avenir. Énée peut s'installer avec ses hommes sur son royaume.
Junon, voyant cela, sent s'accroître encore son dépit et sa haine à l'égard des troyens. Pour retarder la réalisation de la destinée d'Énée et la contrecarrer, elle demande à la Furie Allecto, monstre universellement détesté, de provoquer la guerre entre Latins et Troyens.

La guerre du Latium
  Allecto n'a aucun mal a créer la zizanie. Alors que la fille de Latinus est promise à Turnus, le roi voisin de Rutulie, elle lui apprend que Latinus veut la marier à Énée, un étranger et un envahisseur. Pour parfaire son œuvre, elle pousse le fils d'Énée à blesser à la chasse un cerf apprivoisé par la famille du maître des troupeaux royaux. Cet incident met le feu aux poudres, alors Turnus, pris de fureur guerrière assiège le campement d'Énée.
Énée doit trouver de l'aide. Il s'assure l'alliance d'Evandre et de son fils Pallas, qui habitent sur le site où va se dresser la future ville de Rome, le Palatin. Ils dressent ensemble une armée avec l'aide d'une coalition d'Étrusques qui ont de bonnes raisons d'haïr Turnus.

  Dans les batailles qui font rage, de nombreux hommes de chaque camp trouvent la mort, dont l'estimé Pallas. Alors, pour arrêter de répandre inutilement tout ce sang, Turnus offre de se battre en combat singulier avec Enée, le gagnant épousera Lavinia. Les deux rivaux se battent avec une indicible fureur, mais Turnus brise son épée sur l'armure d'Enée qui le tue.

La naissance de Rome
  La guerre est terminée, Jupiter déclare solennellement que les peuples d'Italie, conservent leur nom, leur langue et leurs coutumes. Ils se mêlent dès lors par le sang aux Troyens, et forment une race supérieure, qui se distingue par sa piété, notamment à l'égard de Junon. De la mort de Troie doit naître Rome.

La mort d'Énée
  Énée disparaît mystérieusement, on suppose qu'il s'est plongé dans les eaux du Numicius, un fleuve sacré. Enée devient alors un dieu, que les Romains honorent sous le nom d'Indigète. On lui dresse un temple et des autels pour le célébrer.
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ENFANT
INNOCENCE - SPONTANÉITÉ - JOIE - PUÉRILITÉ - SIMPLICITÉ

  L'enfance est le début de la vie humaine et un symbole d'innocence. Cet état implique la simplicité et la spontanéité, la joie par le jeu.
D'ailleurs, dans la tradition chrétienne, les anges sont souvent représentés avec des traits d'enfant, toujours en signe d'innocence et de pureté.

  Mais l'image de l'enfant peut prendre une connotation négative lorsqu'elle marque l'attitude puérile d'un homme, un "enfantillage". A contrario, cette image devient positive lorsque l'enfant évoque une victoire sur la complexité, une simplification amenant le retour de la confiance en soi.
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ENFER - HADÈS
MORT - JUGEMENT - CHÄTIMENT - SOUFFRANCES

  L'enfer est bien entendu associé à la mort. Présent dans de nombreuses religions et la mythologie, il représente le châtiment divin destiné à ceux qui ont commis des crimes et des péchés durant leur vie terrestre.

  L'enfer est un lieu souterrain à la fois sombre et ardent, symbole de souffrances extrêmes et d'enfermement. L'iconographie chrétienne le représente souvent avec des êtres torturés par des démons ou bouillonnants dans une marmite posée sur un brasier.

  Dans la mythologie grecque, l'Enfer ou Hadès est le royaume du dieu Hadès (Pluton chez les romains), le frère de Zeus et de Poséidon.
C'est un endroit souterrain qui communique avec la surface de la terre. Toutes les âmes y vont pour être jugées après la mort. Il y coule cinq fleuves : le Styx (fleuve des serments irrévocables, par lequel juraient les dieux), l'Achéron (fleuve de l'affliction), le Léthé (fleuve de l'oubli), le Cocyte (fleuve des gémissements), et le Phlégéton (fleuve de feu). Les morts sont appelés "ombres", ils sont absents de conscience et de sang et mènent une existence morne et sans substance pour l'éternité.

  On y trouve tout d'abord L'Érèbe, un lieu de passage embrumé de nuages noirs où peuvent attendre pendant cent ans les âmes des morts qui n'ont pas eu d'honneurs funèbres. C'est le séjour de Cerbère, le chien à trois têtes gardien des Enfers, et les Érinyes qui poursuivent les malfaisants et les criminels pour en tirer vengeance.
Cerbère monte la garde pour empêcher les vivants d'entrer dans les Enfers, et quiconque, morts ou vivant, d'en ressortir. Seuls des héros, tels Héraclès (Hercule), Thésée, Orphée ou Énée, ont réussi à y pénétrer puis à revenir dans le monde des vivants.
Lorsque les morts sont bien munis d'une petite somme d'argent, l'obole, ils la remettent au "nocher des Enfers" appelé Charon qui leur fait traverser le fleuve Styx. Ils sont ensuite présentés aux trois juges, Minos, Rhadamante et Eaque, qui décident de leur sort.

  Les âmes les plus nombreuses errent éternellement dans le pré des Asphodèles. Il accueille les humains qui n'ont commis aucun crime ou délit, mais dont la vie terrestre est restée sans relief ou mérite. Ce pré est une vaste étendue parsemée de ces fleurs pâles et fantomatiques. C'est ici que se trouve le palais des deux souverains des Enfers, Hadès et sa compagne Perséphone. Son accès est interdit aux morts.
Seuls les héros et les personnes particulièrement vertueuses profitent des Champs-Élysées, un paradis où règne un printemps éternel.
Quant aux plus mauvaises ombres, elles sont rejetées dans le Tartare, l'endroit le plus profond du Hadès gardé par les Géants aux cent bras. C'est ici que les criminels mythiques les plus célèbres reçoivent leur punition. On y trouve les Danaïdes et leur tonneau percé, Sisyphe roulant son rocher ou encore Tantale éternellement assoiffé et affamé...

  Hypnos (le Sommeil) et Thansatos, son frère (la Mort), séjournent dans le monde souterrain. Ils sont à l'origine des rêves qui montent vers les vivants. Ils passent par deux portes, l'une faite de corne, pour les rêves véridiques, l'autre d'ivoire, pour les rêves mensongers.
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ÉOS (grec) - AURORE ( Romain)
DÉESSE DE L'AURORE

  Dans la mythologie grecque, Éos (assimilée à Aurore chez les romains) est la fille des Titans Hypérion et Théia. Elle est la sœur d'Hélios (le Soleil) et de Séléné (la Lune, ou plus précisément la pleine lune).
Elle épouse le Titan Astréos et enfante les Vents Zéphyr, Borée, Notos et l'étoile du matin, Éosphoros.

  Éos est la déesse de l'Aurore. Lorsque la nuit se termine, elle se lève de son lit et monte sur son char tiré par les chevaux rapides, Phaéton (brillant) et Lampos (éclatant). Depuis la rivière Océan, elle atteint le ciel pour annoncer aux dieux et aux mortels l'arrivée imminente de la chaude lumière dorée du soleil.

  Un jour Aphrodite, outrée, trouve Arès dans la couche d'Eos. Bien qu'elle soit déjà mariée à Astraéos, un Titan, Aphrodite la condamne à séduire continuellement de jeunes mortels. En secret, elle doit maintenant enlever des jeunes gens, les uns après les autres.
Orion est le premier, emmené sur l'île de Délos. Ensuite, Céphale, qu'elle conduit en Syrie. Puis Clitos et enfin Tithonos.

  Éos demande à Zeus de conférer l'immortalité à Tithonos et il accepte. Mais elle oublie de demander pour lui la jeunesse éternelle. Alors Tithonos devient plus vieux de jour en jour, jusqu'à ce qu'Éos, fatiguée de s'occuper de lui, l'abandonne à son sort en l'enfermant dans sa chambre où il devient une cigale. Mais certains auteurs indiquent qu'elle ne cesse pas de s'occuper de lui et de l'aimer.

  Éos est généralement représentée conduisant son char attelé de deux ou quatre chevaux. Elle peut être ailée ou bien ce sont ses chevaux qui sont pourvus d'ailes. Elle tient parfois des vases ou un rameau avec lequel elle répand la rosée sur la terre.
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ÉPÉE - GLAIVE
ARME DE COMBAT - POUVOIR - APPARAT - POUVOIR - JUSTICE/INJUSTICE - DANGER

  L'épée est une arme de combat symbole de pouvoir et aussi un objet d'apparat.

  L'épée est étroitement associée au chevalier du Moyen Âge, dont elle est l'arme par excellence. A tel point qu'elle peut prendre une part de personnification légendaire (Durandal pour l'épée du chevalier Roland, Excalibur pour l'épée du roi Arthur ou Joyeuse pour l'épée de Charlemagne et de celle utilisée lors du sacre des rois de France).

  La relation qui unit l'épée à son propriétaire est indéfectible. Elle l'accompagne dans la vie et le suit dans la tombe, elle symbolise le pouvoir temporel et spirituel. Mais la symbolique de l'épée oscille entre deux idées opposées : la justice, lorsque l'épée permet de se défendre d'une attaque ou de venger la victime. L'arme du sauveur. Ou l'injustice, lorsque l'épée est l'arme destructrice du coupable, de celui qui attaque.

  Au Japon, dans le Shintoïsme, c'est l'arme sacrée du Samouraï.

  En Chine, le trigramme li correspond au soleil mais aussi à l'éclair et à l'épée, arme du Centre, symbole du pouvoir impérial qui représente l'Autorité spirituelle, la volonté divine sur terre.

  La mythologie grecque relate l'histoire Denys l'Ancien, le tyran de Syracuse qui vie dans un château cerné d'une fosse cernée de nombreux gardes. Le tyran est toujours en alerte et vie au milieu de nombreux courtisans. Parmi eux, Damoclès, le roi des orfèvres, n'a de cesse de lui dire toute la chance qu'il a de posséder tout ce pouvoir.
Agacé, Denys l'Ancien propose à Damoclès de prendre sa place le temps d'une journée. Il accepte avec joie, mais, au milieu du festin, il s'aperçoit qu'une épée retenue par un crin du cheval est suspendue au-dessus de sa tête. Le tyran Denys montre ainsi à Damoclès que son rôle de tyran possède deux faces et que ce sentiment de puissance s'accompagne d'un risque de mort pouvant frapper à tout moment.
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ÉPIMÉTHÉE
IMPRÉVOYANT - MALADROIT - DÉNUEMENT

  Dans la mythologie grecque, Épiméthée est un Titans, fils de Japet et Clymène (une Océanide), frère des Titans Prométhée, Atlas et Ménétios.

  En grec ancien, Épiméthée signifie : "celui qui réfléchit après", en opposition à son frère Prométhée : "celui qui réfléchit avant", ou le prévoyant.
Alors que les Dieux existent déjà, les races mortelles n'existent pas encore. Les Dieux ordonnent alors à Prométhée et à Epiméthée de créer les races humaine et animale et de distribuer convenablement entre elles toutes les qualités dont elles ont à être pourvues. Prométhée se charge de façonner les corps tandis qu'Epiméthée obtient la faveur de distribuer les qualités.
Dans cette distribution, il donne aux uns la force sans la vitesse, qu'il réserve aux plus faibles; à d'autres un pelage pour les protéger du froid ou encore des griffes pour creuser la terre et s'y abriter... Bref, entre toutes les qualités, il maintient un équilibre permettant à tous de perdurer sur terre.

  Mais cet imprévoyant d'Épiméthée a dépensé toutes les facultés entre les animaux en oubliant de pourvoir l'espèce humaine...
Il appelle à son secours son frère Prométhée qui découvre l'homme nu et sans défenses. La race humaine ne peut pas survivre dans ces conditions.
Ne sachant quel moyen de salut trouver pour l'homme, il décide de les doter de la station debout et d'aller voler un brin du char du Soleil - le feu - qu'il offre aux hommes. Grâce à cet apport, ils peuvent désormais se protéger des prédateurs, se réchauffer et apprendre les techniques pour fabriquer les outils nécessaires à leur survie.

  Prométhée protège les hommes et fait tout ce qu'il peut pour les favoriser. Ainsi, un jour, lors du sacrifice d'un bœuf en l'honneur des dieux, il cache les meilleurs morceaux de viande en les recouvrant d'abats et de peaux peu ragoûtants et fait un autre tas avec les os en les enrobant d'une belle couche de graisse bien blanche. Il appelle Zeus et lui donne le choix entre les deux tas. Le Dieu opte bien entendu pour la graisse en laissant, sans le savoir, la bonne viande aux hommes.

  Mais lorsque Zeus s'aperçoit de la supercherie, s'en est trop; furieux il décide d'infliger un terrible supplice à Prométhée, il est attaché, nu, sur le mont Caucase, pour que chaque jour un aigle vienne dévorer son foie, qui repousse sans cesse.

  Zeus réserve également une épreuve pour les hommes. Il envoie sur la Terre la première femme, Pandore, et la présente à cet écervelé d'Épiméthée. Malgré la mise en garde que Prométhée a faite à son frère de ne jamais accepter un cadeau venant de Zeus, Epiméthée est ébloui par sa beauté et la prend pour épouse.
Une jarre (boite) mystérieuse a été remise par les dieux à Pandore avant sa venue sur la Terre. Elle a pour ordre de ne jamais l'ouvrir, mais Zeus sait très bien ce qu'elle va faire... Un jour, ni tenant plus, elle soulève le couvercle de la jarre et en laisse s'échapper tous les maux qui se répandent sur la Terre. Seule l'Espérance (ou attente) demeure au fond du récipient que Pandore a rapidement refermé.
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ÉRATO
MUSE - POÉSIE LYRIQUE - POÉSIE ÉROTIQUE

  Dans la mythologie grecque, Érato est une des neuf Muses fille de Zeus (Jupiter) et de Mnémosyne, la déesse de la mémoire. Elle vit avec ses sœurs dans les montagnes de l'Hélicon, tout près de l'Olympe.

  Les Muses président à la création artistique et les créateurs ne peuvent trouver leur inspiration que grâce à elles. Elles ont toutes une attribution dans un domaine artistique spécifique.

  Érato, "la charmante", est la Muse de la poésie lyrique et érotique. Elle préside aux noces et présente certaines analogies avec Aphrodite. Les artistes grecs utilisent les mêmes signes de passion et mouvements voluptueux pour les représenter.   Érato est figurée, portant une robe très ample et la tête est couronnée de roses et de myrtes. Elle porte une lyre ou une cithare et un archet à la main.
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ÉRINYES (grec) - FURIES (romain)
DÉESSES INFERNALES - MALÉDICTION - CHÂTIMENT

  Dans la mythologie grecque, les Érinyes ou Érinnyes (assimilées aux Furies chez les romains) sont les filles de Gaïa et du sang d'Ouranos mutilé par son fils, le titan Cronos.

  Surnommée les "déesses infernales", les Érinyes sont des divinités persécutrices qui habitent l'Érèbe ou le Tartare, suivant les traditions, le monde du dessous, jusqu'à ce qu'elles soient de nouveau appelées sur Terre. Elles ne sont pas soumises à Zeus et d'ailleurs, les dieux olympiens éprouvent une profonde répulsion pour ces êtres qu'ils ne font que tolérer.

  Les Érinyes personnifient la malédiction. Elles sont chargées de punir les crimes commis, durant la vie de leur auteur et non après. Il s'agit des offenses contre la société et à la nature. Le parjure, la violation des rites de l'hospitalité, les crimes ou l'homicide envers la famille. Et si l'auteur du crime meurt, elles le poursuivent jusque dans le monde souterrain.
Rien ne peut les émouvoir, aucune prière, aucun sacrifice, ni circonstances atténuantes ne les empêchent d'accomplir leurs persécutions. Les Érinyes poursuivent inlassablement les criminelles sur Terre et les hantent jusqu'à la folie.

  Leur nombre reste généralement indéterminé, mais on en mentionne principalement trois :
  • Mégère : la Haine
  • Tisiphone : la Vengeance
  • Alecto : l'Implacable
  Bien que rarement représentées dans la statuaire, ces divinités vengeresses possèdent un corps émacié et ailé, un visage hideux, des serpents pour cheveux et du sang coule de leurs yeux. Elles portent parfois des fouets et des torches.
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ÉROS (grec) - CUPIDON (romain)
PASSION - AMOUR - DÉSIR

  Dans l'antiquité, les grecs voient Éros comme le créateur du monde, unissant tous les éléments et faisant naître Ouranos (le Ciel), Océan et Gaia (la Terre) et toute la race des dieux. Il devient par la suite le Dieu de la passion pour les poètes et les artistes.

  Équivalent du dieu grec Eros, le Cupidon de la mythologie romaine est le dieu de l'Amour et incarne l'une des forces primordiales de la nature.
Il est le fils de la déesse Vénus et du dieu Mars. À sa naissance, Jupiter veut obliger Vénus à s'en défaire et celle-ci le cache dans les bois pour le dérober à la colère du dieu.

  Il est ordinairement représenté sous la figure d'un enfant de sept à huit ans, l'air désœuvré, mais malicieux. Il est armé d'un arc et d'un carquois rempli de flèches ardentes, sa tête est couronnée de roses, emblème des plaisirs.
Il tient parfois une torche allumée ou porte un casque et une lance (Mars lui-même, dieu de la guerre, se laisse désarmer par l'Amour). Ses flèches ont le pouvoir de rendre une personne amoureuse d'une autre. Elles symbolisent donc l'amour naissant entre deux êtres.
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ESCALIER
ÉLÉVATION - REPLIEMENT - DESCENTE

  L'escalier est symbole de l'élévation, qu'elle soit sociale ou spirituelle.

  Tout comme l'échelle, l'escalier est souvent utilisé comme image dans les religions et les mythes afin d'illustrer les différents degrés de la progression spirituelle.

  Mais si un escalier permet de monter, il permet aussi de redescendre. Il peut donc évoquer un repliement sur soi, l'inconscient, l'accès à ce qui est caché et mystérieux. Poussé à l'extrême, il peut même désigner la descente aux enfers...
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ESCARGOT
PATIENCE - LUNE - INITIATION - PROTECTION - RENAISSANCE - MYSTÈRE - MOUVEMENT - CYCLE - SÉXUALITÉ

  En raison de sa lenteur, l'escargot a traditionnellement été considéré comme un symbole de la patience. A tel point que dans la culture judéo-chrétienne il a parfois été pris pour symbole du péché de paresse.

  L'escargot est aussi un symbole lunaire. Comme l'astre, il se régénère de manière périodique : il montre et cache ses cornes, disparaît durant l'hiver pour renaître au printemps. Les premiers chrétiens, toujours en quête de symboles, prennent l'escargot pour figurer l'immortalité de l'âme.

  Mais l'escargot peut aussi représenter les forces mystérieuses du fait qu'il séjourne enfoui dans la terre, en contact avec le monde souterrain ou il côtoie peut-être les forces maléfiques...

  La dureté de sa coquille évoque la protection tandis que la spirale qu'elle forme est liée au mouvement et au temps, à l'évolution de la vie. Elle évoque un cycle infini qui part d'un point central en évolution et y retourne en involution. La spirale est aussi un signe de fécondité, qu'elle soit physique ou spirituelle.
Certains cultures ancestrales ont associé le symbolisme de l'escargot avec la naissance et la conception en raison de la protection que lui confère sa coquille, à la bave qu'il sécrète et au corps qui en sort. Il est donc lié à l'humidité, et comme le coquillage, à la féminité et à la sexualité.
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ESPÉRANCE
VERTU THÉOLOGALE - DÉSIR DE VIE ÉTERNELLE - FERMETÉ DANS LA FOI

  Selon la religion chrétienne, l'Espérance est une vertu théologale (ayant Dieu pour objet). Elle doit guider les hommes dans leur rapport au monde et à Dieu. Elles sont au nombre de trois : la Foi, la Charité et donc l'Espérance, avec les quatre vertus cardinales, elles forment les vertus catholiques.

  Pour les chrétiens, l'Espérance est la vertu qui permet aux fidèles de tendre vers Dieu, de prendre appui sur sa grâce avec persévérance et de désirer la vie éternelle. Elle témoigne de la fermeté dans la foi.

  L'Espérance a généralement l'ancre comme attribut ou comme symbole. Cette masse qui retient le bateau malgré l'agitation de la mer symbolise la stabilité et l'assurance. Cette vertu permet à l'homme qui vacille, d'échapper aux remous de l'existence. La forme de l'ancre la rapproche aussi de la croix.
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ÉTOILE
RÉCONCILIATION - GUIDE - DIVINITÉ

  L'étoile qui brille dans la nuit noire est le symbole de la lutte entre la lumière et les ténèbres, l'image de la lumière spirituelle chassant l'obscurité. Elle annonce la fin des conflits, l'espoir puissant du phare qui guide le navire dans la nuit.

  Selon le nombre de branches qui la forment, l'étoile accentuera l'espoir né du nombre. On les imagine comme lieu de repos des âmes mortelles, portant aussi le double de toute personne vivant sur terre.

  Une étoile peut symboliser une divinité. le mouvement des étoiles et de tout l'univers céleste étant censé dépendre de lui.


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5 branches : pentagramme principalement utilisé en ésotérisme et en magie. Dans la symbolique chrétienne elle représente les cinq plaies du Christ.
6 branches : un hexagramme, deux triangles équilatéraux inversés superposés. C'est l'étoile de David, symbole des juifs et du judaïsme. Elle figure dans le drapeau d'Israël.
7 branches : heptagramme utilisé dans plusieurs traditions religieuses et occultes, elle symbolise de la perfection divine.
Pour les chrétiens, elle représente les sept jours de la création, et est devenu un symbole permettant de repousser le Mal.
8 branches : octogramme utilisé par la plupart des civilisations comme symbole astral.
9 branches : ennéagramme symbole de la Foi bahá'íe (religion d'origine Perse). Le chiffre 9 symbolise la perfection et l'accomplissement.
10 branches : décagramme utilisé dans l'art décoratif.
11 branches : hendécagramme qui se retrouve dans la forme du fort bâti sur Liberty Island (île de la Statue de la Liberté).
12 branches : dodécagramme qui se retrouve sur le drapeau de Nauru (pour les douze tribus originelles).
14 branches : tétradecagramme qui se retrouve (accompagné d'un croissant) sur le drapeau de la Malaisie.
16 branches : héxadecagramme, appelé étoile ou soleil de Vergina et présent sur le drapeau de la Macédoine (de 1992 à 1995).
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EUROPE
RAPT - EXPATRIATION

  Europe est une princesse phénicienne, fille de Téléphassa et d'Agénor, le roi de Tyr.

  La légende raconte que la jeune et belle princesse Europe fait un jour un rêve dans lequel deux continents personnifiés tentent de la séduire. Au petit matin, pour évacuer ce rêve troublant, elle décide d'aller cueillir des fleurs près de la plage de Sidon en compagnie de Nymphes.
C'est à ce moment que Zeus l'aperçoit et tombe immédiatement amoureux de la belle princesse. Pour l'aborder discrètement, à l'insu de son épouse Héra, il décide de se métamorphoser en taureau et apparaît au milieu du champ de fleurs. La beauté de l'animal, d'un blanc immaculé, au front orné d'un disque d'argent et de cornes en croissant de lune, attire immédiatement l'attention d'Europe. Elle s'en approche, et, rassurée par son apparente douceur, elle le caresse et s'assied même sur son dos lorsque celui-ci se couche à ses pieds.
Aussitôt et sans qu'Europe n'ait le temps de réagir, le taureau se relève, courre vers le rive et chevauche la mer. Effrayée, Europe se cramponne à une des cornes du taureau et comprend rapidement qu'il ne peut s'agir que d'un Dieu. D'autant que toute une cohorte de divinités marines, Dauphins, Néréides, Tritons et même le Dieu Poséidon, jaillissent de la mer pour les escorter.

  Il dit à Europe qu'il est Zeus et qu'elle n'a rien à craindre, il l'emporte dans l'île de Crête, et c'est désormais là-bas qu'elle vivra. Les noces sont organisées et ils s'unissent sur l'île. Europe donne naissance à trois enfants, Minos, le futur roi de Crète, Rhadamante, un des juges des Enfers et Sarpédon.

  Après la disparition d'Europe, son père ordonne à son fils Cadmos de la retrouver, avec interdiction de revenir sans elle. Sa mère Téléphassa, ainsi que ses deux frères, Thassos et Cilix, l'accompagnent, seul Phoenix reste à Tyr auprès de son père.
Leurs recherches ne servent à rien, ils ne retrouvent jamais Europe qui vit désormais sur l'île de Crête. Abandonnée par Zeus, elle épouse le roi de Crète, Astérion, qui adopte ses fils.

  Concernant le lien entre la princesse Europe et notre continent, il peut se sous entendre par les pérégrinations de sa famille partie à sa recherche après son enlèvement. Depuis leur Phénicie d'origine, Thasos part vers Olympie et Cadmos vers la Béotie. Leur périple semble indiquer une aire géographique qui pourrait délimiter le continent européen primitif.

  Symboliquement, l'enlèvement d'Europe peut apparaître comme un rapt violent. Quant à l'épisode suivant, celui de la traversée et de l'arrivée en Crète, il révèle une ambivalence entre, d'un côté, l'attirance pour l'inconnu et la différence et, de l'autre, la crainte face à ce qui est étranger, augmentée de l'arrachement à la patrie.
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EUTERPE
MUSE DE LA MUSIQUE (aulos, double flûte) - INSPIRATION ARTISTIQUE

  Dans la mythologie grecque, Euterpe est une des neuf Muses fille de Zeus (Jupiter) et de Mnémosyne, la déesse de la mémoire. Elle vit avec ses sœurs dans dans les montagnes de l'Hélicon, tout près de l'Olympe.

  Les Muses président à la création artistique et les créateurs ne peuvent trouver leur inspiration que grâce à elles. Elles ont toutes une attribution dans un domaine artistique spécifique.

  Euterpe, "celle qui sait plaire", est la Muse de la musique. C'est elle qui invente la double flûte appelée Aulos.
Élève d'Apollon, elle aime la musique jusqu'à l'obsession et se sert de ce don pour apaiser les gens. Euterpe rend régulièrement visite aux mortels de la cité d'Héllenos et reste d'une grande sociabilité avec eux. Les autres dieux la méprise pour cela.

  Euterpe accompagne également le cortège de Dionysos en jouant de son instrument et en dansant.

  Euterpe est représentée comme une jeune fille séduisante, habillée simplement et sans bijoux. Sa tête est couronnée de fleurs et elle tient ou joue de la flûte simple ou double et, auprès d'elle, des partitions, des hautbois ou d'autres instruments de musique sont parfois disposés.
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ÈVE
PREMIÈRE FEMME - TENTATION - MORT SPIRITUELLE

  Dans la religion chrétienne, Ève est considérée comme la première femme, la première épouse, la mère des vivants.

  Selon la Genèse (Bible), Adam et Ève - le premier homme est la première femme - sont placés par Dieu dans le jardin d'Éden où se trouve l'Arbre de vie, celui de la connaissance du bien et du mal (un pommier dans la tradition). Mais Dieu défend à Adam de manger les fruits de cet arbre...
Un serpent apparaît et dit à Ève que s'ils mangent le fruit ils ne mourront pas. Bien au contraire, ils vont connaître les valeurs du bien et du mal, comme Dieu. Ève mange alors le fruit de l'arbre en toute confiance, puis le fait goûter à Adam. Ils se rendent compte tout à coup qu'ils sont nus et, pris de honte, se cachent en fabricant un pagne...
Voyant cela, Dieu comprend immédiatement qu'ils ont mangé le fruit défendu. L'homme cherche à se disculper en rejetant la responsabilité sur la femme, et elle-même sur le serpent. Dieu les punit tout trois en les renvoyant définitivement du jardin d'Eden.

  Dans ce récit, Ève est tentée et aussi la tentatrice qui convainc Adam de goûter le fruit défendu.

  Leur désobéissance illustre ce qu'il advient aux êtres humains lorsqu'ils s'éloignent de Dieu. C'est la mort spirituelle, le secret de la vie étant dans le lien avec Dieu...

  Une fois le fruit mangé et puni par dieu, Adam et Ève ont perdu leur innocence. Ils connaissent la valeur du bien et du mal et savent qu'ils sont désormais mortels. Ils doivent maintenant travailler pour manger et peuvent donner la vie en s'accouplant... Cela évoque le passage de l'enfance innocente à l'âge adulte.

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FAUCON
CONNAISSANCE - LIBERTÉ - VÉLOCITÉ - CHASSE - NOBLESSE - PROTECTION

  Cet oiseau de proie à la vue perçante symbolise la connaissance. Son vol ascensionnel et sa rapidité évoque la liberté, mais aussi la vélocité.

  Le faucon a été et est encore utilisé dans une forme de chasse traditionnelle. Au Moyen Âge il symbolise l'aristocratie car le droit d'entretenir une fauconnerie et celui de chasser au faucon appartient exclusivement aux nobles.

  Dans l'antiquité égyptienne, le faucon est le prince des oiseaux Sa beauté et sa force symbolise le principe céleste. Le Dieu Horus est une divinité figurée avec une tête de faucon. C'est un dieu protecteur.
Le faucon est également un attribut de , symbole du soleil levant.
Parmi les centaines d'oiseaux momifiés de l'Égypte, le faucon est un des plus nombreux et quiconque tue un faucon, même accidentellement, est alors condamné à mort.

  Pour les Incas, le faucon est un symbole solaire. Aussi, tous les incas ont un double (Inti) représenté sous la forme d'un faucon. Il est également considéré comme un ancêtre mythique.

  Avec la devise "post tenebras spero lucem" ("Après les ténèbres, j'espère la lumière"), le faucon portant un capuchon sur les yeux est l'emblème de certains imprimeurs de la Renaissance. Dans ce cas, il symbolise l'espérance, la connaissance ésotérique.
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FAUX - FAUCILLE
MOISSON - LUNE - AGRICULTURE - FERTILITÉ - PAYSAN

  La faux et la faucille sont associés à la moisson et symbolise le cycle des saisons et de la vie.

  La forme de la faux rappelle celle du croissant de la lune. Cette image est tout à fait en adéquation avec l'agriculture et le lien qu'ils partagent avec la fertilité et la fécondité.

  La faucille fait partie de la tradition païenne des druides Celtes. Avec sa faucille d'or (ou serpe d'or), il procède à la cueillette du gui.
Ici, l'or qui compose la faucille est un miroir du soleil qui symbolise la force. Le druide fait le lien entre le monde céleste et le monde terrestre. Le gui est une plante aérienne, donc solaire, qui reste verte et ne meurt pas en hiver, elle est la promesse de la vie qui reviendra au printemps.

  La faucille associée au marteau est l'emblème du communisme depuis 1922. La faucille représente ici le paysan (le marteau, l'ouvrier).
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FILET
PIÈGE - CAPTURE - ARME PASSIVE - EMPRISE

  Le filet associé à la pêche ou à la chasse symbolise le piège et la capture. Il peut être assimilé à une arme passive, qui n'est pas faite pour blesser.

  Le filet peut symboliser une emprise obtenue par la séduction ou la ruse. " Tomber dans les filets de quelqu'un".

  Dans la symbolique chrétienne, le filet peut revêtir un symbole positif comme négatif.
Dans l'épisode évangélique de la Pêche miraculeuse, l'apôtre Saint Pierre est destiné à devenir "un pécheur d`hommes", grâce à des filets spirituels...
D'une manière générale, le filet est l'action de Dieu au Royaume des Cieux. Les bonnes âmes sont recueillies et les mauvaises rejetées; et il en sera ainsi au dernier jour des élus et des réprouvés...

  Mais lorsque le filet suggère une idée d'enfermement, il représente les illusions et les erreurs dont les hommes sont victimes et peut même faire allusion au désespoir et à la mort. Le diable est d'ailleurs parfois représenté avec un grand filet dans lequel s'entassent les âmes torturées.
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FLÈCHE
DIRECTION - DESTIN - RAPIDITÉ - INTUITION - POUVOIR - DÉSIR - VOLONTÉ DIVINE

  La flèche vole directement vers son but, c'est pourquoi elle indique tout simplement la direction prise, qu'elle soit physique ou spirituelle.
La flèche peut désigner la destinée de chacun, qui peut s'appliquer parfois de manière foudroyante.

  Sa vitesse fulgurante en fait également un symbole de rapidité. Sa précision, lorsqu'elle l'atteint, un symbole d'intuition.

  La flèche peut représenter le symbole des échanges entre le ciel et la terre. Lorsqu'elle est tournée vers le bas, c'est un attribut du pouvoir divin, la foudre qui châtie, ou au contraire, la lumière ou la pluie bienfaitrice. Lorsqu'elle est tournée vers le haut, elle symbolise la droiture qui libère des conditions terrestres.

  Les traditions japonaises tout comme les mythologies associent la flèche à l'arc pour symboliser l'amour. Et, lorsqu'on évoque Cupidon, le dieu de l'amour, on imagine tout à fait le symbole phallique. Ses flèches d'argent ont le pouvoir de déclencher un "coup de foudre" chez celui qui les reçoit. Mais si ces flèches symbolisent les envolées du désir, elles désignent aussi la volonté divine.
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FLEUR
PRINTEMPS - AURORE - JEUNESSE - BEAUTÉ - CYCLE DE LA VIE

  Les principaux symboles évoqués par les fleurs sont le printemps : l'époque où elle éclot, l'aurore : qui correspond à son épanouissement et l'enfance et la jeunesse : pour sa fraîcheur.
Les fleurs évoquent le bonheur et la beauté. Elles ont tous les attributs de la vie : la nutrition, la respiration, la sensibilité, la couleur et la métamorphose.
La fleur, et ses trois cycles dévolution : le bouton, l'épanouissement et le flétrissement, évoque le cycle de la vie.

  Chaque fleur a une image qui lui est propre en rapport avec ses caractéristiques ou une légende :
- La rose est l'emblème de l'amour pur. Elle rose naît sans épines et n'en est armée qu'après l'apparition du mal sur la terre. Le rosier blanc est l'emblème de la Vierge Marie (d'où la dévotion catholique du rosaire). Les rosières est le nom qui était donné aux jeunes filles vertueuses et pures.
- La fleur d'oranger représente la virginité. Elle était traditionnellement portée en couronne par la mariée.
- Le lys symbolise la pureté et de la chasteté. Il est l'attribut de la Vierge Marie, de l'archange Gabriel et des allégories de la Beauté et de la Pudeur. Dans la mythologie romaine, il est consacré à Junon et orne aussi la chevelure des Muses.
- Le lierre et sa persistance lui confère fidélité, constance et immortalité.
- L'iris, dans la tradition chrétienne, annonce le retour du Christ et figure également la douleur de Marie suite à la mort de son fils sur la croix. Au japon, c'est un symbole de purification. Dans la mythologie grecque, Iris est la servante d'Héra et sa messagère entre le ciel et la terre.
- Le lotus est aussi un emblème de la pureté, notamment dans la tradition hindouiste où le lotus sacré est un symbole divin. Il est associé au mythe de la création, aux dieux Vishnou et Brahmā, et aux déesses Lakshmi et Sarasvati. Le déploiement des pétales de la fleur évoque l'épanouissement de l'âme. Dans l'Egypte ancienne, le lotus bleu était un symbole solaire, de renaissance et d'immortalité. Car, comme lui, il s'ouvre le jour et se referme la nuit. Le soleil étant né de la fleur de lotus, il revêt également un symbole sexuel.
- Le chrysanthème, en Occident, est la fleur des cimetières et symbolise les funérailles. Bien au contraire, c'est un emblème au Japon ou il offre le bonheur et une longue vie. Dans tout l'Extrême-Orient, il s'affirme comme un symbole bénéfique et joyeux. Comme en Chine où il évoque l'automne, la splendeur, la richesse, la longévité et une retraite heureuse.
- Le myrte symbolise le bonheur et la joie par l'amour et l'harmonie, la paix et le succès. L'Égypte la consacrait à la déesse Hathor, la mythologie grecque à Aphrodite, Poséidon, Artémis et Adonis. Pour les premiers chrétiens, la fleur et l'arbuste représentaient les païens convertis au Christianisme.
- Le narcisse, de part son héros légendaire de la mythologie grecque, évoque l'égocentrisme et l'auto-contemplation qui menace d'un danger de régression. Il possède également une connotation funèbre lorsque Perséphone, la fille de Déméter, est tentée de le cueillir avant d'être enlevée et emmenée dans l'antre du dieu des enfers, Hadès. Mais, au Moyen Âge, il prend toutes les valeurs bénéfiques du lys qu'il remplace parfois. Comme au Japon où il signifie joie et pureté. En Chine, il apporte le bonheur et la protection pour la nouvelle année.
- L'anémone et la jacinthe annoncent le souci et le deuil. Chez les Chrétiens elle évoque la Passion du Christ (ses souffrances jusqu'à sa Crucifixion). Dans la mythologie grecque, elle rappelle la mort d'Hyacinthe qui a engendrée la jacinthe. Apollon, qui l'aimait, l'a tué par mégarde en lançant un palet. Ou encore la mort d'Adonis dont le sang associé à une larme d'Aphrodite, sa maîtresse, donna naissance à l'anémone. Plus spécifiquement, la jacinthe est l'attribut de la figure allégorique de la "Splendeur du nom" et de la Vertu de l'Endurance.
- Le bleuet, dans la mythologie grecque, soigne le centaure Chiron d'une grave blessure occasionnée par une flèche empoisonnée du sang de l'Hydre de Lerne. C'est certainement pour cela que dans la culture chrétienne, qui tient le serpent pour un symbole du mal, le bleuet guérisseur est associé au Christ victorieux sur les démons. De par sa couleur bleu azur, le bleuet peut également symboliser le Paradis.
- Le cyclamen est la fleur sacrée de l'amour au Japon. Les grecs anciens lui attribuaient différentes vertus : les lieux où il pousse seraient protégés contre les maléfices et il aurait la propriété de guérir des morsures de serpents.
- Le jasmin, de par sa délicatesse et son parfum, représente l'amour divin et est considérée comme une fleur du Paradis. Dans la religion chrétienne, il évoque la pureté immaculée de la Vierge Marie. Des fleurs de jasmin en bouquet sont fréquemment placées entre les mains de l'enfant Jésus ou en couronne sur la tête des anges et des saints. Associé à la rose, il peut représenter la foi.
- Le muguet annonce l'arrivée du printemps. Sa corolle tournée vers le bas en fait un symbole de l'humilité. Il est aussi associé à Marie, à sa pureté, à cause de sa blancheur et de la douceur de son parfum.
- Le tournesol se tourne toujours vers le soleil, ce qui en fait un symbole de l'espérance. Dans la mythologie grecque, le tournesol est né de la mort de Clytie. C'est une jeune fille aimée puis abandonnée par le dieu du soleil, Hélios. Désespérée, elle passe ses jours à suivre du regard la course du char de son dieu bien-aimé. Jaunie et brunie par son éclat, elle se change alors en tournesol et devient le symbole de dévouement inconditionnel.
- Le pavot possède des propriétés somnifères. Dans la Grèce antique, Hypnos, le dieu du sommeil est représenté avec une couronne de fleurs de pavot et les divinités liées au sommeil ou aux rêves comme la Nuit ou Morphée ont pour attribut un pavot.
- L'anémone est fragile et à un cycle de floraison très bref. Il en résulte une signification funèbre... Dans la mythologie romaine l'anémone naît des larmes de Vénus à la mort de son bien-aimé Adonis, tué par un sanglier.
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FLÛTE
BERGER - MAGIE - HARMONIE - CONFIANCE - CRÉATIVITÉ - LUBRICITÉ

  La flûte est associée au berger et à la vie pastorale On lui confère des vertus d'harmonie et de sérénité. La flûte évoque l'insouciance, la spontanéité, la joie et invite à écouter sa propre musique intérieure. On l'associe à la créativité artistique.

  Dans les contes et légendes, la flûte est souvent l'instrument de musique dont on se sert pour opérer des sortilèges (la flûte enchantée, le joueur de flûte de Hamelin), on lui confère ainsi des pouvoirs magiques.

  La flûte peut exprimer également les plaisirs amoureux, le libertinage. Elle devient alors un symbole phallique qui révèle toute la lubricité dont est capable notre inconscient.

  Dans la mythologie grecque, la flûte est inventée par Silène, le père nourricier de Dionysos. La flûte de Pan, ou syrinx, est un attribut du dieu Pan. Il symbolise ici la beauté, la splendeur de la nature. Euterpe, la muse de la musique est souvent représentée comme une joueuse de flûte.

  Une légende raconte qu'Athéna fabrique une flûte double avec des os de cerf et en joue à un banquet des dieux. Moquée, car ses joues se gonflent de façon disgracieuse, elle jette la flûte et lance une malédiction sur quiconque la ramassera. Marsyas, un satyre, la trouve et se met à en jouer aussi bien que les Dieux, provocant l'admiration de tous ceux qui l'écoutent...
Alerté, Apollon le met au défi d'en jouer aussi bien que lui-même de la lyre, ce qu'il réussit à faire. Mais lorsqu'Apollon lui demande : " fait sur ton instrument ce que je fais, tourne-le à l'envers, joue et chante en même temps ", bien entendu Marsyas en est incapable. Apollon, pour le punir, l'attache à un arbre, l'écorche vif et cloue sa peau. Ce tragique épisode, fait de l'instrument un attribut des satyres avec lequel ils sont souvent représentés.

  Dans la tradition hindoue, Shiva obtint de Vishnou de l'accompagner sur terre, dans son avatar de Krishna, sous la forme d'une flûte. Elle symbolise ici le souffle divin.
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FOI
VERTU THÉOLOGALE - GUIDE

  Selon la religion chrétienne, la Foi est une vertu théologale (ayant Dieu pour objet). Elle doit guider les hommes dans leur rapport au monde et à Dieu. Les deux autres vertus sont l'Espérance et la Charité et, avec les quatre vertus cardinales, elles forment les vertus catholiques.

  La Foi exprime la disposition à croire aux vérités révélées. En principe, elle induit une dévotion et la mise en pratique des comportements censés traduire cette conviction. La Foi est la condition de toute religion et la motivation de sa pratique.

  Dans la statuaire, les vertus sont généralement représentées sous les traits de femmes reconnaissables à leurs attributs. La Foi tient un livre contenant la doctrine chrétienne, un ostensoir contenant l'hostie consacrée ou un calice, une croix tréflée ou une colombe.
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FONTAINE
VIE - PURIFICATION - RÉGÉNÉRATION - CENTRE

  L'eau est symbole de vie, d'immortalité et d'enseignement. La fontaine permet de capter et de faire jaillir cette eau autrefois indispensable à la vie d'un village. L'eau et la fontaine réunies sont donc symboles de purification et du renouvellement.

  La fontaine évoque l'idée du centre, celui du village ou les habitants se rejoignent pour capter son eau, mais aussi parce que l'eau peut s'écouler d'une fontaine centrale par quatre becs déversoirs, traditionnellement orientés vers l'un des points cardinaux. Ils permettent ainsi au voyageurs qui viennent s'y abreuver de s'orienter.

  Pour les chrétiens elle est "la fontaine de vie" d'où s'écoulent les fleuves du paradis. Le cerf qui boit à la fontaine symbolise le rassemblement des chrétiens assoiffés, issus de toutes les nations, accourant aux sources de la vérité.

  Chez les musulmans, il existe deux fontaines au paradis, Salsâbîl et Tasnîm dont l'eau est inaltérable. Ces fontaines participent de l'essence du paradis, symbole de la miséricorde divine où l'eau et le bonheur sont donnés pour équivalents. A ces fontaines paradisiaques s'oppose l'unique source de l'enfer "bouillante".
La fontaine est donc indispensable dans la mosquée, elle permet au croyant de pratiquer ses ablutions rituelles de purification avant la prière.

  La fontaine de jouvence tient son origine de la mythologie romaine. Jupiter transforme la Nymphe Jouvence en fontaine ayant un pouvoir régénérateur. La déesse Junon s'y baigne tous les ans pour retrouver sa virginité.
Dans la mythologie nordique, c'est de la fontaine de Mimir que jaillit l'eau du savoir, de la connaissance et de la prophétie. Pour avoir la possibilité d'y boire, le dieu a href="#wotan" style="text-decoration:none">Odin consent à perdre un œil...
La mythologie irlandaise évoque une fontaine dont l'eau a le pouvoir de guérir les blessures des combattants afin qu'ils puissent reprendre le combat rapidement. On retrouve ici son symbole de régénération.
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FORCE
VERTU CARDINALE - FORCE D'ÂME - AFFIRMATION

  La Force est l'une des quatre vertus cardinales avec, la Tempérance, la Prudence et la Justice. Une vertu cardinale est une vertu qui joue un rôle charnière dans l'action humaine, notamment dans la doctrine morale chrétienne, et détermine les autres vertus. Identifiées par Platon dans "La République", avec les trois vertus théologales, elles forment les vertus catholiques.

  La force qu'on entend ici n'est pas la force physique mais la force d'âme (Fortitudo en latin). C'est cette force qui permet de surmonter la peur, la plus grande des faiblesses humaines. Être fort, c'est être capable de s'affirmer et de rester fidèle à ses valeurs.

  Plusieurs attributs accompagnent généralement l'allégorie de la force. Le bouclier, qui protège de la peur et des doutes. La peau de lion qui rappelle l'attribut d'Héraclès, un modèle de courage, qui réussit à tuer le lion de Némée durant le premier de ses Douze Travaux. La colonne brisée fait allusion au héros biblique Samson qui provoque l'écroulement du temple de ses ennemis, les Philistins, en écartant les colonnes à mains nues.
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FORGERON
CRÉATEUR - CONNAISSANCE - MAGIE

  Le verbe forger avait auparavant le sens de créer, d'inventer. Le forgeron a donc conservé le symbole de celui qui possède un pouvoir créateur, celui de transformer la matière. Elle lui confère une dimension proche de la magie ou de la connaissance divine...

  Toutes les mythologies vénèrent un ou plusieurs forgerons qui fabriquent les armes ou les parures des dieux, quand ce ne sont pas des dieux eux-mêmes. Les forgerons sont considérés dans de nombreuses cultures comme ceux qui apportent les connaissances culturelles aux humains.

  Le plus célèbre des forgerons et le plus symbolique provient de la mythologie grecque, Héphaïstos (Vulcain), le dieu du feu, de la forge, de la métallurgie et des volcans.
Les légendes concernant sa naissance diffèrent. La plus populaire raconte que sa mère Héra le trouve si laid à sa naissance qu'elle le jette du haut de l'Olympe.
Immortel, il survit, mais demeure boiteux. Recueilli et élevé sur l'île de Lemnos par les Déesses Thétis et Eurynome, il fonde ici sa première forge et crée des objets et des armes merveilleux ou magiques, comme les flèches d'Apollon et d'Éros, la cuirasse d'Héraclès, la ceinture d'Aphrodite, le trône et l'égide de Zeus et d'Héra, ... Il participe même à la création de la première femme, Pandore.

  Ses attributs sont le marteau et l'enclume, la béquille, le bouton d'or (végétal) et l'âne.
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FOUDRE
PUISSANCE - FULGURANCE - COLÈRE DIVINE - RÉPROBATION - DESTRUCTION - PASSION

  La violence de la foudre associée à l'orage est symbole de puissance, de fulgurance et de destruction par le feu.

  Par allusion aux croyances anciennes qui voient dans la foudre la manifestation de la colère divine, elle symbolise la réprobation exercée par une autorité spirituelle, morale ou judiciaire.

  De manière imagée, la foudre évoque l'amour soudain et inattendu entre deux êtres, le "coup de foudre". On retrouve ici l'association de la fulgurance alliée à la chaleur de l'effet passionnel.

  Dans la mythologie grecque, le foudre (au masculin) est l'attribut et l'arme de Zeus (Jupiter), le roi des dieux. Il est décrit comme étant constitué de dards de feu en zigzags terminés par une flèche.
Le foudre est fabriqué par trois Cyclopes qui le remettent à Zeus en reconnaissance de leur libération. Argès crée la lueur du foudre, Brontès l'orage et Stéropès les éclairs.
Lorsque Zeus l'utilise, il peut provoquer trois éclairs : le premier pour avertir, le deuxième pour punir et le troisième pour détruire.

  Thor, le dieu de la mythologie nordique, possède également une arme foudroyante, un marteau qui lance des éclairs capable de détruire les ennemis comme les fortifications, mais aussi de reconstruire les bâtiments en ruines.
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FUDÔ-MYÔÔ
PROTECTION - COLÈRE - FORCE - AUTORITÉ

  Fudo Myoo est une divinité bouddhique de la secte Shingon, le plus important des cinq grands rois protecteurs de Bouddha.
Immortel et tenant une place centrale dans les représentations célestes, il est surnommé l'inamovible ou l'immuable. C'est un roi protecteur à l'allure guerrière et menaçante, associé au feu et à la colère.

  Fudo Myoo est représenté avec un lotus à huit pétales sur la tête. Deux de ses dents sont visibles. A droite, une canine pointe vers le haut, symbolisant le ciel et l'esprit. A gauche, une autre canine pointe vers le bas en direction de la terre et de la matière. Sa main droite tient une épée verticalement, unissant le ciel et la terre pour vaincre les épreuves. Sa main gauche tient une corde qui symbolise la concentration et lui permet de ligoter ses ennemis et ceux qui s'oppose à l'Éveil.
Il se tient généralement assis sur un rocher figurant une montagne et renforçant sa position inébranlable, sa détermination et son autorité. Pour accentuer l''impression de force de Fudo Myoo, une aura enflammée l'entoure parfois.

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GAÏA
TERRE - DÉESSE MÈRE - LA NATURE

  Dans la mythologie grecque, Gaïa est une déesse primordiale, identifiée comme la "Déesse mère", symbole de la Terre et gardienne du pouvoir divin.

  Elle sort du Chaos et enfante seule le ciel couronné d'étoiles. Elle s'unie ensuite avec Ouranos pour engendrer les six Titans : Océan, Koios, Crios, Hypérion, Japet et Cronos et les six Titanides : Théia, Rhéa, Thémis, Mnémosyne, Phébé et Téthys.

  Naissent ensuite 3 Cyclopes : Brontès, Stéropès et Arghès et enfin les Hécatonchires : Cottos, Gyès et Briarée, des monstres à cent mains et cinquante têtes.

  Enfin, avec son frère Tartare, Gaïa donne naissance à une autre créature terrifiante, Typhon.

  Ouranos déteste les enfants et oblige Gaïa à les garder en son sein, ou bien il les précipite dans le Tartare, la plus basse région des Enfers.
Gaïa est passablement agacée. Avec l'aide de son fils Cronos, elle ourdit une terrible vengeance envers son époux. A la nuit venue, quand Ouranos descend couvrir la Terre, Cronos l'émascule avec une faucille en silex que Gaïa lui a fournie.
Le sang d'Ouranos féconde alors Gaïa qui enfante les Érinyes, les Géants et les Méliades. Selon le poète grec Hésiode, Aphrodite naît aussi de cette écume.

  Plus tard, c'est Gaïa qui provoque la rébellion de Cronos contre Ouranos et celle de son petit-fils Zeus contre Cronos, en une certaine quête du souverain parfait ; mais elle appuie aussi ses fils monstrueux, les Géants et Typhon, contre Zeus.

  A travers Gaïa, les Grecs ont sans doute voulu représenter les deux aspects de la nature, capable de créer la pure beauté et l'harmonie, mais possédant aussi le pouvoir de faire resurgir le chaos originel.

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GANESH - GANESHA
SAVOIR - VERTU - CHANCE - UNION DE L'HUMAIN ET DU DIVIN

  Ganesh ou Ganesha, le dieu à tête d'éléphant, est le fils de Shiva, le dieu libérateur et de Parvati, la Déesse de la beauté. Très populaire en Inde, c'est le dieu du savoir et de la vertu. Porteur de chance et protecteur des foyers, il est celui qui efface les obstacles et calme les problèmes. On ne manque donc pas de l'invoquer avant d'entreprendre une action importante.

  Ganesh est traditionnellement représenté avec un corps d'enfant, quatre bras et une tête d'éléphant dont une des défenses est cassée.
La monture de Ganesh est un rat ou une souris, Mûshika. Cet animal symbolise parfois le Dieu à lui seul et les deux se complètent. On a là tous les atouts nécessaires pour résoudre les problèmes du monde : L'éléphant massif, puissant et réfléchi et le rat petit, mobile et malicieux... Un symbole de l'union entre le macrocosme et le microcosme, le divin et l'humain.

  Les attributs les plus fréquents de Ganesh sont, la hache (parashu), qui détruit le désir et l'attachement et donc supprime l'agitation et le chagrin. Le nœud coulant (pasha) qui sert à capturer l'erreur. L'aiguillon à éléphant (ankusha) qui symbolise sa maîtrise sur le monde.
Il porte la mâlâ, un chapelet de 50 éléments, les 50 lettres de l'alphabet sanskrit. Le gâteau (modaka) ou le bol de friandises (modaka-patra), la douceur qui récompense le chercheur de vérité. Il porte parfois un cobra royal en cordon, sous forme de ceinture ou posé sur la tête, en symbole de protection.
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GARUDA
PUISSANCE - GUERRE - ÉLÉVATION SPIRITUELLE

  Dans la mythologie hindouiste et bouddhiste, l'aigle Garuda, monture de Vishnu, est l'oiseau roi.
Oiseau de proie à tête humaine, il représente la puissance, la guerre, l'élévation spirituelle et, plus généralement, la victoire de la raison sur l'inconscient.

  Garuda est le symbole de sa Majesté le Roi de Thaïlande.
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GARGOUILLE
MONSTRES - DRAGON - DÉMON

  A l'origine, les gargouilles sont des monstres que l'on portait dans les processions au Moyen Âge. Il s'agit de dragons ailés, images du Diable, qui apparaissent en vaincu dans le cortège de Dieu.

  La légende veut que l'origine du nom vienne du temps de Dagobert, où un dragon horrible naît du limon des eaux à la suite d'un long débordement de la Seine à Rouen. L'évêque Saint Romain tue alors la "Gargouille" et elle est brûlée sur la place publique.

  Les architectes utilisent ce symbole à partir de 1220 pour remplacer les chéneaux et projeter les eaux pluviales loin des parements de pierre.

  Les sculpteurs-imagiers représentent ensuite toutes formes de figures, monstrueuses, fantastiques ou originales, pour donner libre cours à leur talent.
Monstrueuses, elles ont toutefois une fonction, celle de rappeler aux fidèles que le salut ne se trouve qu'à l'intérieur de l'édifice et que le démon ne peut y entrer.
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GÉMEAUX - JUMEAUX
DOUBLE - COUPLE - UNION - OPPOSITION - COMPLÉMENTARITÉ - ADAPTATION - INCONSTANCE

  Gémeau, du latin gemellus, désigne le double, le jumeau. Alors qu'au pluriel, gémeaux, désigne le signe du zodiaque.

  Il n'en perd pas moins son sens de dualité, c'est-à-dire l'opposition et la complémentarité. Il est représenté par un couple dans de nombreuses mythologies ou religion. On peut citer par exemple Castor et Pollux, les frères jumeaux de la mythologie grecque ou Adam et Ève, le premier couple de la religion chrétienne.
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GÉNIE
POUVOIRS - MAGIE - PROTECTION - MAL - TALENT

  Le génie est un personnage surnaturel qui possède généralement des pouvoirs magiques.

  Dans l'antiquité gréco-romaine, les génies représentent des instances divines, protectrices des êtres humains. Il est bon de leur faire des offrandes et de ne jamais les offenser... Certains lieus sont également habités par un génie.
Mais attention, la croyance veut aussi qu'il existe de mauvais génies cherchant à faire le mal.

  Aujourd'hui, le génie d'une personne a perdu son sens mystique, il symbolise le talent, l'habileté et la créativité.
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GÉOMÉTRIE
ART LIBÉRAL - QUADRIVIUM

  La géométrie est un des 7 arts libéraux et notamment du quadrivium (quadruple chemin) composé des 3 autres disciplines, l'arithmétique, l'astronomie et la musique.

  Avec l'arithmétique (étude des nombres), la géométrie constitue, dans l'Antiquité, l'un des deux domaines des mathématiques.
La géométrie a pour but l'étude de la grandeur des objets et de leur forme.

  A l'origine, la géométrie est basée sur des constructions simples obtenues à l'aide de droites et de cercles qui correspondent à la doctrine des deux mouvements simples, le circulaire et le rectiligne. Ces tracés sont élaborés avec une règle et un compas et c'est pour cela que la statuaire figure généralement la géométrie sous les traits d'un personnage tenant ces outils en main.
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GLOIRE - MANDORLE - AURÉOLE
SANCTIFICATION - AURA - PURETÉ - SPLENDEUR DIVINE

  La gloire, ou mandorle, est une grande auréole de forme ovale ou en amande. Elle entoure parfois la Croix christique, la Vierge ou un symbole du Christ, comme un cœur ou la colombe. Pour exemple, lorsqu'il entoure le Christ lui-même, on parle d'un " Christ en gloire".

  La gloire symbolise le rayonnement de lumière accompagnant les apparitions célestes et vient renforcer la pureté du personnage ou du symbole entouré. Elle marque la "splendeur divine".

  La gloire et l'auréole possèdent le même sens, mais la gloire ne fait que l'accentuer.
 
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GORGONES
MONSTRUOSITÉ - PÉTRIFICATION - PERVERSION - FASCINATION - TROUBLE

  Dans la mythologie grecque, les Gorgones sont trois monstres primitifs nommés Euryale, Sthéno et Méduse.

  La plus célèbre esr Méduse, à l'origine, une belle jeune femme dont Poséidon s'éprend. Pour la séduire, il se métamorphose en oiseau (ou en cheval selon les versions) et la guide jusque dans un temple dédié à Athéna. Là, ils s'unissent et Méduse tombe enceinte.
Lorsqu'Athéna découvre que son temple a été souillé, de colère, elle transforme Méduse et ses sœurs, en hideuses Gorgones.

  Ces trois sœurs sont effrayantes de laideur. Elles ont une barbe et de longues dents de sanglier, de grands yeux révulsés, des mains aux longs ongles d'airain, une chevelure hérissée de serpents excités et un corps de femme doté d'ailes en or.
Les Gorgones vivent près du pays des Hespérides, aux confins de la Libye. La première - Euryale - représente la perversion sexuelle, la seconde - Sthéno (la puissante) - représente la perversion sociale, la dernière - Méduse - représente la vanité. Elles ont toutes trois le pouvoir de pétrifier ceux qui ont le malheur de croiser leur regard.

  Seule Méduse est mortelle. Le héros grec Persée, aidé par les dieux, use de subterfuges pour la tuer en la décapitant. Plus tard, Athéna récupère la tête de Méduse et la place au milieu de son bouclier - l'égide - afin de pétrifier ses ennemis.

  C'est la beauté physique de Méduse qui est généralement représentée par les artistes, avec toutefois un aspect terrifiant figuré par la chevelure de serpents. Elle évoque dès lors toute l'ambiguïté de la perversion, fascinante, troublante et terriblement dangereuse.
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GRAMMAIRE
ART LIBÉRAL - TRIVIUM - LANGAGE

  La grammaire est un des arts libéraux, des disciplines intellectuelles fondamentales de l'Antiquité hellénistique et romaine réputées indispensables à l'acquisition de la haute culture. Cet enseignement se poursuit sous diverses formes jusqu'au Moyen Âge. On la définie alors comme "une parole écrite et savante, énoncée de la façon requise".

  La grammaire est une des composantes du trivium (triple chemin) avec la rhétorique et la dialectique (ou logique).

  La grammaire est l'étude systématique des éléments constitutifs d'une langue, c'est à dire les règles d'accord des mots, l'orthographe, le vocabulaire et la syntaxe.

  L'allégorie de la grammaire peut être représentée par une femme qui arrose des fleurs, une métaphore qui évoque l'éclosion des idées, car la grammaire est sensée organiser avec clarté les mots de la pensée.
On la voit parfois tenir des verges (pour fouetter les mauvais élèves) ou une férule (une petite palette pour frapper la main des mêmes cancres) et un livre pour enseigner la grammaire, bien entendu.
Elle est aussi figurée sous les traits d'une vierge qui allaite comme une mère nourricière (notre image), car elle dispense tous les germes de l'art du langage.
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GRENOUILLE
TRANSFORMATION - RÉSURRECTION - PLUIE

  La grenouille, passant du stade de têtard à celui de grenouille, symbolise la métamorphose, la transformation. Par extension elle représente les cycles de la vie et notamment la résurrection.

  Au Vietnam la grenouille est protégée car elle est sensée personnaliser une "âme en voyage". Au Japon, elle attire le bonheur et protège les voyageurs.

  La grenouille associée à son milieu naturel - l'eau - a été invoquée dans certaine civilisation pour amener la pluie.
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GRIFFON
FIERTÉ - FÉROCITÉ - GARDIEN - PROTECTEUR - FORCE - NOBLESSE - DÉMON

  Le griffon (ou grype) est une créature fabuleuse hybride au corps de lion ailé et à la tête d'aigle.

  Le griffon est fier, et farouche et ne se laisse approcher par personne, mis à part par les ermites qui le soignent et les héros qui ont réussis à le dompter. Sa férocité en a fait le protecteur de nombreux trésor, comme en Mésopotamie où il garde l'arbre de vie et les portes des cités.

  On trouve également sa trace en Égypte où il personnifie la lumière sortant des ténèbres. Protecteur, il est la bête qui déchire les ennemis du souverain.

  Chez les grecs, le griffon est l'animal de compagnie de Zeus et la monture d'Apollon. Ils veillent également sur l'or des peuples scandinaves appelés les hyperboriens, ainsi que sur le vin de Dionysos.

  Les chrétiens ont fait du griffon le symbole du Christ, le lion figurant son humanité et l'aigle sa divinité. Ici aussi le griffon est considéré comme un gardien, celui du Saint Graal (le calice utilisé par Jésus-Christ et ses douze disciples au cours de la Cène, et qui a recueilli son sang).
Plus tard, les chrétiens inversent l'image du griffon pour en faire une créature maléfique, un des symboles du démon.

  Au Moyen Âge, le griffon n'est pas considéré comme un animal légendaire, il est réel et figure dans les écrits. Les chevaliers ornent leurs blasons de son profil pour évoquer sa force, son courage et sa noblesse.

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HADÈS (grec) - PLUTON (romain)
MAÎTRE DES ENFERS - RICHESSE - MORT

  Dans la mythologie Hadès (assimilé à Pluton chez les romains) est le Maître des Enfers (ou Hadès) où se trouve son royaume. Il est le fils de Cronos, le roi des Titans, et de la titanide Rhéa. Il est également le frère de Zeus (Jupiter), le roi des dieux, de Poséidon (Neptune), le dieu des mers et des océans, d'Héra (Junon) la femme et sœur de Zeus, de Déméter (Cérès), la déesse des moissons et d'Hestia (Vesta), la déesse protectrice des foyers. Il est marié à Perséphone (Proserpine), la fille de Déméter.

  Selon le mythe, Hadès est dévoré par son père Cronos à la naissance, tout comme ses frères et sœurs, à l'exception de Zeus qui les délivre par la suite en faisant régurgiter leurs corps...
Les Dieux triomphent des Titans (Titanomachie) et Hadès reçoit de ses alliés les cyclopes la kunée, un casque merveilleux qui le rend invisible de tous, même des autres Dieux.
Nommé par Zeus, Maître des Enfers, il veille désormais à ce que les morts ne s'échappent pas de son royaume souterrain car ils effraieraient les vivants. Il s'assure également qu'aucun vivant ne puisse y entrer.

  Hadès est représenté sous les traits d'un homme mûr, barbu, tenant un sceptre grâce auquel il conduit les morts. Il tient parfois une corne d'abondance, symbole de la richesse du sous-sol dont il est le maître. Il peut être accompagné de Cerbère, le chien à trois têtes gardant l'entrée des Enfers.
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HAMADRYADES
NYMPHE DES ARBRES

  Dans la mythologie grecque, Les Hamadryades sont les Nymphes des arbres.

  Les Hamadryades sont comparables aux Dryades, à la différence près qu'elles sont liées à un seul arbre. Chacune des Hamadryades naît avec cet arbre et investit sa chair de bois mêlant son esprit au sien. Elle vit avec lui neuf mille sept cents ans, pour enfin mourir, toujours avec lui.

  Malheur à celui qui coupe ou blesse l'arbre d'une Hamadryade et Deoia en est un terrible exemple. Cette Hamadryade, chère à Déméter, est née dans l'écorce d'un splendide chêne d'une forêt protégée par la déesse. Un jour, le prince Thessalien Erysichthon, qui n'a que faire des dieux et de leur culte, entreprend de couper le chêne où vit Deoia. Sous les coups de haches, une voix tremblante et gémissante sort du creux de l'arbre et demande au profanateur de cesser, mais Erysichthon achève son crime et le chêne tombe, entraînant avec lui tous les arbres de la forêt.
Devant ce sacrilège, Deoia arrachée à la vie prédit à Erysichthon le plus terrible des châtiments. Déméter invoque alors la Faim pour l'accomplir. La Faim s'envole de sa contrée et étend son ombre au-dessus d'Erysichthon endormi. Elle l'enserre et délivre dans sa chair une insatiabilité perpétuelle. Désormais torturé par une voracité sans fin, il engloutit, épuise toute ses richesses et devient si famélique qu'il finit par se dévorer lui-même.
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HARPIES
DÉVASTATION - TEMPÊTE - MORT - POURVOYEUSES DE L'ENFER - PASSION VICIEUSE

  Dans la mythologie grecque, les Harpies sont les démons de la dévastation, de la tempête et de la mort. Au nombre de trois, elles vivent sur les îles Strophades, sur la côte du Péloponèse.

  Les Harpies ont pour noms : Aelo ou Nicothoé (dite Bourrasque), Ocypète (dite Vole-vite) et Podarge ou Céléno (dite Obscure). Ces noms évoquent les nuées sombres et rapides des orages.

  Surnommées les "chiennes de Zeus", elles sont les pourvoyeuses de l'enfer et provoquent les morts soudaines. Héra (Junon) les envoie à chaque fois qu'on lui fait injure. Les Harpies tourmentent alors les âmes dans d'incessants supplices.

  Les Harpies symbolisent également les passions vicieuses, autant les tourments obsédants que le désir fait subir, que les remords qui suivent son assouvissement.

  Les Harpies protègent les marchands des voleurs. Elles les prennent dans leurs serres et les étouffent en les enserrant entre leurs ailes.
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HÉCATE
JEUNE FILLE/MÈRE/SAGE - ESPRIT/CORPS/ÂME - NAISSANCE/VIE/MORT - NOUVELLE LUNE - CARREFOUR - MAGIE - TERREUR

  Dans la mythologie grecque, Hécate est la fille du Titan Persès et de la Titanide Astréria.

  Hécate est une triple Déesse qui possède de multiples pouvoirs, la jeune fille que l'on invoque lors d'un nouveau départ, la mère, lorsqu'on recherche une protection, et la femme sage si l'expérience ou la magie vous apporte une solution. Par extension, elle symbolise l'esprit, le corps et l'âme, ou encore la naissance, la vie et la mort.

  Déesse lunaire, elle représente parfois les trois phases de l'évolution lunaire : croissance, décroissance et disparition. D'autres la place dans la triade composée d'Artémis, la Déesse du croissant de lune et Séléné, la déesse de la pleine lune. Hécate est alors considérée comme la déesse de la nouvelle lune.

  Hécate relit les trois étages du monde : les Enfers sous nos pieds, la Terre où l'on vit, et le Ciel. Elle est donc honorée comme la Déesse des carrefours, indiquant aussi bien la direction horizontale à la surface de la terre que la direction verticale, vers l'un ou l'autre des niveaux de vie choisi.

  Enfin, Hécate est également considérée comme une Déesse nocturne et magique, symbole du côté sombre de notre âme. Déesse de la magie infernale, elle préside aux enchantements, aux incantations et provoque la terreur en faisant sortir des Enfers des monstres et des démons.
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HECTOR
HÉROS TROYEN - BRAVOURE - SAGESSE

  Dans la mythologie grecque Hector est le fils de Priam et d'Hécube, le roi et la reine de Troie. Il a pour frère Pâris, il est l'époux d'Andromaque et a pour fils Astyanax.

  Lors de la guerre de Troie déclenchée par l'enlèvement d'Hélène, son père Priam est incapable de combattre en raison de son grand âge. C'est son fils Hector, un guerrier hors pair, qui est donc le général en chef des armées.

  Hector est très aimé des Troyens, il en reçoit des honneurs presque divins et, amis comme ennemis, reconnaissent en lui le principal défenseur de la ville. C'est le plus vaillant des guerriers, il participe à tous les combats et tue de nombreux héros grecs. Mais, jusqu'à la dixième année, Hector évite de participer aux combats lorsqu'il sait Achille parmi les Grecs. En effet, ce dernier est le plus redoutable des guerriers ennemis. Son chef, Agamemnon, cherche pourtant à se débarrasser d'Hector au plus vite, sachant qu'il ne prendra pas Troie tant qu'il sera vivant.

  Lorsque la guerre atteint sa dixième année, les Grecs sont en déroute, notamment parce qu'Achille s'est enfermé dans une colère froide et refuse de combattre. Il en veut à Agamemnon qui lui a pris la belle Briséis, qu'il a capturé durant un fait de guerre et dont il est amoureux.
Patrocle, le grand ami d'Achille, est révolté de voir ses compatriotes acculés et obtient son autorisation d'aller combattre en portant ses armes.
Lors d'un intense combat, Patrocle est tué par Hector qui le dépouille de l'armure d'Achille et la revêt. Achille décide alors de le venger et de reprendre le combat.
Thétis, la mère d'Achille, intervient auprès de Zeus pour qu'il accorde l'avantage aux Grecs et demande à Héphaïstos de forger de nouvelles armes et armures pour son fils.
À Troie, Hector vit ses dernières heures sans le savoir. Peut-être pris d'une forme de prémonition, il fait des adieux plein d'amour et de tristesse à sa femme Andromaque accompagnée de son fils Astyanax avant de quitter la cité pour le champ de bataille.
Achille et Hector s'affrontent alors, Hector jette sa lance mais rate sa cible. Achille, de son épée, atteint Hector à la gorge et le tue. Les Dieux ayant abandonné Hector à son sort, le vainqueur attache son cadavre à son char et le traîne autour des murailles de Troie. Il abandonne son cadavre, privant Hector des honneurs rendus aux héros guerriers morts au combat.

  Priam, le père d'Hector, vient supplier Achille dans le camp grec pour obtenir sa dépouille. Achille accepte et les funérailles de son fils peuvent avoir lieu. Il est incinéré et ses cendres sont placées dans une urne d'or, enveloppée de pourpre et enterrée près des remparts de Troie.

  Bon père, bon époux, d'une grande sagesse, Hector est souvent considéré comme le véritable héros de l'Iliade. Il laisse en héritage un exemple de bravoure et de courage. Mort, il n'a pas la douleur d'assister à la destruction de sa cité, à la capture de sa femme et à l'exécution de son fils Astyanax.

  Hector est souvent représenté dans l'art antique dans les scènes qui l'ont rendu célèbre. Il porte un casque magnifique qui lui a été donné par Apollon.
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HÉLIOS (grec) - SOL (romain)
SOLEIL - OBSERVATEUR DIVIN - RAPPORTEUR

  Dans la mythologie grecque, Hélios (Sol chez les romains) est le fils du Titan Hypérion et de sa sœur Théia. Personnification du soleil, sa fonction est de conduire le char du Soleil. Cette position lui permet de tout voir sur la terre et de révéler tout ce qui s'y passe. On le nomme l'observateur divin des Dieux et des hommes...

  Les grecs le vénèrent à Rodhes, dont il est le fondateur mythique. Sa représentation la plus célèbre est le colosse de Rhodes (bronze), l'une des sept merveilles antiques du monde.

  Il est progressivement assimilé par les Égyptiens à (le dieu du Soleil), tandis qu'en Grèce, il finit par se confondre avec Apollon (le Dieu de la musique et des arts).

  Hélios est d'abord représenté barbu, puis imberbe avec le visage rond, encadré par une chevelure abondante, les mèches symbolisant les rayons du soleil.
Il est parfois coiffé d'un diadème dont émanent les rayons solaires. Il est fréquemment représenté sur un quadrige, un char à deux roues attelé à quatre chevaux disposés de front.
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HÉPHAÏSTOS (grec) - VULCAIN/MULCIBER (romain)
FEU - FORGE - MAÎTRE ARTISANT - MAGICIEN

  Dans la mythologie grecque, Héphaïstos ou Héphaestos (Vulcain ou Mulciber chez les romains) est le fils d'Héra et de Zeus. Dans une autre version, Héra engendre seule Héphaistos afin de prouver à Zeus - qui a mis au monde Athéna seul - qu'elle aussi en est capable.

  Héphaïstos est le dieu du feu, de la forge, de la métallurgie et des volcans.

  Héphaïstos est boiteux et deux versions différentes en donnent la cause : Dans l'une, il prend la défense de sa mère Héra lors d'une querelle entre ses parents. De colère, Zeus le jette du haut de l'Olympe et Héphaïstos chute pendant une journée pour s'écraser sur l'île de Lemnos en se brisant les jambes. Les habitants, les Sintiens, le recueillent, le soignent et lui enseignent le travail de la forge.

  Dans l'autre version il est né comme cela et lorsque Héra lui donne le jour elle le trouve si difforme et vilain qu'elle le jette de dégoût et de honte du haut de l'Olympe. Héphaïstos tombe dans la mer où il est recueilli par les Nymphes Thétis et Eurynomé, qui l'élèvent pendant neuf ans dans une grotte sous-marine de l'île de Lemnos. C'est ici qu'il fait son apprentissage d'artisan en façonnant des bijoux magnifiques qu'il offre aux Nymphes de la mer.

  Plus tard, Héphaïstos décide de se venger de sa mère. Il lui fabrique un trône en or bien particulier et le lui fait envoyer. Une fois assise, Héra est emprisonnée par un piège invisible. Tous les Dieux tentent en vain de la sortir de cette position. Mais Dionysos (Dieu de la vigne et du vin) réussi à attirer Héphaïstos sur L'Olympe en l'enivrant de ses vins. Héphaïstos délivre sa mère de son piège et elle accepte de l'accueillir à ses côtés en lui permettant d'assouvir son vœu, installer sa forge dans l'Olympe.

  Héphaïstos, malgré sa laideur, passe pour avoir eu des femmes d'une grande beauté. L'Odyssée rapporte ses aventures tumultueuses avec Aphrodite, la déesse de l'Amour. L'Iliade lui attribue Charis, une des Charites (Grâces). Hésiode lui donne comme femme Aglaé, la plus jeune des Charites.

  Dans sa forge olympienne Héphaïstos devient un artisan exceptionnel et unique. Il revêt le palais des Dieux de lames métalliques, conçoit des objets magiques et merveilleux comme le gobelet de Dionysos, le collier d'Harmonia, la ceinture d'Aphrodite, le trident de Poséidon, le bouclier d'Héraclès, le spectre d'Agamemnon, le diadème d'Ariane, le collier d'Hermione, les flèches d'Apollon, d'Éros et d'Artémis ou encore les armes d'Achille. C'est également Héphaïstos qui conçoit la première femme terrestre, Pandore, à la demande de Zeus.

  Bien que peu représenté dans l'art, sa physionomie est celle d'un rude travailleur, aux bras vigoureux, mais aux jambes faibles. Sur les monuments archaïques, Héphaïstos est figuré sous les traits d'un ouvrier adulte, barbu, fortement musclé.
Ses attributs caractéristiques sont un bonnet en pointe, un marteau et une tenaille de forgeron. Il est représenté de diverses façons : totalement nu - portant la chlamyde, une draperie rejetée sur l'épaule - portant un maillot court - portant l'exomis, une tunique permettant d'avoir un bras dégagé.
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HÉRA (grec) - JUNON (romain)
PROTECTRICE DES FEMMES - DÉESSE DU MARIAGE - GARDIENNE DE LA FÉCONDITÉ - JALOUSIE

  Dans la mythologie grecque, Héra ou Héré (Junon chez les romains) est la fille des Titans Cronos et Rhéa. Elle est la sœur de Déméter, d'Hadès, de Poséidon, d'Hestia et de Zeus, le roi des Dieux, dont elle est également l'épouse. Elle est la mère, par Zeus, d'Arès, d'Hébé et d'Ilithyie.
Selon une version, elle engendre aussi Héphaïstos (Vulcain), qu'elle conçoit seule pour défier son mari et lui montrer qu'elle aussi est capable d'enfanter sans lui, comme il l'a fait avec Athéna.

  Héra est la protectrice des femmes et la déesse du mariage, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couches. Mais la grande majorité des mythes liés à Héra portent sur sa jalousie vis-à-vis des nombreuses aventures extraconjugales de son mari, Zeus.
Elle symbolise également une certaine forme d'injustice car, pour se venger, elle se plaît à persécuter les maîtresses de Zeus et leur progéniture plutôt que de s'attaquer à son mari.

  On compte parmi ses pires victimes, Héraclès (Hercule) qu'elle rend fou au point d'exterminer sa femme et ses enfants, ou la Nymphe Io transformée en génisse et harcelée par un taon chargé de la piquer sans cesse. Elle s'enfuit et parcourt de nombreux pays, traverse plusieurs mers d'Europe et d'Asie à la nage pour arriver finalement en Égypte, où elle retrouve sa forme humaine.
Elle est à l'origine de la guère de Troie et contribue au sac de la ville, offensée et jalouse de ne pas avoir été désignée par Pàris comme la plus belle des femmes.

  On la représente debout ou sur son trône, avec ses attributs : le diadème royal plus ou moins ornée - le sceptre parfois surmonté d'un coucou, oiseau aimé de la déesse - le voile, symbole du mariage - la patère (coupe évasée) utilisée pour les libations - la grenade, symbole de la fécondité - le paon un hommage à Argos, le géant aux cent yeux, gardien de Io et tué par Hermès (Mercure). En hommage, Héra place les cent yeux d'Argos sur la queue de son oiseau adoré.
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HÉRACLÈS (grec) - HERCULE (romain)
FORCE - COURAGE

  Dans la mythologie grecque, Héraclès ou Alcide (assimilé à Hercule chez les romains) est le fils illégitime de Zeus, le roi des Dieux, et d'Alcmène, l'épouse du roi de Tirynthe.
  L'éducation d'Héraclès est tout d'abord confiée au centaure Chiron. Plus tard, Castor d'Argos lui apprend le maniement des armes et Amphitryon la conduite des chars.
Beaucoup moins intéressé par les arts et très impulsif, Héraclès tue Linos sont professeur de musique. Devant son manque de maîtrise et la menace qu'il représente, son père Amphitryon l'envoie surveiller ses troupeaux à la campagne. C'est ici que Teutoros, un bouvier scythe, lui enseigne le tir à l'arc.

  Héraclès devient le plus célèbre et le plus admiré des héros grec personnifiant la force brute et le courage, car rien ne l'impressionne. Acteur de nombreux exploits, il tue le voleur Cycnos et le roi Sylée d'Aulis (qui oblige les étrangers à travailler dans ses vignes et leur tranche la gorge ensuite), il prend part à la guerre contre les Égyptiens et les Lapithes et combat même la Mort en défiant Hadés lorsqu'il extrait des Enfers l'épouse de son ami Admète.

  Mais les exploits pour lesquels il est le plus connu sont ses douze travaux. C'est Héra, l'épouse de Zeus, qui en est à l'origine. Elle le déteste depuis sa naissance et le persécute durant toute son existence. Un jour, elle le rend fou et, inconscient de ses actes, il tue sa femme Mégara et ses enfants. Atterré par son geste, Héraclès consulte l'oracle qui lui recommande de se rendre auprès de son cousin Eurysthée, le roi de Tirynthe et de se soumettre à ses ordres pour expier sa faute. C'est lui qui lui impose ses douze travaux :
  1. Tuer le lion de Némée réputé invincible
  2. Tuer l'hydre de Lerne, le monstre à neufs têtes
  3. S'emparer de la biche aux pieds d'airain et aux cornes d'or de Cérynie
  4. Capturer le monstrueux sanglier du mont Erymanthe
  5. Nettoyer les écuries d'Augias en détournant deux fleuves qui balaient tout sur leur passage
  6. Abattre de ses flèches les oiseaux du lac Stymphale qui dévorent les humains avec leur bec, ongles et ailes en fer
  7. Dompter et ramener le taureau crétois du roi Minos qu'il a refusé de rendre au Dieu Poséidon
  8. Tuer l'immonde Diomède, le roi de Thrace et ramener à Eurysthée ses cavales mangeuses d'hommes
  9. S'emparer de la ceinture de la reine des Amazones Hippolyte, qu'il tue croyant à une traîtrise de sa part
  10. Tuer Géryon, un géant à trois corps et s'emparer de ses bœufs. Bloqué sur sa route aux confins de la méditerranée, il écarte le rocher de Gibraltar et le mont Abyle créant le détroit de Gibraltar surnommé " Colonnes d'Hercule"
  11. Cueillir les pommes d'or du jardin des Hespérides
  12. Ramener Cerbère à Eurysthée, le féroce chien à trois têtes, gardien des portes des Enfers
  Héraclès meurt à la suite d'une malheureuse tromperie. Il épouse Déjanire, la fille du roi d'Étolie, et lors d'un voyage, le centaure Nessos aide la jeune épouse d'Héraclès à traverser un fleuve en crue. Mais, au beau milieu du fleuve, il tente de violer Déjanire. Héraclès le transperce alors d'une de ses flèches, mais avant de mourir, le centaure donne à Déjanire une fiole contenant une potion censée lui attacher son mari pour toujours.
Elle décide de l'utiliser lorsqu'elle croit Héraclès amoureux d'Iole, la fille du roi d'Œchalie. Elle lui envoie une tunique trempée dans la potion du centaure. Mais Nessos a menti, la potion est en réalité un terrible poison qui brûle atrocement le corps d'Héraclès.
Désespérée, Déjanire se suicide tandis qu'Héraclès ne supporte plus sa souffrance et demande qu'on le brûle sur un bûcher funéraire qu'il embrase lui-même.

  Mort, Héraclès entre à l'Olympe, le royaume de son père Zeus, où l'immortalité lui est accordée. Il se réconcilie avec Héra et reçoit une nouvelle épouse, Hébé, la déesse de la jeunesse.

  Héraclès est généralement représenté sous les traits un guerrier musclé armé de l'épée, de l'arc ou de la massue. Il peut être revêtu de la peau du lion de Némée, ou la tenir en main. Ses nombreux exploits sont les sujets de prédilection des sculpteurs antiques.
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HERMÈS (grec) - MERCURE (romain)
MESSAGER - CHANCE - DIEU DU COMMERCE - DIEU DES VOLEURS - GUIDE

  Dans la mythologie grecque, Hermès (assimilé à Mercure chez les romains) est le fils de Zeus, le roi des Dieux, et de Maïa, l'aînée des Pléiades, une fille du géant Atlas, et de Pléioné, une Océanide.

  Hermès est le messager des Dieux et le plus proche des hommes. Bienveillant à leur égard, il leur donne l'écriture, la danse, les poids et mesures, la flûte, la lyre et le moyen de produire une étincelle lorsque le feu s'est éteint. Il est la personnification de l'ingéniosité, de l'intelligence rusée et de la chance.
Hermès protège les marchands et les voyageurs en assurant les routes et carrefours qu'ils empruntent. Sa malice en fait également le Dieu des voleurs. Il est le guide des héros et conduit les âmes aux Enfers.

  Hermès sait déjà parler et marcher dès sa naissance en Arcadie, dans une grotte du mont Cyllène. Il sort de son berceau pour se rendre en Thessalie où Apollon garde les troupeaux d'Admète. Là, il dérobe les bêtes en usant de subterfuges pour effacer leurs traces. Il emmène le troupeau à travers la Grèce, jusqu'à Pylos pour les cacher dans une caverne. Il sacrifie deux bêtes aux douze Dieux de l'Olympe et brûle leur carcasse avant de retourner dans sa grotte.
Hermès trouve ensuite une tortue, la tue, puis la vide et tend sur sa carapace des cordes fabriquées avec les boyaux des animaux sacrifiés, il fabrique ainsi la toute première lyre.
Lorsqu'Apollon découvre le vol, il part à la recherche de ses bêtes. Il réussit à retrouver le coupable grâce à Battos, un vieillard qui a tout vu. Mais le "bébé" Hermès nie tout, alors Apollon décide de l'emmener chez son père Zeus.
Devant les explications peu convaincantes d'Hermès et surtout lorsque Zeus le voit dérober en douce l'arc et les flèches d'Apollon, il n'a plus de doute, le Dieu des voleurs est bien face à lui...
Zeus est fier d'avoir un fils si habile mais il lui ordonne tout de même de restituer son larcin. Quant à Apollon, il retrouve son troupeau et négocie avec Hermès, la lyre qu'il a fabriqué contre une baguette en or, le caducée, ainsi qu'une flûte. Le Dieu du commerce est né.

La descendance d'Hermès est nombreuse. Avec Aphrodite, ils engendrent Hermaphrodite, une divinité bisexuée, mais aussi Éros dans les traditions plus tardives. Il est également le père d'Abdère un écuyer d'Héraclès , des Nymphes Daphnis et Calypso et de Dieux à la sexualité débridée comme Pan, le dieu phallique Priape ou bien d'autres Satyres.
Mais ses amours sont aussi bien féminines que masculines puisqu'il s'unit avec Pollux, le frère jumeau de Castor.

  Hermès apparaît souvent sous les traits d'un jeune homme pubère. Il est capable de voler plus vite que l'éclair pour transmettre ses messages. Pour cela il possède certains attributs indispensables, un casque et des sandales ailés. C'est aussi l'aspiration aux voyages vécus sous la forme d'un rêve, la libération de la créativité.
Un autre de ses attributs est le caducée, l'insigne des messagers. C'est un bâton en bois d'olivier, en or, entouré de deux serpents et surmonté de deux ailes. Il peut être également coiffé du pétase, un chapeau à large bord porté par les commerçants et les voyageurs. Il porte parfois le casque d'Hadès qui rend son porteur invisible. Il porte la flûte qu'il a reçue d'Apollon et une bourse remplie de pièces de monnaie, celle des marchands.
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HERMINE
PURETÉ - INNOCENCE - JUSTICE - POUVOIR - RICHESSE - BRETAGNE

  La blancheur immaculée de la fourrure de l'hermine en hiver symbolise à elle seule la pureté et l'innocence.
Chassée pour sa peau, elle orne la robe ou le col des hauts dignitaires de l'église et de la justice, soulignant la rigueur morale.

  Les rois l'arborent pour affirmer leur pouvoir et leur richesse. Ainsi, on a représenté Louis XIV dans son grand manteau fait de tissu bleu, la couleur royale, et de la peau de plusieurs hermines. Chaque hermine était blanche avec un point noir et chaque point noir dans le manteau indique le grand nombre d'hermines qu'il a fallut utiliser, soulignant ainsi la richesse du vêtement et de celui qui le porte.

  L'hermine donne à la Bretagne ses couleurs, blanc et noir, et sa devise, "Plutôt la mort que la souillure". Depuis 1316, l'hermine est représentée sur de nombreux objets, ainsi que sur les armes de familles de la noblesse bretonne.

  En héraldique, l'hermine est une fourrure (un Champ d'Argent semé de différentes mouchetures de sable ou de Petite croix à pied élargi et terminé par trois pointes). Elle évoque la peau de l'hermine, et les mouchetures, l'extrémité noire de sa queue. L'animal entier est plus rarement représenté.
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HESTIA (grec) - VESTA (romain)
FEU SACRÉ - FOYER - VIRGINITÉ

  Dans la mythologie grecque, Hestia (assimilée à Vesta chez les romains) est la fille aînée de Cronos, le roi des titans, et de la titanide Rhéa. Elle est la sœur de Zeus, Poséidon, Hadés, Héra et Déméter. Elle est avalée par son père dès sa naissance, comme ses frères et sœurs, puis régurgitée.

  Hestia est la divinité du feu sacré allumé dans chaque lieu consacré. Ce feu ne doit pas s'éteindre, et une parcelle de feu doit être emportée du foyer lorsqu'on se déplace pour fonder une nouvelle communauté ou une nouvelle réunion familiale. Il symbolise la perpétuité de la cité ou du foyer. Hestia est donc la personnification du foyer, c'est d'ailleurs elle qui a inventé l'art de construire les maisons.

  Hestia est vénérée dans toutes les cités grecques et possède un autel dans chaque prytanée (édifice public, sorte de salle des fêtes). A Delphes, elle fait l'objet d'un culte particulier car cette ville est alors considérée comme le centre du monde. Son foyer est donc le foyer commun de la Grèce.

  Hestia est universellement respectée. Elle représente la douceur, la vertu et la virginité. En effet, en touchant la tête du maître des dieux, elle a fait le serment solennel de rester vierge éternellement.

  Hestia est peu représentée dans l'art grec. Elle n'a que rarement des attributs caractéristiques, elle se tient généralement debout, sévèrement vêtue, avec un voile sur la tête.

  L'équivalent romain est la déesse Vesta et a donné naissance aux vestales. Ce sont des jeunes filles vierges dédiées au culte de la déesse. Prêtresses de Vesta, elles sont choisies dès l'enfance dans une famille patricienne et ont pour mission d'entretenir le feu sacré dans le temple de la déesse. Elles sont vouées à la chasteté pendant les trente années de leurs fonctions.

  La déesse Vesta est représentée en habit de matrone, vêtue de la stola. Elle tient dans la main un flambeau, une lampe ou une coupelle sacrificielle appelée patère, parfois un vase à deux anses et plus rarement une statuette sacrée de Pallas Athéna (palladium), une petite Victoire ou encore une lance ou une corne d'abondance.
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HESPÉRIDES
NYMPHES - TRÉSOR - OR

  Dans la mythologie grecque, les Hespérides sont les filles du Titan Atlas et d'Hespéris, une déesse Heure du soir.

  Les Hespérides sont des Nymphes dont le jardin est planté d'arbres offert par Héra à Zeus lors de son mariage avec ce roi des Dieux. Ces arbres merveilleux portent des pommes d'or et sont gardés par Ladon, un terrible dragon sifflant à cent têtes, fils de Gaïa, la Terre.

  Avec une de ces pommes Éris, Déesse de la Discorde, crée la zizanie entre Héra, Aphrodite et Athéna qui aspirent à être choisie comme la plus belle par le prince troyen Pâris. Le résultat entraîne par la suite l'enlèvement d'Hélène et la guerre de Troie.
C'est également avec des pommes d'or de ce jardin qu'Hippomène réussit à vaincre la belle et rapide Atalante à la course et gagne ainsi sa main.
On retrouve ces pommes dans le onzième de travaux d'Héraclès (Hercule). Il doit les cueillir et les rapporter Eurysthée, mais plusieurs versions existes concernant la méthode utilisée. Dans l'une, Héraclès tue le dragon et cueille les pommes lui-même dans le jardin. Dans une autre, c'est le Titan Atlas qui va les cueillir pour lui pendant qu'Héraclès porte le monde sur ses épaules à sa place. On conte également que le roi d'Égypte Busiris, amoureux des Hespérides sans les avoir rencontré, les fait enlever par des pirates. Ils sont tués par Héraclès et Atlas lui fait don des pommes d'or en remerciement.

  A l'origine, les Hespérides sont au nombre de trois : Aeglé, Erytheïa et Hespéris. Mais certaines légendes en comptent une quatrième, Hestia ou Aréthuse.
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HEURES (grec) - SAISONS (romain)
ORDRE MORAL - DIVISIONS DU TEMPS

  Dans la mythologie grecque, les Heures (assimilées au Saisons chez les romains) sont des déesses filles de Zeus et de la Titanide Thémis, Déesse de la Justice.

  Le rôle des Heures évolue selon les époques et les auteurs. Hésiode en dénombre trois. Elles président à l'harmonie du monde et sont classées selon l'ordre moral :
  • Eunomie - le Bon Ordre ou la Loi
  • Dicé - la Justice
  • Eiréné - la Paix
  Homère les voit comme "les portières du ciel". Gardiennes des portes de l'Olympe qu'elles sont seules à pouvoir ouvrir ou fermer. Elles sont au service du Soleil et sont chargées, chaque jour, d'atteler les chevaux à son char.
Elles ne représentent alors que trois Saisons : le Printemps, l'Été et l'Hiver. Plus tard, deux nouvelles Saisons sont ajoutées, l'Automne - connue sous le nom de Carpo - et le solstice d'hiver (sa période la plus froide) - connue sous le nom Thalatte. Elles veillent toutes deux aux fruits et aux fleurs.

  Les romains portent le nombre des Heures à dix et les considèrent comme les filles de Chronos (le Temps) ou d'Hélios et de Séléné. Leur occupation correspond aux principales périodes ou activités de la journée :
  • Augé - l'aube
  • Anatolé - le lever du Soleil
  • Musica - l'heure de la musique ou de l'étude
  • Gymnasia - l'heure du gymnase
  • Nymphé - l'heure du bain
  • Mesembria - le milieu du jour (midi)
  • Spondé - l'heure des libations
  • Elèté - la sieste ou l'heure de la prière
  • Acté ou Cypris - l'après-midi, l'heure du repas ou du plaisir
  • Hespéris - le Soir
  Deux nouvelles Heures s'ajoutent pour atteindre le nombre de douze :
  • Dysis - le coucher du Soleil
  • Arctos, la dernière Lueur du jour
  Lorsque les Grecs partagent le jour en douze parties égales, les poètes en dénombrent autant et les nomment "les douze sœurs", dévouées au service de Zeus.

  On les représente dansantes, jeunes, belles et gracieuses, drapées dans une robe légère.
Le Printemps porte de jeunes feuilles symboles de la renaissance de la nature. L'Été porte les symboles de la fenaison, la faucille, des rameaux fleuris, la gerbe et la couronne de blé tressée. Les attributs de l'Automne sont les grappes de raisin portées ou bien accrochées sur la chevelure. Elle peut tenir en main une coupe ou un taste-vin. Enfin, l'Hiver porte généralement un voile protecteur et tient en main une petite lampe à huile. Son visage marque la mélancolie ou la tristesse afin d'évoquer la sombre saison.
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HIPPOPOTAME
FORCE - ENNEMI - FÉCONDITÉ

  L'hippopotame symbolise, par sa masse et son impulsivité, la force destructrice.

  Dans l'Égypte antique, l'hippopotame occasionne beaucoup de dégâts dans les récoltes, qu'il saccage et dévore. Il est chassé en nombre car considéré comme un ennemi de l'homme et une manifestation des forces négatives.

  Néanmoins, à la même époque l'hippopotame femelle est associé à la fécondité. Il est sensé être présent lors de la naissance des Dieux, des rois et même des simples mortels.

  Dans l'Ancien Testament l'hippopotame est connu sous le nom de Béhémoth. Ici aussi, il symbolise la force brutale, mais celle de Dieu que lui seul sait maîtriser.
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HIRONDELLE
PRINTEMPS - BON PRÉSAGE - RENAISSANCE - BONHEUR - FÉCONDITÉ - PURETÉ

  L'hirondelle symbolise l'arrivée du printemps, le renouvellement de la végétation et la renaissance. On lui attribue de tout temps un symbole bénéfique et l'annonce de bons présages.

  Jadis, lorsque les navigateurs en mer apercevaient des hirondelles, cela signifiait que la terre était proche et annonçait que le retour au foyer des marins était proche. C'est ainsi que l'hirondelle est devenu un oiseau de bon augure, porteur de bonheur.
Elle s'accompagne d'une croyance toute compréhensible : celui qui tue une hirondelle s'attire le malheur et parfois plus précisément sera atteint de cécité.

  En Chine, l'hirondelle est un symbole de fécondité. Elle fait l'objet de rites dans lesquels les jeunes filles consomment des œufs d'hirondelles.

  Dans l'Égypte antique, elle signifie la vie après la mort. L'hirondelle est une des représentations d'Isis, la divinité de la lumière. lors de la mort du dieu Osiris, la déesse éplorée se métamorphose en hirondelle et survole en criant le tombeau de son époux. Les sculpteurs ont représentés Isis avec le corps d'une hirondelle et une tête de femme.

  En Afrique, l'hirondelle symbolise le sens de la propreté et de la pureté de l'âme car elle n'est jamais en contact avec le sol et ne se salit donc pas.
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HOMÂ
BONHEUR - PROTECTION - MESSAGER - CONFIDENT - VECTEUR DE BONHEUR

  Dans la mythologie iranienne, Homâ est un oiseau qui vit dans les cieux symbole de bonheur.

  Protecteur, il couvre de ces ailes ceux à qui il dispense ses faveurs. La légende lui prête le pouvoir de désigner les rois de Perse. Pour cela, il se pose sur la tête de celui qu'il a élu.

  Homâ possède le langage humain et transporte dans les airs les héros perses pour qu'ils effectuent de longs voyages. C'est aussi un messager et un confident. Homâ remet aux héros quelques-unes de ses plumes guérisseuses et lorsqu'ils brûlent l'une d'elles, ils convoquent le Homâ qui revient vers eux, même de très loin.

  Les statues représentant Homâ ressemblent à des griffons. Elles sont placées au sommet des colonnes des palais de Persépolis.
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HORUS
AZUR - CIEUX - PROTECTION

  Horus est une divinité de l'Égypte antique, fils d'Isis et Osiris. C'est le Dieu de l'azur, des espaces célestes. Le soleil et la lune sont ses yeux.

  Horus est généralement représenté sous l'apparence d'un faucon couronné du pschent, la double couronne portée par les pharaons. D'ailleurs, son nom signifie le lointain, en référence au vol majestueux du faucon. Il peut figurer également sous la forme d'un homme à tête de faucon. Associé au pouvoir royal, Horus est le Dieu protecteur des pharaons, mais aussi d'un très grand nombre de lieus de haute et basse Egypte.

  L'histoire raconte que lors d'un combat avec le maître du tonnerre et de la foudre Seth, il perd son œil gauche. Mais heureusement Thot, le Dieu de la sagesse, associé également à la médecine, lui reconstitue. On trouve encore de nos jours le symbole de cet œil qui est porté en amulette pour se protéger du "mauvais œil".
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HYDRE DE LERNE
MONSTRE - SERPENT - PUISSANCE TENTACULAIRE

  Dans la mythologie grecque, l'Hydre de Lerne est une créature monstrueuse qu'Héraclès (Hercule) doit tuer lors du deuxième de ses douze travaux.

  L'Hydre de Lerne est née de Typhon (un autre monstre) et d'Échidna (une femme-serpent).
La bête vit dans les marais sans fond de Lerne près d'Argos. Elle possède l'allure d'un serpent à plusieurs têtes (le nombre varie, cinq ou neuf). La tête centrale, en partie en or, est immortelle, tandis que les autres repoussent et se dédoublent dès qu'elles sont tranchées. Pour couronner le tout, l'haleine qu'elle exhale, tout comme son sang, sont des poisons foudroyants.

  Héraclès vient à bout du monstre en livrant une bataille acharnée. Il doit retenir son souffle pour ne pas respirer son haleine mortelle tandis que les serpents s'enroulent autour de ses jambes pour le faire tomber. Héra (Junon), qui déteste Héraclès, vient en aide à l'Hydre en envoyant un gros crabe qui pince Héraclès au pied pour détourner son attention. Furieux, il l'écrase de son talon.
Héraclès coupe les têtes avec son épée, mais elles repoussent en nombre. Son neveu Iolaos, qui est venu lui prêter main forte, prépare alors des tisons de bois rougeoyants qu'Héraclès applique sur les cous tranchés pour arrêter le sang et la multiplication des têtes.
Héraclès tranche enfin la dernière tête, l'immortelle, et l'enterre vivante sous un lourd rocher. Il arrache ensuite les entrailles du cadavre et trempe plusieurs de ses flèches dans le sang de l'Hydre. Désormais, la moindre blessure de l'une d'elles devient irrémédiablement mortelle.

  Malheureusement pour Héraclès, Eurysthée ne veut pas considérer ce Travail comme régulièrement accompli à cause de l'aide apportée par le neveu Iolaos.

  Malgré ses piètres performances, le crabe est tout de même récompensé par Héra qui le place parmi les douze Signes du Zodiaque.

  De nos jours l'Hydre, devient le symbole des puissances, parfois occultes, qui étendent leurs tentacules au sein des activités humaines et dont les ramifications exercent toujours un puissant pouvoir.
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HYGIE (grec) - SALUS (romain)
DÉESSE DE LA SANTÉ - HYGIÈNE - MÉDECINE PRÉVENTIVE

  Dans la mythologie grecque, Hygie ou Hygée (assimilée à Salus chez les romains) est une des filles d'Asclépios, le dieu de la médecine, et de la nymphe Épione. Elle a pour sœurs Panacée, qui symbolise la médecine curative, Iaso, Méditrine, et Acéso.   A l'origine, Hygie n'est qu'une abstraction personnifiée de la santé, une épithète appliquée à d'autres divinités, comme Athéna Hygie.

  Les Grecs anciens la vénèrent car c'est elle qui veille sur leur santé. Mais ses bienfaits ne se cantonnent pas aux humains, tous les animaux bénéficient de ses soins.
Pour les romains, Salus est la déesse de la Santé, de la Guérison, du Bonheur et du Bien public. Pour distribuer ses bienfaits, elle suggère mystérieusement aux humains le choix des aliments utiles à leur existence et les remèdes qui vont guérir leurs maux. Et si elle représente la santé préservée et symbolise également la médecine préventive.
Très proche de son père elle lui vient en aide en allégeant son travail.

  Hygie est représentée sous les traits d'une jeune Nymphe au corps cependant robuste. Elle porte sur l'épaule un serpent, une couleuvre, qui avance la tête pour boire dans une coupe qu'elle tient dans sa main. La coupe d'Hygie est encore utilisée de nos jours comme symbole de la pharmacie.
Elle porte parfois un coq, animal offrande, ou bien un bâton entouré d'un serpent, emblème de la vigilance et de la prudence.
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HYPNOS (Grec) - SOMNUS (romain)
DIEU DU SOMMEIL

  Dans la mythologie grecque, Hypnos (assimilé à Somnus chez les romains) est le fils de Nyx, la Déesse primordiale de la Nuit et le frère jumeau de Thanatos, la personnification de la Mort. Il est le père d'un millier d'enfants dont Morphée, le Dieu des rêves.

  Hypnos est le dieu du sommeil et il peut endormir aussi bien les hommes que les Dieux. Hypnos est également considéré comme le gardien de la Nuit, celle qui reste éveillée quand le monde est endormi. Il réside dans une caverne de l'île de Lemnos. C'est un lieu obscur et brumeux, traversé par le Léthé, le fleuve de l'oubli.

  Hypnos porte assistance aux Dieux dans divers épisodes. Ainsi, Médée apporte son aide à Jason dont elle est amoureuse en invoquant Hypnos pour endormir le dragon qui garde la Toison d'Or.
Il aide également son ami Dionysos en endormant profondément de nombreuses jeunes filles afin qu'il puisse abuser d'elles durant leur sommeil.
Aussi, pendant la guerre de Troie, Héra demande à Hypnos d'endormir Zeus afin d'avantager les Grecs. En échange, elle lui offre la main de la Néréide Pasithéa.
Mais, à son réveil, Zeus est courroucé et, pour sa trahison, il condamne Hypnos à rester allongé pour l'éternité dans son palais.

  Mais Hypnos est tombé amoureux d'Endymion, c'est un jeune berger d'une grande beauté. Il lui accorde la possibilité de dormir les yeux ouvert afin de pouvoir toujours le contempler.

  Dans la statuaire, Hypnos possède le corps d'un homme adulte, tandis que deux ailes déployées ornent chaque côté de sa tête. Lorsqu'il figure sur les tombeaux, Hypnos évoque le Sommeil éternel.

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ICARE
NAÏVETÉ - ARROGANCE - TRANSGRESSION - TENTATION - EXALTATION

  Selon la mythologie grecque, Icare est le fils de l'architecte athénien Dédale et d'une esclave crétoise, Naupacté

  Dans la légende, Minos enferme Dédale avec son fils Icare dans labyrinthe de Crète ou se trouve le monstre, mi-homme, mi-taureau, appelé Minautore.
Dédale utilise toute son ingéniosité afin qu'ils puissent en sortir. Il fabrique deux paires d'ailes avec des plumes d'oiseaux trouvés dans le labyrinthe, les assemble et les fixe à la cire dans son dos et dans celui de son fils. Ils réussissent ainsi à quitter leur piège en s'envolant. Mais le jeune Icare, grisé par ce merveilleux pouvoir et n'écoutant pas les recommandations de son père, s'envole toujours plus haut et en s'approchant trop près du soleil... Sous la chaleur de l'astre, la cire fond, les ailes se décollent et Icare tombe dans la mer Égée en se noyant sous les yeux de son père désarmé.

  Exalté, Icare est victime d'une forme de naïveté et d'arrogance en osant braver la force des éléments et en restant sourd aux mises en garde de son père.
Cela illustre la transgression dans les relations parents/enfants ou entre les groupes sociaux esclaves et libres. L'homme se heurte à l'effet négatif que peut avoir sa tentation d'exploration et de connaissance en risquant de se soumettre à une épreuve fatale.
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IO
TRAHISON - PUNITION - ERRANCE

  Dans la mythologie grecque Io est une jeune prêtresse d'Héra, dont Zeus (Jupiter) est amoureux. Alors qu'il allait être surpris par Héra, il la transforme en une belle génisse blanche et déclare qu'il n'a pu aimer une vache pour tenter de se disculper.
Mais Héra n'est pas dupe et demande à Zeus de lui offrir cette si ravissante génisse, ce qu'il ne peut refuser. Héra confie alors Io à la garde d'Argos, celui qui voit tout grâce aux cent yeux qui couvrent son corps.

  Pour tenter d'arracher la prisonnière à son gardien, Zeus demande à Hermès de l'aider. Il approche Argos et le plonge lentement dans le sommeil en alternant air de flûte et poèmes interminables, réussissant par miracle à lui faire fermer ses cent yeux. Il en profite alors pour le tuer et délivre la génisse de son emprise.
Io est libre mais ne jouit pas longtemps de sa liberté car Héra se venge en lui envoyant un taon qui s'attache à ses flancs et la harcèle en permanence de ses piqûres.
La pauvre génisse erre comme une folle pendant des mois à travers la Grèce sans jamais s'arrêter. Elle longe le golfe qui porte aujourd'hui son nom (golfe Ionien), passe le Bosphore (le gué de la vache), rencontre au passage Prométhée, alors attaché sur le mont Caucase, et arrive enfin en Égypte où elle retrouve sa forme humaine de jolie jeune femme.
C'est là qu'elle donne naissance au fils de Zeus, Epaphos. Mais la vengeance d'Héra est tenace, elle enlève son fils et le confie aux Curètes... Zeus, irrité, tue ses gardiens et délivre son fils. Devenu adulte, Épaphos devient roi d'Égypte et épouse Memphis, fille du Nil, en l'honneur de laquelle il fonde la ville de Memphis. Il a trois filles, Lysianassa, Thébé et Libye.

  Après sa vie terrestre, Io est transformée en constellation et le malheureux Argos, quant à lui, est récompensé de sa fidélité par Héra. Ses cent yeux sont placés sur la traîne du paon bleu. Depuis lors, chaque fois que le paon fait la roue, Argos renaît et ses cent yeux s'ouvrent à nouveau sur le monde.
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IRIS
MESSAGÈRE - BONNE NOUVELLE - ARC EN CIEL

  Dans la mythologie grecque, Iris est la fille du dieu marin Thaumas et de l'Océanide Électre.

  Iris est la messagère des dieux, et plus principalement d'Héra (Junon) à laquelle elle n'apporte jamais de mauvaises nouvelles. Tout comme comme Hermès (Mercure), qui aussi un messager, mais plus précisément de Zeus.
On la dit toujours assise auprès du trône d'Héra, prête à exécuter ses ordres. Lorsqu'Héra revient des Enfers dans l'Olympe, c'est Iris qui la purifie avec des parfums. Elle prend soin de la couche de sa maîtresse et qui l'aide à sa toilette. Héra a pour elle une affection sans bornes.

  Iris a un autre rôle très important. Au moment de leur mort, elle coupe le cheveu qui relie encore les humains à la vie. Elle conduit ainsi leur âme vers l'au-delà. C'est pourquoi elle figure la liaison entre le ciel et la terre, entre les Dieux et les hommes.

  Peu représentée dans la statuaire, on la figure comme une gracieuse jeune fille ailée. Elle est nue ou revêtue d'une robe, d'une ceinture et de sandales ailées, car elle est toujours prête à voler pour porter ses messages.
On la représente le plus souvent avec un arc-en-ciel car les poètes grecques prétendent que l'arc-en-ciel est la trace du pied d'Iris descendant de l'Olympe vers la terre pour porter un message. On appelle alors l'arc-en-ciel, l'écharpe d'Iris.
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ISIS
ÉPOUSE FIDÈLE - PROTECTRICE - MAGICIENNE - FERTILITÉ - ÉQUILIBRE

  Dans l'Égypte antique, Isis est une reine et une déesse funéraire dont le nom signifie "trône". Elle est la fille du dieu Geb et de la déesse Nout. Isis est à la fois, la sœur et la femme d'Osiris avec lequel elle a un fils, Horus, le dieu faucon.

  Le culte d'Isis est actif tout au long de l'histoire de l'Égypte antique. C'est une épouse fidèle et dévouée, elle revivifie son époux Osiris après son assassinat et son démembrement. Elle élève avec beaucoup d'amour son fils Horus et le protège des assauts de Seth, le maître du tonnerre et de la foudre.

  Isis est aussi une magicienne capable de repousser la maladie, de rendre vie mais aussi de provoquer la mort. Ses pouvoirs et ses potions neutralisent le poison des scorpions ou font apparaître des serpents...
Considéré comme la déesse des morts, c'est la protectrice de la vie dans l'au-delà. Elle incarne la fertilité agraire et veille sur le foyer, protège la fonction royale et assure l'équilibre de l'univers.

  Le plus souvent, elle est représentée sous l'apparence d'une jeune femme debout ou assise sur son trône. Sa tête est couronnée par le signe hiéroglyphique du trône royal ou par une perruque surmontée d'un disque solaire inséré entre deux cornes de bovidé.
Sa poitrine est dénudée et elle est vêtue d'une longue robe moulante à bretelles. Isis peut tenir dans une main le hiéroglyphe Ânkh (une croix ansée) - symbole du souffle de vie - dans l'autre main, le sceptre royal Ouas - symbole de la puissance divine - ou encore le sistre (un instrument de musique) - qui écarte les mauvais esprits.
Le lourd collier menat pend généralement à son cou. C'est un collier de perles relié à un contrepoids en bronze en forme de balancier. L'entrechoquement des perles a pour vertu d'apaiser son courroux.

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JANUS (romain)
PASSÉ/AVENIR - PORTES - PAIX - ORDRE - NAVIGATION

  Janus est l'un des plus anciens dieux du panthéon romain.

  Janus est le Dieu des commencements et des fins, de la croisée des chemins, des choix, du passage et des portes. Dieu de la génération et de la naissance, Janus est aussi le dieu qui ouvre les portes de la vie.

  La légende raconte que Janus aborde l'Italie, gagne des batailles et bâtit une ville dans le Latium qu'il appelle de son nom, Janicule. Il y recueille le titan Saturne (Cronos) qui a été chassé de son trône par son fils Jupiter (Zeus).
Pour le remercier de son hospitalité, Saturne offre à Janus le don de la "double science". Ce pouvoir lui permet désormais de maîtriser la science du passé et celle de l'avenir.
Les traditions relient Janus à un état de prospérité de l'Italie, semblable à l'âge d'or des Grecs. Il civilise le peuple du Latium, leur apprend à vivre en paix en société, leur donne l'ordre et l'abondance grâce à la culture des sols. Dieu des ports, il est aussi le génie protecteur de la navigation. C'est aussi le dieu des portes privées, par lesquelles la lumière pénètre dans les maisons. Janus, une fois mort, est divinisé.

  Janus est représenté bifrons, c'est à dire pourvu de deux visages opposés, l'un regardant derrière lui - le passé - l'autre regardant devant lui - l'avenir.
En tant que gardien des portes, il est figuré, une clef dans une main et une verge bâton dans l'autre car il préside aux chemins. Théoriquement, ses deux visages observent à la fois l'orient (Est) et l'occident (Ouest).
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JARDIN
SÉDANTARISATION - FERTILITÉ - CRÉATION - PARADIS - MERVEILLE

  Lorsque l'homme se sédentarise et développe l'agriculture, il transforme son environnement, modifie le paysage et créé les premiers jardins. L'homme a choisi de faire cesser l'errance.
Et de tout temps, faire éclore la vie et les couleurs, même dans les terrains les plus arides, ressemble toujours à un miracle. A la création d'un monde plus beau et plus accueillant...

  Intermédiaire entre la Terre et le ciel, symbole de la fertilité, le jardin est également au cœur de nombre de mythes et religions.

  Dans la mythologie grecque, le jardin des Hespérides est un jardin d'immortalité, réservé aux dieux. Des sources d'ambroisie, le nectar des dieux, y coulent. Un arbre fabuleux donne des pommes d'or. Lors des noces de Zeus (Jupiter) et d'Héra (Junon), Gaïa en offre à l'épouse pour lui procurer immortalité et fécondité.
Pour empêcher les mortels de venir les dérober, le jardin est gardé par Ladon, un dragon à cent têtes, et par les Hespérides. Ce sont de belles jeunes femmes, filles du Titan Atlas et de l'Océanide Pléioné.

  Dans la Bible, le jardin d'Eden symbolise à la fois le paradis sur terre et le péché originel, la plénitude et la désobéissance. En "croquant" le fruit défendu de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, Adam et Ève perdent leur innocence. Désormais, le jardin paradisiaque leur est inaccessible car il exige l'innocence.

  Réels ou imaginaires, les mythiques jardins suspendus de Babylone situé dans l'antique cité de Babylone, en Irak étaient d'une telle beauté qu'ils ont été inscrits sur les listes antiques des merveilles du monde. Ils se présentaient sous la forme de trois terrasses en étage soutenues par des colonnes et des voûtes en briques. Toutes les plantes de la Mésopotamie y poussaient. Des arbres à la première terrasse, des plantes et des fleurs dont les roses sur les terrasses les plus hautes. Le jardin était irrigué par l'Euphrate grâce à un ingénieux système de canalisations.
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JARRE
ABONDANCE - ESPÉRANCE - DESTINÉE

  La jarre en tant que contenant protecteur de liquide précieux comme l'eau, le vin, ou les huiles, symbolise l'abondance.

  En Inde et dans l'Orient, la jarre est aussi un symbole d'abondance, mais aussi d'immortalité. Elle contient l'amrita, un nectar d'immortalité comparable à l'ambroisie des Dieux Grecs. Elle est la boisson des Deva, les Dieux de l'hindouisme.
La légende raconte que les dieux et les démons s'unissent pour créer l'amrita. Au moment de du partage, les démons s'en emparent. Une guerre de 12 jours (soit 12 années de vie humaine) débute alors pour récupérer la jarre pleine de nectar. 4 gouttes tombent alors sur la ville d'Haridwar, faisant d'elle l'une des 9 villes saintes d'Inde.

  Dans l'Ancien Testament, la jarre représente l'humain qui ne peut s'opposer à Dieu, tel est sa destinée. Une jarre ne va pas demander au potier quelle va être sa fonction... Il en va de même pour les hommes que pour les jarres, c'est Dieu, qui décide quels seront ceux destinés aux nobles rôles et ceux destinés aux basses fonctions.

  Guézo, un roi d'Abomey (Bénin) qui règne de 1818 à 1858 a utilisé la jarre comme symbole de solidarité et d'union nationale :
" La jarre trouée contient l'eau qui donnera au pays le bonheur. Si tous les enfants venaient, par leurs doigts assemblés à en boucher les trous, le liquide ne coulerait pas et le pays serait sauvé".

  La mythologie grecque évoque la légende attribuée à Pandore, la première femme. La boîte qui lui a été offerte par les Dieux est en réalité une jarre. Malgré l'interdiction de Zeus, la trop curieuse Pandore ouvre la jarre pour découvrir ce qu'elle dissimule. Tous les maux de l'humanité s'en échappent, alors Pandore la referme vite et seule l'espérance reste enfermée au fond du récipient.
Reste la question : l'espérance est-elle libérée pour être la maigre faveur offerte à l'humanité ou bien reste-t-elle enfermée, interdite aux hommes ?... La première issue semble être la plus plausible.
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JASON
COMBAT - QUÊTE DE PURETÉ - RÉUSSITE PERVERSE - CHÂTIMENT

  Dans la mythologie grecque, Jason est le fils d'Éson et, selon les sources, d'Alcimédé, de Polymédé ou d'Amphinome. C'est le centaure Chiron, une créature douée de sagesse et de connaissances, qui fait son éducation.

  Particulièrement vénéré à Athènes, Jason est principalement connu pour sa quête de la Toison d'or avec les Argonautes. La légende raconte que Jason, encore enfant, voit son oncle Pélias détrôner son père et prendre sa place comme roi d'Ioclos. Sauvé de la mort par des proches, Jason est alors élevé par le centaure sur le mont Pélion.
Devenu adulte, il souhaite reconquérir le trône de son père et quitte le mont Pélion en direction de Ioclos. En traversant une rivière il perd une de ses sandales.
Pélias, de son côté, a été prévenu par l'Oracle qu'une personne néfaste pour lui se présentera avec une seule sandale au pied... Alors lorsque Jason se présente et lui demande son royaume en échange de la paix et d'autres richesses, Pélias prend peur et tente de s'en débarrasser. Il lui dit qu'il accepte mais qu'avant cela Jason doit aller récupérer la toison d'or volée à son royaume par le roi de Colchide et gardée par un dragon. Pélias est certain qu'il échouera dans cette mission.
Jason recrute une armée de héros, appelés les Argonautes et s'embarque sur le navire Argo en direction de Colchide. Là-bas, Jason obtient l'aide d'Héra (Junon) qui rend Médée, la fille du roi, follement amoureuse de Jason. Grâce à ses pouvoirs magiques et en trahissant son père, c'est Médée qui neutralise le dragon et permet à Jason de récupérer la toison d'or.
Revenu triomphant à Ioclos, Jason trouve son père mort, tué par Pélias. C'est Médée encore qui le venge en tuant le roi. Ils sont forcés à l'exil à Corinthe par Acaste, le fils de Pélias.
Malheureusement pour Médée et malgré toute l'aide et les sacrifices qu'elle a consenti à Jason, celui-ci la trahie en épousant Créuse, la fille du roi de Corinthe.
Abandonnée, la vengeance de Médée est terrible. Elle tue sa rivale et son père, les deux enfants de Jason et même les siens pour qu'ils ne connaissent pas l'exil et la misère.
Jason accablé par ce massacre erre sans fin, puis, las de la vie, se donne la mort.

  Sur un plan symbolique, dans ses aventures, Jason mène un combat contre la domination perverse, l'usurpation du trône de son père.
C'est le premier grand héros à entreprendre un long voyage. Lui est ses compagnons sont à bord de l'Argo, qui signifie "Vaisseau Blanc", symbole de pureté. Il doit les conduire vers la purification.
La Toison d'Or est aussi chargée de symboles. L'or pour la spiritualité et la toison du bélier pour la sublimation. Le but symbolique de leur voyage est donc la conquête de la force de l'esprit, de la pureté. La Toison d'Or est suspendue à un arbre : symbole de vie, et gardée par un dragon : symbole de perversion. Le héros doit "tuer le dragon" pour pouvoir s'emparer du trésor sublime.
Mais Jason ne réussit pas sa quête grâce à sa bravoure mais avec l'aide de la magie de Médée. Au lieu de se montrer héroïque, Jason sombre dans la banalisation. Il oublie les besoins de l'âme pour ne s'occuper que de ceux du corps. Il abandonne l'effort évolutif et sera donc châtié à la fin par là où il a failli.

  On honore Jason en Grèce comme le patron de la navigation.
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JÉSUS - CHRIST
ENVOYÉ DE DIEU - PRÉDICATEUR - MARTYR - CRUCIFIÉ

  Jésus ou Jésus-Christ, est le nom donné à Jésus de Nazareth, le fils de la Vierge Marie et de Joseph. Il est né à Bethléem en Judée en l'an 4 avant l'ère chrétienne. Le pape Jules Ier en 337 fixe la date de sa naissance au 25 décembre.

  Christ - Messie en hébreu - signifie "celui qui a reçu l'onction". Dans la religion chrétienne, le terme "Christ" est indissociable de Jésus, mais, associe et réunit deux termes de nature différente. D'abord, Jésus, un nom qui désigne une personne concrète, un prédicateur itinérant annonçant le Royaume de Dieu. De l'autre, Christ, un nom commun qui indique la fonction de Jésus, celui à travers lequel Dieu se manifeste ou agit.

  La vie de Jésus est relatée par quatre témoins évangélistes, ses apôtres Marc, Jean, Luc et Matthieu. Dans le Nouveau Testament, les quatre évangiles canoniques témoignent de l'existence de Jésus et transmettent son enseignement.
Après la naissance de Jésus, la famille fuit en Égypte afin d'échapper aux persécutions du roi Hérode. Lorsque ce dernier décède, la famille rejoint Nazareth.
Vers l'âge de 30 ans, Jésus est baptisé dans l'eau du Jourdain et commence ses prédications. Ses miracles et ses enseignements le rendent très populaire.

  Sous la juridiction romaine, Jésus est trahi par Judas et condamné pour blasphème parce qu'il se dit fils de Dieu. Il est crucifié à Jérusalem sur ordre de Ponce Pilate et mis au tombeau.
Quarante jours après, Jésus ressuscite d'entre les morts et s'élève vers le ciel, c'est l'Ascension. Les apôtres reçoivent alors "l'Esprit Saint" que Jésus leur avait promis lors de la Cène, son dernier repas.
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LES REPRÉSENTATION DU CHRIST :

  Au début du christianisme, le Christ n'est pas représenté physiquement mais est évoqué d'abord par le chrisme, formé des deux lettres grecques I (iota) et Χ (khi) [ En image ], puis par des symboles comme celui de l'ichtus (forme de poisson)
[ En image ] ou encore de l'agneau.

  À partir du IIe siècle, Jésus est représenté sous les traits d'un jeune homme imberbe, aux cheveux courts et bouclés. C'est le
" Bon Pasteur ", en costume de pâtre, couvert d'une peau de chèvre ou d'une courte toge, une besace sur l'épaule et une houlette à la main [ En image ].

  Au XIe siècle, les artistes adoptent sa physionomie définitive au visage méditerranéen. Il est barbu et sa longue chevelure est partagée par une raie centrale et retombe sur ses épaules. Il arbore désormais une expression profondément humaine.

  Au XIIe siècle, le Christ en Majesté ou en Gloire [ En image ] est figuré entouré des apôtres évangélistes, symboliquement représenté par un homme et des animaux (vision de Saint Jean dans l'Apocalypse) : L'Homme est Matthieu - Le lion est Marc - Le taureau est Luc - L'aigle est Jean.

  Au XIIIe siècle, la scène du Jugement dernier [ En image ] est fréquemment représentée au portail des cathédrales (Paris, Amiens, Chartres, Vézelay ou Bordeaux). La statuaire du Christ ne le représente plus "triomphant", mais "sur la terre" enseignant au milieu de ses apôtres.

  Du XIVe siècle au XVIe, la représentation du Christ est moins omniprésente, remplacée par celle de la Vierge.

Les diverses situations ou étapes marquantes figurant le Christ :
CHRIST DE PIÉTÉ ou CHRIST AUX LIENS ou encore CHRIST ASSIS [ En image ] : est une représentation de Jésus, attendant son supplice, lors d'un épisode de la Passion (entre les stations 10 et 11 du Chemin de Croix). Il a l'allure du condamné, dépouillé de ses vêtements (sa tunique est généralement représentée couvrant partiellement le rocher sur lequel il est assis) va subir le supplice du crucifiement sur le Calvaire (Crucifixion). Il a des liens aux poignets et parfois aux chevilles, son visage est résigné et marqué par la souffrance.

ECCE HOMO (voici l'homme) [ En image ] : est une représentation de Jésus debout. Il vient de subir la flagellation et sort du prétoire, désigné à la foule par Ponce Pilate : " Voici l'homme !... ". Ses mains sont liées, il porte la couronne d'épines et le sceptre de roseau. Cet accoutrement, remis par ses bourreaux, vise à le tourner en dérision.
CHRIST SUR LA CROIX :
Le Christ Triomphant (Christus Triumphans) [ En image ] est le premier type de représentation du Christ sur la croix., au Vème siècle après sa mort. Il est considéré comme le fils de Dieu et doit être différencié d'un être humain et surtout des autres crucifiés (généralement les pires criminels).
Le Christ est figuré encore vivant et digne sous la torture, il ne semble pas souffrir. Son visage n'exprime pas la douleur, mais au contraire une indifférence marquée envers les souffrances physiques que ses plaies sanguinolentes montrent pourtant. Sa tête et son corps sont droits et ses yeux ouverts.

Le Christ Résigné (Christus Patiens) [ En image ] au Xème siècle fugure le Christ sur la croix d'une manière moins divinisée, plus humanisée. Proche de la mort, il l'attend et son visage est marqué par la douleur que suscitent ses plaies apparentes.

Le Christ Souffrant (Christus Dolens) [ En image ] à partir de la Renaissance représente le Christ mort afin d'accentuer encore son humanisation. Les croyants peuvent alors s'identifier à leur sauveur.
Le Christ s'abandonne sur la croix, sa tête repose sur son épaule, ses yeux sont généralement fermés ou énucléés, sa bouche figée dans un dernier soupir de douleur. C'est l'instant ou l'âme du Christ quitte son corps pour s'élever vers le ciel.
CHRIST AUX PLAIES ou CHRIST RESSUSCITÉ [ En image ] : est une représentation de Jésus montrant ses plaies debout, ou parfois assis sur son tombeau ouvert ou entrouvert.

Les attributs que porte le Christ :
  • Une orbe crucigère (sphère surmontée d'une croix) [ En image ]. Depuis le Moyen Âge, elle symbolise l'autorité du Christ sur le monde. Sa forme circulaire rappelle celle de la voûte de l'Univers conçu à cette époque comme circulaire et englobant la terre en son point central. Elle symbolise ainsi la domination temporelle du Christ sur le monde. Un christ portant l'orbe dans sa main porte le nom de Salvator Mundi (sauveur du monde). Certains rois ont utilisé ce symbole pour rappeler qu'il sont le représentant du Christ sur terre...
  • Jésus lève la main droite avec trois doigts (pouce, index et majeur) tendus, les autres doigts sont repliés [ En image ].
    Ce geste représente la bénédiction (benedictio latina). Il indique également le geste de celui qui enseigne et qui énonce la parole divine et a été repris par les prêtres lors de la bénédiction.
    Parfois, l'index et le majeur du Christ bénissant sont légèrement croisés et forment ainsi les initiales du nom de Jésus Christ en grec IC (IHCOYC) pour Jésus et XC (XPICTOC) pour Christ.
  • Jésus porte une auréole différentes des saints, une nimbe crucifère [ En image ]. Une croix à 4 branches y est inscrite. Trois bras visibles rappellent la Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit), le quatrième bras est caché par sa tête.
  • Jésus porte parfois le Sacré-Cœur sur la poitrine [ En image ]. C'est un cœur enflammé symbolisant le pouvoir transformateur de l'amour. Il saigne parfois car la lance du soldat romain Longinus a percé celui du Christ. une couronne d'épines l'entoure et il est surmonté d'une petite croix.
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JUDAS ISCARIOTE
APÔTRE - TRAÎTRE - CUPIDITÉ

  Dans la religion chrétienne, Judas Iscariote est le douzième et dernier apôtre de Jésus de Nazareth.

  Selon l'évangile de Saint Matthieu, Judas trahit Jésus en le donnant aux grands prêtres de Jérusalem. Il obtient pour cela trente pièces d'argent, ce sont " les deniers de Judas".
Pour que les gardes puissent reconnaître Jésus et l'arrêter, Judas leur désigne en l'embrassant dans le jardin de Gethsémani. Son baiser est peut-être un baiser sur la main ou un baiser sur la joue (chez les juifs on baise la main du maître).

  Le baiser de Judas est le baiser de la mort car sa trahison entraîne la condamnation de Jésus. Il est mené devant Pilate, le gouverneur romain de Judée, qui procède à la crucifixion de Jésus.

  Il existe deux versions de la mort de Judas. Selon l'Évangile de Saint Mathieu, pris de remord, il se pend après avoir rendu les 30 deniers d'argent aux grands prêtres. Ceux-ci, avec cet argent, achètent un champ.
Les Actes des apôtres présentent différemment la mort de Judas. Il achète un champ avec le salaire de son iniquité est tombe accidentellement la tête en avant. Il se rompt par le milieu du corps et toutes ses entrailles se répandent au sol...

  Après la trahison et la mort de Judas, les onze apôtres décident de tirer un disciple au sort, c'est Saint Matthias qui est choisi pour remplacer Judas. Ils se dispersent ensuite pour prêcher l'Évangile, tout en revenant rendre compte régulièrement à Jérusalem.

  L'attribut permettant de reconnaître Judas est la bourse d'argent. Elle représente sa charge de trésorier au sein de la communauté des apôtres, mais aussi et surtout les deniers de sa trahison.
Judas porte une barbe et sa chevelure est bouclée. On le représente souvent en compagnie de Jésus, lors de la scène du baiser.
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JUSTICE
VERTU CARDINALE - POUVOIR - ÉQUILIBRE - IMPARTIALITÉ - CHÂTIMENT - TABLE DE LA LOI

  L'allégorie de la Justice est une femme bien campée tenant dans sa main une balance, symbole d'équilibre. Elle peut tenir dans l'autre main une épée ou un glaive sans fourreau, symbole du châtiment. Ses yeux sont quelquefois bandés en signe d'impartialité.
La justice est l'une des quatre vertus cardinales avec, Tempérance, la Force et la Prudence. Une vertu cardinale est une vertu qui joue un rôle charnière dans l'action humaine, notamment dans la doctrine morale chrétienne, et détermine les autres vertus. Identifiées par Platon dans "La République", avec les trois vertus théologales, elles forment les vertus catholiques.

  Dans la religion chrétienne, l'archange Michel a les mêmes attributs, épée et balance, car il est l'ange du Jugement dernier désigné pour mesurer les actes de chacun durant la pesée des âmes.

  La mythologie grecque personnifie la justice par deux personnages : Thémis, la déesse de la Justice et sa fille Dikè, la déesse de la Loi.

  Dans la mythologie égyptienne, Maât est la Déesse de la justice, de l'ordre, de la paix et de l'équilibre du monde.

  La main de justice, symbole de l'autorité judiciaire royale, est un insigne utilisé en France à partir du XIIIe siècle. Généralement en ivoire, elle se place à l'extrémité du sceptre royal et représente une main ouverte avec deux doigts repliés, l'auriculaire et l'annulaire.
Parallèlement à sa dimension de pouvoir judiciaire, on lui attribue une signification religieuse. Les trois doigts ouverts symbolisant la Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit) et les deux doigts repliés la foi catholique.
Les autres doigts ont également un sens : le pouce représente le roi, l'index représente la raison et le majeur la charité.

  Dans la Bible, les Tables de la Loi sont des tables en pierre sur lesquelles Dieu grave le Décalogue (Les Dix Commandements ou Dix Paroles), et qu'il remet à Moïse.
Ce symbole religieux est choisi par les révolutionnaires de 1789, certainement à cause de son nom. Ces Tables assoient la nouvelle place de la loi, égale pour tous, et opposée à l'arbitraire royal ou aux abus imputés au clergé. C'est alors le support de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, puis de la Constitution.
Les Tables de la Loi ornent encore aujourd'hui la plupart des édifices de la Justice en France, gage d'un fort attachement à ce symbole du droit.

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KA
FORCE VITALE - ÉNERGIE - AURA

  Les premiers Égyptiens considèrent que chaque individu se compose de sept éléments : le corps, le nom, l'ombre, le cœur, l'Akh, le Ka et le Ba. Ces deux derniers éléments désignent les composantes de la partie spirituelle des hommes et des Dieux.

  Le Ka fait partie de l'homme, qui en est muni dès sa naissance. Il symbolise la force vitale obtenue par la nourriture, le principe de la vie et de l'énergie. A l'opposé du Ba, élément dynamique, la Ka représente un élément statique.
A la fois double immatériel de l'être, aura, puissance fondamentale et procréatrice, on ne peut s'en séparer. Pour le nourrir on lui présente des aliments dont il ne prélève que l'essence invisible et régénératrice. Rejoindre son Ka veut dire mourir.

  Le Ka est présent aussi bien chez les hommes que chez les Dieux. Mais ces derniers en possèdent souvent plusieurs afin d'exprimer au mieux toute leur personnalité.

  Dans les hiéroglyphiques et sur les statues, le Ka est symbolisée par deux bras levés portés sur la tête. Le Ka du pharaon régnant est parfois figuré par un petit homme vêtu d'un pagne en position debout, derrière ou à côté de lui.
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KHÉPRI
SOLEIL LEVANT - RENAISSANCE

  Dans la mythologie égyptienne, Khépri ou Kheprer est une divinité associée au soleil. Son nom signifie "devenir" ou "exister". Il symbolise la renaissance et le soleil levant.

  Il forme la triade d'Héliopolis (la ville du Soleil) avec et Atoum. Khépri renaît chaque matin pour laisser la place à Rê, le soleil à son zénith, puis vient Atoum, le soleil couchant.

  Le nom de Khépri est tiré de celui de kheperer qui signifie "scarabée". Le scarabée est alors identifié au soleil parce qu'il pond ses œufs dans une boule d'excréments qu'il pousse avec ses pattes de derrière jusqu'à l'éclosion des larves. Il évoque ainsi la course du soleil dans le ciel.

  Khépri est représenté sous les traits d'un homme à tête de scarabée, ou ceux d'un scarabée aux ailes déployées, poussant devant lui le disque solaire.

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LABYRINTHE
VOYAGE INITIATIQUE - CONNAISSANCES - PURETÉ ORIGINELLE - VICTOIRE DU SPIRITUEL

  De nombreuses croyances et mythologies utilisent le labyrinthe comme le symbole d'un voyage initiatique, figuré par sa complexité, les impasses et fausses pistes qu'il dresse sur le chemin de celui qui l'empreinte.

  Le labyrinthe symbolise l'être humain et sa condition. Obscur à lui-même, il se perd en cherchant à se connaître. Les erreurs, les blocages et les impasses qu'il vit sont autant d'explorations nécessaires à son évolution.

  Le labyrinthe le plus renommé est certainement celui de la mythologie grecque, construit par Dédale. Ce tailleur de pierre et architecte le construit à la demande du roi de Crète, Minos. L'ouvrage est destiné à tenir enfermé et à cacher le Minotaure, un monstre mi-homme mi-taureau. La bête est née de l'union adultère entre l'épouse de Minos et un taureau blanc que Poséidon lui a offert.
Athènes perd la guerre contre la Crète pendant laquelle le fils de Minos est tué. Pour assouvir sa vengeance, le roi de Crète demande aux athéniens de lui envoyer en sacrifice quatorze jeunes tous les neuf ans. Ils sont enfermés dans le labyrinthe et voués à une mort certaine, dévorés par le Minotaure.

  Le héros Thésée met fin à ce sordide rituel en tuant le Minotaure et en s'échappant du piège grâce au fil d'Ariane. Plus tard, Minos, las des trahisons de Dédale, l'enferme dans le labyrinthe avec son fils Icare. Ils réussissent à en sortir en fabriquant des ailes collées à la cire.

  Des labyrinthes sont tracés au sol des édifices religieux. Celui de la cathédrale de Chartres est appelé "Chemin de Jérusalem" car pendant les croisades, les hommes qui ne peuvent pas se rendre en Terre Sainte le parcourent à genoux par substitution.
Symboliquement, le terme "Jérusalem" dépasse le simple nom de la Cité Terrestre pour faire allusion à la Cité Céleste. Ici, comme dans les autres édifices, atteindre le centre du labyrinthe revient à retrouver le paradis perdu et seuls ceux qui mènent une vie exemplaire, sur le bon chemin, ont une chance de retrouver la pureté originelle.

  Le labyrinthe de Salomon est une figure kabbalistique qui représente une série de cercles concentriques, interrompue sur certains points, de façon à former un trajet bizarre et inextricable. Il est l'image complète de l'œuvre à accomplir. Fait de pierres blanches et noires, il faut combattre ses deux natures, les sublimer et renaître entier. Il est la victoire du spirituel sur le matériel.
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LANGUE
PAROLE - JUGE - MESSAGÈRE - DÉFI - AMUSEMENT -FATIGUE - SOIF

  La langue est l'organe de la parole. Elle peut créer ou anéantir à l'instar de la flamme dont elle rappelle la forme. Comme elle, la langue détruit ou purifie.

  On compare également la langue au fléau de la balance car elle juge, en bien ou en mal, selon les paroles prononcées.

  La langue permet de discerner le bien du mal et tranche, comme une épée, pour ne conserver que le bon. Elle ne peut prononcer alors que la vérité en diffusant un enseignement, une connaissance, qui fait évoluer celui qui l'écoute.

Lorsqu'elle profère des critiques, on parle de "mauvaise langue". La langue et le serpent sont associés pour qualifier de "langue serpentine" les propos médisants.

  Tirer la langue à l'extérieur de la bouche revêt plusieurs significations :
  • Défier ou montrer son mépris envers une personne, comme le font les enfants
  • Un signe d'amusement coquin
  • Un signe de fatigue
  • Pour montrer sa soif
  Dans la religion chrétienne, on explique que le jour de la Pentecôte (descente du Saint-Esprit sur les Apôtres), des "langues de feu" apparaissent aux apôtres. Ce sont des sortes de flammes envoyées par le Saint-Esprit sur chacun d'eux afin de leur donner le don de parler toutes les langues. Il est dit qu'ils peuvent désormais annoncer la bonne nouvelle de la résurrection du Christ à toutes les nations.
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LAPIN - LIÈVRE
PEUR - SÉXUALITÉ - FÉCONDITÉ - MAGIE - CHANCE - SACRIFICE - RÉSURRECTION

  Naturellement craintif, le lièvre est associé à la peur, et l'expression détaler comme un lapin évoque cette peur. Son autre symbole est la sexualité (être un chaud lapin fait allusion à l'intense activité procréatrice de l'animal) et la fécondité qui en découle.

  Mais pendant au moins six mille ans, le lièvre est un animal sacré presque partout dans le monde, de l'ancienne Égypte aux Indiens d'Amérique du Nord. C'est que l'animal est mystérieux. Il vit dans le monde souterrain, invisible en journée et, par contre, très actif la nuit, son ombre furtive circule en silence pour exercer on ne sait qu'elles activités...
C'est peut être pour cette raison que, dans les cultures païennes, mésopotamiennes, druidiques et scandinaves, le lapin est un symbole du savoir fondamental - inconnu des hommes - de la régénération et du sacrifice.

  Le mystère qu'il évoque en a fait un symbole de magie, celle du prestidigitateur qui le fait sortir de son chapeau. On pense aussi au fameux lapin qui sert de guide à Alice dans le pays des merveilles. Il est aussi symbole de porte-bonheur et par superstition, on garde une patte de l'animal sur soi.

  Dans la mythologie grecque, on cite le lièvre comme l'animal préféré d'Aphrodite (Vénus). Selon leur croyance, on acquiert la beauté et la grâce de la Déesse lorsqu'on mange du lièvre sept jours d'affilé.
La déesse de la chasse, Artémis (Diane) raffole du sang des lièvres qu'elle tue de ses flèches. Lorsqu'elle tue par erreur le chasseur géant Orion, elle place sont image dans les cieux. La constellation du Lièvre se trouve désormais aux pieds du géant, poursuivie par ses chiens, Sirius et Procyon.

  Dans l'Égypte antique, Osiris est représenté par un lièvre sous sa forme animale. Lorsqu'il est tué et démembré par son frère Seth, Isis, son épouse et déesse de la lune, le remembre afin qu'il retrouve son intégrité et notamment celle de procréer. Enceinte du dieu-lièvre, elle met au monde Horus.

  D'autres religions en font un symbole du sacrifice. Dans l'Islam, Ali, le descendant du Prophète, prend l'apparence d'un lièvre symbolisant le fils sacrifié.
Dans le bouddhisme primitif,un lièvre s'immole par le feu pour nourrir Bouddha affamé.

  A Pâques, la tradition qui fait chercher des lapins en chocolats cachés dans les jardins est une résurgence du culte de la Déesse Mère dont le lièvre est l'animal emblématique.
Dans les traditions celtiques et scandinaves, avec l'arrivée du printemps, il annonce la germination et la résurrection.

  Objet de superstition, les marins redoutent le lapin et ne prononcent jamais son nom sur un bateau. Cela tient au fait qu'au début de la navigation commerciale, les lapins embarqués sur les bateaux provoquent de nombreux dégâts sur les cordages de chanvre qui amarrent les cargaisons ou rongent les calfatages en provoquant des voies d'eau parfois fatales aux navires...
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LARME
TRISTESSE - DOULEUR - JOIE - HUMANITÉ - PURIFICATION

  La larme symbolise la tristesse et la douleur, mais parfois aussi la joie lorsqu'elle est provoquée par le rire.

  Les larmes coulent lorsqu'on a des ressentiments de peine ou de joie devant une situation, un événement. Cela prouve notre sensibilité et notre humanité.

  Les gouttes d'eau sont en rapport avec les larmes humaines qui débordent, lorsque le trop plein est arrivé. Cet excédent a souvent à sa source la tristesse, la déception, parfois la rage, quelques fois la joie ou le soulagement. L'émotion trop intense étant la cause des larmes, c'est un peu comme un rituel de purification puisqu'après on se sent mieux.

  De nombreuses expressions sont associées aux larmes :
- Pleurer à chaudes larmes signifie pleurer sincèrement
- Verser des larmes de crocodile signifie faire semblant de pleurer
- Une larme signifie une petite quantité
  En héraldique, la larme est un meuble (une figure) de l'écu. Sa partie supérieure est en pointe, descendant en ondoyant et en s'élargissant vers le bas et se terminant en forme ronde. Elle symbolise la douleur ou une obstination vaincue.
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LAURIER
IMMORTALITÉ - VICTOIRE - HÉROÏSME - SAGESSE

  Comme toutes les plantes qui restent verte en hiver, le laurier est avant tout un symbole de l'immortalité.

  Dans la mythologie grecque, cet arbuste est consacré à Apollon. Selon la légende, le dieu tombe amoureux de la Nymphe Daphné, fille du Dieu-fleuve Pénée. Mais celle-ci le fuit car il n'est jamais bon d'être aimé d'un Dieu. Après une longue poursuite au milieu de la forêt et alors que Daphné va être rattrapée par Apollon, son père la métamorphose en laurier. Toujours épris, le dieu en fait alors son arbre et le consacre aux triomphes, aux chants et à la poésie : "Puisque tu ne peux être ma femme, tu seras, du moins, mon arbre. Laurier, tu pareras toujours ma chevelure, ma cithare, mon carquois".

  Le laurier est alors en relation directe avec Dieu, il est courant à cette époque de mâcher des feuilles de laurier avant de consulter l'oracle d'Apollon (à ne pas essayer car certains lauriers sont toxiques).
Pour les Grecs, le laurier signifie l'immortalité acquise par la victoire. On en fait des couronnes tressées qui viennent orner la tête des héros. Les sages et les génies en sont couronnés pour marquer la victoire acquise par l'esprit.

  Par la suite, les romains conservent ce symbole en remettant la couronne triomphale. Composée de deux branches de laurier, elle est tout d'abord attribuée aux généraux romains ayant remportés une ou plusieurs victoires capitales. Ils sont alors acclamés au titre d'imperator, détenteur du commandement suprême - l'imperium - symbole de victoire. Lors de la cérémonie du Triomphe à Rome, le général défile à la tête de son armée sur la Voie sacrée en dédiant sa couronne à Jupiter.
Plus tard, lorsque Jules César conquiert les Gaules, le Sénat lui décerne le droit de porter le titre d'imperator à vie et à titre héréditaire. Ce titre, et la couronne de laurier qui l'accompagne, se rattache désormais naturellement à la fonction d'Empereur et n'est plus décerné qu'à eux seuls.

  Au Moyen Âge, on remet des couronnes de laurier portant encore leurs baies aux universitaires distingués et aux diplômés en médecine. Le mot lauréat vient du latin laureatus : "couronné de lauriers" et le mot baccalauréat de bacca laurea : "baie de lauriers".

  On représente l'allégorie de la Victoire remettant une couronne de laurier.
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LEVIATHAN
CHAOS - ENFER - FORCE - POUVOIR DU MAL - MATÉRIALISME

  Dans la mythologie phénicienne, le Léviathan est le monstre du chaos primitif figuré sous la forme d'un dragon, d'un serpent de mer ou encore d'un crocodile. Réveiller le Léviathan revient à détruire l'ordre existant car il est capable d'engloutir le soleil. Les esprits malfaisants profitent alors de l'obscurité pour jeter leurs sorts.

  Ce mythe est récupéré par le christianisme pour en faire un démon de l'enfer. Au Moyen Âge, la créature infernale est représentée aux tympans des cathédrales sous la forme d'une grande gueule ouverte. Elle symbolise les portes de l'Enfer qui avale les âmes des pénitents. (notre image).

  Le monstre symbolise la force et le pouvoir du mal. La représentation de l'homme provoquant sa fin en voulant bousculer l'ordre établi par Dieu.
Léviathan symbolise la tyrannie, l'arbitraire et le matérialisme utilisés par l'être humain. Dans notre société moderne, c'est le monstre obscur qui prétend nous protéger en sacrifiant nos libertés et en nous imposant la passivité face au pouvoir.
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LÉZARD
MALICE - SAGESSE - VIVACITÉ - LONGÉVITÉ - ABONDANCE

  Le lézard est le symbole de la malice car aucun espace ne lui est interdit, même le palais des rois...

  L'attitude immobile du lézard se réchauffant aux rayons du soleil évoque la sagesse de la contemplation et de la réceptivité.

  Chez les Aztèques, le lézard est symbole de vivacité. Ils admirent son habileté à chasser, son aisance à grimper les parois verticales, sa résistance physique, notamment lors des chutes.

  Le lézard est aussi un symbole très présent dans la culture polynésienne. Sa capacité à régénérer sa queue qu'il a perdue et sa longévité symbolise le renouveau spirituel, mais aussi la sagesse, l'agilité et l'adaptation. Il est alors courant d'arborer le tatouage d'un lézard afin d'assurer la protection et une longue vie.

  Les anciens Mexicains admirent la rapidité de ses déplacements, son habileté à chasser ses proies qu'il capture avec facilité. Cette aptitude naturelle en fait un symbole d'abondance, de richesse et de réussite.

  Dans la mythologie grecque, le lézard est encore associé à la malice et rappelle à tous qu'il ne faut pas se moquer des Dieux. Alors que Déméter (Cérès) cherche désespérément sa fille Perséphone (Proserpine), enlevée par Hadès (Pluton), elle s'arrête en Attique, chez Mismé. Elle la reçoit avec bonté en lui donnant à boire. Assoiffée, la déesse vide la cruche d'un seul trait. Abas, le jeune fils de Mismé, se moque d'elle en lui proposant un tonneau entier... Pour le punir de sa conduite, Déméter l'asperge alors avec les quelques gouttes d'eau restantes et le malheureux se transforme aussitôt en un petit lézard.
Depuis, il erre le long des fossés. Et quiconque le tuera recevra les félicitations de Déméter.
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LICORNE
PUISSANCE - PURETÉ - VIRGINITÉ - SAINTETÉ - RICHESSE - JUSTICE

  La licorne (ou unicorne) est un animal imaginaire qui possède à l'origine le corps d'un petit cheval, des sabots fendus, la barbichette d'une chèvre et une corne torsadée au milieu du front.
Au fil du temps, elle prend l'aspect d'une grande et belle jument d'une blancheur éclatante et à la corne d'or.

  Les première descriptions de licorne datent de l'Antiquité et sont établies sur la base de récits de voyageurs. Ils racontent que les licornes habitent l'Inde et se présentent sous l'aspect un animal fabuleux, un mélange de rhinocéros indien, d'antilope de l'Himalaya, et d'âne sauvage...

  Mais c'est du Moyen Âge jusqu'à la fin de la Renaissance que le mythe prend toute son ampleur. La licorne médiévale est alors un symbole de puissance, exprimé essentiellement par sa corne.
Sa corne représente aussi le symbole de la sainteté, l'épée de Dieu. Mais aussi le courage et de la chasteté. C'est pour ces raisons que bon nombre de chevaliers et seigneurs du Moyen-âge ont le symbole de la licorne comme armoiries, les plus connues étant celles d'Angleterre.
C'est un animal de bon augure qui concourt à la justice royale car il sait détecter le vice chez les humains et les châtient aussitôt d'un coup de sabot mortel.
La licorne est aussi un symbole de pureté et de virginité depuis qu'une ancienne légende de l'Inde lui prête le pouvoir magique de purifier les eaux souillées par le seul fait de tremper sa corne dedans.
L'animal est décrit comme gracieux et pur, mais sait se défendre avec férocité. Seule une vierge peut l'approcher car la licorne est attirée par son odeur.

  Une légende raconte que les licornes, découragées par la méchanceté des hommes, ont disparu du jour au lendemain et qu'elles reviendront le jour où la paix et l'amour régneront sur terre.
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LIERRE
PERSISTANCE DU DÉSIR - AMOUR PASSION - ÉTERNITÉ - POÉSIE

  Le Lierre symbolise la permanence de la force végétative et la persistance du désir. Il est très fréquemment associé ou amalgamé à la symbolique de la vigne.

  Depuis l'aube des temps, le lierre est le symbole de l'amour-passion qui se termine souvent tragiquement. C'est sans doute pour cela que le lierre est considérée comme une plante funèbre.

  Dans la mythologie grecque, une couronne de lierre orne la tête de Dyonisos (Bacchus). Il s'en sert pour susciter un délire mystique chez les femmes qui se refusent à son culte.
Les raisons quant au rapport de Dyonisos avec le lierre varient selon les mythologues. On dit qu'il fait naître cette plante à la mort du jeune Cissus, qu'il adore et qui fait une chute fatale en célébrant les orgies. Il est encore dit que le lierre est l'emblème de la jeunesse de Dionysos car, encore enfant, il est caché sous des feuilles de lierre par sa nourrice afin d'éviter les représailles de la puissante Héra (Junon).
On avance également que le lierre trouble la raison - tout comme le vin - et c'est pour cette raison que les bacchantes se jettent sur le lierre, l'arrachent, le dévorent et en garnissent leurs thyrses. D'autres annoncent tout le contraire en assurant que le lierre guérit de tous les remèdes et notamment de l'ivrognerie.
Les poètes sont couronnés de lierre pour être animés de la fureur poétique et aussi parce que lierre - toujours vert - est l'emblème de l'éternité de la poésie.

  Dans la mythologie celte, le lierre est l'attribut de Donar (fils d'Odin). Selon la légende, cette plante permet, en le consommant, d'ouvrir les portes de l'au delà (vivement déconseillé, plante allergisante et baies toxiques).

  Plusieurs superstitions et autres sortilèges entourent la plante. On affirme que le lierre protège des ennemis cachés. Il attire la chance, notamment pour les femmes. Froissé dans les mains ou dans un morceau de tissu rouge et appliqué sur les tempes, il supprime la migraine. Il vient à bout de la cellulite (attention, seulement s'il est cueilli sur la tête d'une statue). Au Moyen Âge, on utilise même l'écorce du lierre pour traiter la syphilis et vaincre les dartres.
En Provence, on jette du lierre dans le cercueil des jeunes filles mortes prématurément pour marquer leur virginité dans l'au-delà. Et lorsqu'une jeune fille en cueille une feuille, sans la regarder, et qu'elle la glisse dans son corsage, puis le soir sous l'oreiller, elle peut voir en rêve le visage de son futur époux.
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LILITH
DÉMON - RÉBELLION - SÉDUCTION - TENTATION - PLAISIRS INTERDITS - SORCELLERIE

  Lilith est l'origine un démon mésopotamien. Puis, la figure de Lilith trouve sa rémanence à travers les textes sacrés de la tradition juive, dans la Bible, le Talmud puis, au Moyen Âge, le Zohar, l'un des ouvrages majeurs de la Cabale.

  Dans le Talmud et la tradition kabbalistique, Lilith est décrite comme la première femme d'Adam, celle qu'il a avant Ève. Créée comme lui à partir de la terre et non pas tirée de sa côte (son côté). Lilith est alors considérée comme son égale. Elle se dispute fréquemment avec Adam, à tel point qu'elle décide de s'enfuir en colère en prononçant le nom interdit de Dieu.
En choisissant de devenir un démon, elle épouse alors Samaël, un ange luciférien et devient la reine du Mal. Tour à tour séductrice car somptueuse, tentatrice, car animée d'un appétit sexuel insatiable, terrifiante, car charnelle et vénéneuse, on la dit même tueuse d'enfants.

Aujourd'hui encore, Lilith est considérée comme la reine des succubes et des Enfers, le symbole de la séduction et la représentation de la tentation féminine. Lilith est la Déesse ailée des rêves érotiques, symbole des plaisirs interdits et de la sorcellerie.

  Lilith est généralement figurée sous les traits d'une femme nue, ailée, et parée d'une longue chevelure ondoyante coiffée d'une tiare. Une vulve se dessine parfois sur son front et ses jambes se terminent par des griffes de rapace ou une queue de serpent. Elle est accompagnée de lionnes, pour leur férocité, et de chouettes, qui attaquent leurs proies en silence et soudainement, tout comme elle.

  Lilith représente un être qui chute, non par tentation, mais par rébellion. L'image de Lilith est utilisée par les mouvements féministes pour son second aspect, celui qui l'érigent en symbole de la rébellion et de l'insoumission des femmes vis à vis de l'hégémonie masculine.
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LION
ROI DES ANIMAUX - PUISSANCE - COURAGE - GARDIEN

  Dans plusieurs cultures, par sa suprématie sur les autres animaux le lion en apparaît comme le roi. Il évoque la majesté, la force tranquille et impose le respect tant il est redouté.

  Dans l'Égypte antique, le lion est le symbole de la vigilance, et parfois celui du Nil. Le dieu Aker est le symbole de la vie du sous-sol de la terre et le gardien de l'au-delà. Les Égyptiens considèrent Aker comme le gardien des portes du matin et du soir. Alors ils placent des statues de lions jumeaux assis de part et d'autre de la porte des palais et des tombeaux afin de les préserver des mauvais esprits.
Cette pratique est adoptée par les Grecs et le culte d'Aker reste populaire jusqu'à l'époque romaine.

  Au Moyen Âge, le symbole du lion est utilisé par la chevalerie. Aussi, le surnom Richard cœur de Lion donné à Richard Ier d'Angleterre marque son courage et sa vaillance.

  En héraldique, il orne fréquemment les armoiries sous différents aspects. Il est dit :
    - Naissant : il ne paraît qu'à moitié sur le champ de l'écu
    - Morne : il n'a ni dents ni langue
    - Affamé : il ne possède pas de queue
    - Issant : il ne montre que sa tête, une patte de devant et l'extrémité de la queue
    - Léopardé : il semble marcher
    - Lampassé : sa langue et ses griffes sont d'un autre émail (couleur) que son corps

  On voit même des effigies de lions décorer les portails des églises. Ils représentent l'image de la juridiction ecclésiastique, qui s'exerce à la porte des églises. Parfois un lion soutient la chaire épiscopale et le cierge pascal. Le lion est un attribut de Saint Marc, de Saint Venant et de Sainte Thècle. On retrouve son symbole sous forme d'épreuve dans le récit "Daniel dans la fosse aux lions".
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LIVRE
SAVOIR - TRANSMISSION - CONNAISSANCE/SECRET - AUTORITÉ

  Le livre représente le savoir inscrit sur un support. Il est le symbole de la connaissance. Un livre ouvert symbolise la connaissance, il offre son savoir, ses pensées et ses sentiments. Un livre fermé les cache et conserve son secret.   Le premier support utilisé pour l'écriture est sans aucun doute l'argile et la pierre gravée. Ils sont ensuite remplacés par le volumen, des rouleaux de papyrus légers et plus faciles à transporter. Le volumen est enroulé sur lui-même autour de deux axes verticaux en bois et se tient à deux mains pour être déroulé et lu.

  Le parchemin vient ensuite remplacer le papyrus. Il est réalisé à partir de peaux animales et se conserve mieux. Vient ensuite le codex vers la fin du XVème siècle, c'est une révolution. L'écrit n'est plus un rouleau continu, mais un ensemble de feuillets reliés au dos. Naissent alors la séparation des mots, les majuscules et la ponctuation, les tables des matières et les index, qui facilitent l'accès à l'information. Cette forme est tellement efficace, qu'elle est encore celle du livre d'aujourd'hui, plus de cinq siècles après son apparition.
Le papier remplace progressivement le parchemin à partir du XIVème siècle et le "codex" devient "livre".

  Au Moyen Âge, symbole d'autorité et de savoir, le livre est l'attribut d'un très grand nombre de personnages, aussi bien dans l'image religieuse que dans l'image profane. La main posée sur un livre, signifie l'allégeance et la dévotion (à un écrit sacré, à une loi...).

  Au fil du temps le livre devient l'attribut de nombre de divinités ou allégories : Calliope, la Muse de la Poésie, la Justice, la Prudence et la Sagesse, la Vérité et l'Histoire, l'Astrologie, la Musique.
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LOSANGE
FÉMININ - SEXE FÉMININ - MATRICE DE LA VIE - VENTRE DU MONDE

  De par sa forme, le losange est un symbole féminin. Le losange (sexe féminin) associé au serpent (sexe masculin), offre une dualité et prend un sens érotique. Par extension, il symbolise la matrice de la vie, un passage initiatique dans le ventre du monde.

  En Chine le losange est l'un des huit emblèmes principaux et symbolise la victoire.

  Dans une forme outrepassée en hauteur, le losange serait symbole des contacts et des échanges entre le ciel et la terre, le monde supérieur et le monde inférieur.
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LOTUS
PURETÉ - ACCOMPLISSEMENT - CRÉATION - SANTÉ - CHANCE

  La seule plante aquatique pouvant émerger de la noirceur de la vase pour s'épanouir et se dresser hors de l'eau en donnant une fleur d'une beauté incroyable, c'est le lotus. C'est pour cela que le lotus est devenu un symbole de pureté et d'accomplissement personnel.
Par sa forme, la fleur incarne le principe féminin ou passif de la manifestation qui l'assimile à un réceptacle, une coupe, un vase recevant l'influence du principe masculin ou actif.
La fleur de lotus représente encore la longévité, la santé, l'honneur et la chance.

  Dans les pays du sud de la Méditerranée comme en Asie, le lotus a une valeur égale à celle de la rose ou du lys en Europe.

  Dans la mythologie égyptienne, le lotus est associé à la création du monde. Selon le mythe, le lotus est sorti du limon originel, et c'est de son calice qu'est sortit le Créateur divin, sous les traits d'un bel adolescent.
Le lotus représente le lieu de naissance, ainsi que le lit nuptial d'Isis et d'Osiris. Ainsi, il symbolise la naissance et la re-naissance après la mort.

  Dans la tradition hindoue, le lotus est associé au dieu Vishnou. Il dort à la surface des "Eaux primordiales". Un lotus rose émerge de son nombril. Au milieu de la fleur se tient Brahmâ (le dieu créateur-démiurge). Le lotus rose associé à Vishnu est un symbole diurne et solaire, tandis que le lotus bleu associé à Shiva est un symbole nocturne et lunaire.

  Dans le bouddhisme la fleur de lotus est emblématique de Bouddha. La fleur symbolise la connaissance qui, au fur et à mesure des réincarnations, permet d'atteindre le Nirvana. La posture de Bouddha assis au centre d'un lotus à huit pétales symbolise l'atteinte de l'illumination.
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LOUP - LOUVE
PROTECTION - COURAGE - RESPECT - INTELLIGENCE - INDÉPENDANCE - CRAINTE - CRUAUTÉ

  La signification du loup est ambivalente. Il symbolise à la fois la protection maternelle, le courage, dans ses aspects positifs et la férocité, le mal, dans ses côtés négatifs. Dans tout les cas, il impose le respect et la crainte et marque par son intelligence et son indépendance.

  Dans la mythologie germanique, le loup revêt un caractère destructeur. En effet, c'est au loup infernal Fenrir qu'incombe la fin du monde (Ragnarok). Pour cela, il dévore le dieu Odin dans la bataille finale.

  Dans la mythologie grecque, Apollon, le Dieu de la lumière, est considéré comme le Dieu-loup, symbolisant par là les actions qu'il peut provoquer, aussi bien bénéfiques que destructrices. Il en va de même pour Zéphir le vent-loup, parfois favorable aux semences, mais aussi destructeur car tenu pour venir des cavernes et donc en relation avec les Enfers.

  Dans la mythologie romaine, la louve est symbole de fécondité et de protection. Elle recueille et allaite les frères Remus et Romulus, les futurs fondateurs de Rome.

  La religion chrétienne a fait du loup une créature proche du diable, symbole de méchanceté et de vice. Il incarne symboliquement la côté sombre et cruel de l'homme livré à lui-même et libéré des contraintes que la civilisation tente de lui imposer.

  Au Moyen Âge, le loup est la bête féroce qui hante les forêts. Symbole de violence et de malice, il est présent dans de nombreux récits ou superstitions. Comme Ysengrin, le loup stupide et bestial du "roman de Renart", ou comme l'histoire du loup qui use de stratagèmes pour dévorer "le Petit Chaperon rouge".
Et on croit alors que les sorcières ont la faculté de se transformer en loup et, les soirs de pleine lune, les hommes en loup-garou...
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LUCIFER
PORTEUR DE LUMIÈRE - ASTRE DU MATIN - CHRIST - ORGUEIL - DÉCHÉANCE - SATAN

  Dans la mythologie romaine, Lucifer est un Dieu désigné comme l'astre du matin. Précédant le soleil, il annonce la venue de la lumière de délivrée par la Déesse Aurore. C'est lui qui prend soin des coursiers et du char du Soleil. Il les attelle et les dételle avec les Heures. Il est reconnaissable à ses chevaux blancs dans la voûte céleste, lorsqu'il annonce aux mortels l'arrivée de l'Aurore, sa mère. Les chevaux de main lui sont consacrés.
Lucifer est aussi un des noms que les romains donnent à la planète Vénus. Bien que personnifiant la même planète, Lucifer est l'étoile du matin et prend le nom de Vesper lorsqu'elle devient étoile du soir.

  S'appuyant sur ce riche passé mythologique, les premiers chrétiens utilisent le nom de Lucifer pour désigner le Christ, la "Lumière du monde". Dans l'Apocalypse, il désigne également l'Esprit Saint et, pendant les trois premiers siècles de l'Église, plusieurs chrétiens portent ce nom avec honneur.

  Plus tard, aux yeux des chrétiens, Lucifer devient un ange déchu. On dit que Dieu crée les anges et que Lucifer dépasse tous les autres anges en lumière et en splendeur. Mais celui-ci, trop orgueilleux, doutant de Dieu et enivré par sa puissance, choisit de se déclarer semblable à Dieu.
Chassé du Paradis, il est dès lors assimilé à Satan et devient donc le roi des démons, d'anciens anges déchus comme lui. Ils se sont tous révoltés et ont chutés en devenant les ennemis de l'humanité et de Dieu, habités par la haine.

  Lucifer est généralement représenté sous les traits d'un humanoïde aux ailes de chauve-souris. Son visage est celui d'un ange au regard atterré, ou parfois celui d'un monstre hideux. Sa chevelure est faîte de serpents menaçants ou laisse entrevoir deux cornes naissantes, celles du Diable. Dans une main, il peut tenir un rouleau de parchemin, un sceptre brisé, une couronne ou encore une plume de fer avec laquelle il fomente la chute finale du Paradis.
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LUNE
FÉMINITÉ - CYCLE - RÉSURRECTION - CLARTÉ

  La lune incarne la féminité et la notion de cycle. C'est son apparition, sa croissance et sa disparition qui symbolise le cycle de la vie, depuis la naissance jusqu'à la mort. Sa réapparition quotidienne appelle une dimension d'immortalité et d'éternité évoquant la résurrection.

  Dans la mythologie égyptienne, le dieu Thot, le messager des dieux, capte la lumière de la Lune et en régit les cycles.>br> Le mythe raconte que le dieu du soleil , vieillissant et fatigué des querelles humaines, décide de gagner les hauteurs célestes afin de se reposer. Ainsi, il continue à illuminer la Terre le jour, mais lorsque la nuit arrive la terre reste privée de lumière. Rê adresse alors un commandement au dieu Thot :
"Tu seras à ma place, mon substitut. On t'appellera Thot, celui qui est à la place de Rê. Désormais, tu entoureras les deux cieux de ta beauté et de ta clarté".
Ainsi, naît la Lune qui marque la nuit de sa clarté.

  Dans la mythologie hindoue, Chandra est le Dieu de la lune, "celui qui illumine la nuit". Il est représenté sous l'aspect d'un jeune homme qui tient un lotus et une massue. Toutes les nuits, il mène la lune à travers le ciel grâce à un char tiré par dix chevaux ou une antilope. Chandra préside aux eaux vitales, aux pluies, à la fertilité, aux herbes médicinales et donne aux mortels l'opulence et la santé.

  Dans la mythologie grecque, Séléné, la fille des Titans Théia et Hypérion, est une Déesse de la lune. Séléné est plus précisément la Déesse de la pleine lune, Artémis représentant le croissant de lune et Hécate la nouvelle lune.
Elle est généralement représentée sous les traits d'une belle femme vêtue de longues robes fluides et portant une lune en croissant retournée sur la tête. Elle porte parfois une torche, chevauche une monture ou mène un char tiré par des chevaux.

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MAÂT
ORDRE - JUSTICE - VÉRITÉ - ÉQUILIBRE

  Dans la mythologie égyptienne, fille de et compagne de Thot, Maât est la Déesse de l'ordre cosmique, de la paix, de la justice et de la vérité. Elle symbolise l'équilibre du monde.

  De ce fait, le pharaon se doit de faire respecter la loi de Maât dans toute l'Égypte. Rarement vénérée comme divinité en tant que telle, elle est offerte par le pharaon aux autres divinités (mise dans le creux de la main), signe du devoir accompli. Elle apparaît au moment de la création.

  Maât est représentée avec une plume d'autruche sur le sommet de la tête et le plus souvent assise sur ses talons car elle fait contrepoids le jour de la pesée du coeur. Pour que l'âme du pharaon puisse être admise dans l'au delà, le poids du cœur doit être aussi léger que la plume de la justice.
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MAILLET - MARTEAU
DESTRUCTION/CRÉATION - INTELLIGENCE - PROTECTION - CLASSE OUVRIÈRE

  Le maillet et le marteau, en tant qu'armes, véhiculent l'image de la destruction et du mal. Lorsqu'ils deviennent outils, ils symbolisent alors l'intelligence et représentent l'activité formatrice ou le pouvoir de création.

  Associé à la faucille sur le symbole communiste ou les armoiries d'Autriche, le marteau symbolise la classe ouvrière unie à la classe paysanne, représentée par la faucille.   Dans la mythologie nordique, le marteau est associé à Thor, le Dieu de la foudre et du tonnerre. Son marteau est l'arme la plus puissante des Dieux et symbolise alors la protection de l'univers face aux forces du chaos, notamment à celle des géants, plus grands ennemis des Dieux et régulièrement abattus par Thor grâce à son arme.

  Dans la franc-maçonnerie, le maillet est le premier outil symbolique remis à l'Apprenti. Il impulse l'action et symbolise l'intelligence qui agit et persévère. Le maillet est indissociable du ciseau qui définit par sa précision une trajectoire et permet le discernement.
Au cours des cérémonies maçonniques trois maîtres possèdent et utilisent un maillet en symbole d'autorité : le vénérable Maître qui préside les travaux, le premier et le second Surveillant, qui l'assistent.

  En héraldique, il est parfois appelé Martel et symbolise généralement une activité artisanale ou industrielle (carrière, tailleur de pierre, forge...)
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MAIN
OUTIL - TRAVAIL - COMMUNICATION - CARACTÈRE - AUTORITÉ JUDICIAIRE
MALÉDICTION (main gauche) - LOYAUTÉ (main droite)

  La main est avant tout le premier outil de l'humain et également un moyen de communication. Les mains sont le reflet de notre caractère, de notre histoire, de notre vie. La main est la synthèse du masculin et du féminin. Car elle peut contenir ou pénétrer, elle est active ou passive.

  "De main de maître", "Fait main", "Cousu main", "en un tour de main", la main est fréquemment associée à un travail de qualité, réalisé avec dextérité.

  Selon une superstition, la main gauche symbolise la malédiction, la mort. Un roi qui a perdu sa main droite, ne peut plus régner. Jules César qui voulait épargner un ennemi tout en le rendant maudit, lui faisait trancher la main droite. De cette croyance vient la crainte du guerrier qui utilise sa main gauche à l'épée car déstabilisant pour un droitier et réputé mortel. Et dans la religion chrétienne, la main gauche de Dieu est celle qui punit.
La main droite, quant à elle, symbolise la loyauté, le travail et la création.

  Dans la danse classique comme dans les danses traditionnelles de l'Asie, la main est un élément primordial du langage symbolique. Elle a sa propre expression, profonde et singulière qui rend une vision très claire de l'état d'âme. Elle exprime au choix, l'agitation, la frayeur ou la dureté. La recherche de la grâce et de la fluidité est constante.

  La main est associée au pouvoir judiciaire. Le sceptre des rois est orné à son extrémité d'une main d'ivoire à deux doigts repliés. Cette main, appelée main de justice symbolise l'autorité judiciaire royale.

  Dans le Christianisme, la main occupe une place importante. Jésus prouve son identité à ses disciples en leur montrant ses stigmates. Lui et d'autres thaumaturges (faiseurs de miracles) utilisent leurs mains pour réaliser des prodiges, comme guérir les malades.
Dans les icônes byzantines, catholiques, ou orthodoxes, la main droite de Jésus est levée en signe de bénédiction et ce même geste est employé par les prêtres pour bénir les fidèles.
Parfois, les doigts de la main qui bénit forment les premières et dernières lettres du nom de Jésus Christ en grec IC (IHCOYC) pour Jésus et XC (XPICTOC) pour Christ.

  Dans le yoga, il existe une discipline pour les doigts, ce sont les mudras. La création de certaines formes codifiées et symboliques réalisées avec les mains et les doigts. Le geste est censé renforcer l'énergie vitale, calmer, soigner ou aider à la concentration dans les exercices. Les 5 doigts de la main sont en rapport avec les 5 éléments : le feu pour le pouce, l'air pour l'index, l'éther pour le majeur, la terre pour l'annulaire et l'eau pour l'auriculaire. Les mudras sont nombreuses et proposent une infinité d'expressions.
Les mudras sont également utilisées à des fins symboliques lors de rituels, dans les danses de l'Inde et dans la représentation artistique d'un personnage ou d'une divinité.

Dans l'art figuratif, les postures impliquant les mains sont innombrables et peuvent être interprétés de la manière suivante :
- Une main paume ouverte sur un bras tendu demande le calme et l'attention.
- Une main à l'horizontale avec les paumes ouvertes et jointes exprime la charité.
- Une main fermée symbolise la dissimulation, le secret, l'ésotérisme.
- Une main tendue vers le ciel exprime la franchise ou la communication.
- Un index levé lorsqu'il ne signifie pas la demande de la parole, peut réclamer une pause, un instant.
- Une main fermée, montrant son poing est un signe de colère et d'hostilité.
- Les mains levées vers le ciel ou jointes contre le corps sont utilisées par les croyants pour évoquer la prière.
- Jusqu'au début du XIXème siècle la nudité de la main d'une femme qui ôte son gant indique sa reddition amoureuse.
- Le pouce levé indique que tout va bien. Au Moyen-Orient, c'est un geste obscène.
- Former un rond avec le pouce et l'index signifie la perfection ou son contraire, la nullité. En Allemagne et au Brésil, c'est un geste obscène. Au Japon, cela représente l'argent.
- Lever l'index et le majeur en formant un V désigne la victoire ou la paix retrouvée.
- L'index de la main tendu indique la route ou la direction.
- L'index recourbé vers soi désigne le fait d'appeler quelqu'un.
- Former des cornes avec l'index et l'auriculaire symbolise les cornes du diable.
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MAKARA
POISSON SACRÉ - PORTE DE LA DÉLIVRANCE ou DE LA MORT

  Dans la mythologique de l'Inde, Makara est un animal aquatique représenté avec une trompe d'éléphant, des dents de crocodile et un corps de dauphin, finissant donc en queue de poisson.

  Makara est un poissons sacré au même titre que le Gange pour les fleuves. Makara est la monture de la déesse du Gange, Gangâ, ainsi que celle du Dieu des eaux, Varuna. L'arc à makara de l'iconographie est le symbole de la pluie bénéfique, des eaux fertilisantes venues du ciel et son image s'identifie à l'arc-en-ciel.

  Le symbolisme de la gueule ouverte de Makara comporte une double signification : elle est la porte de la délivrance qui aspire, assimile et renforce l'énergie, ou bien la porte de la mort.
Selon l'état auquel est parvenu l'être qui se présente devant lui, sa bouche est pour celui-ci "la porte de la Délivrance" ou "les mâchoires de la Mort".
Dans l'architecture les sculptures qui ornent les extrémités des linteaux ou les frontons crachent parfois des perles ou avalent des animaux et parfois des personnages.
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MASQUE
DÉGUISEMENT - MÉTAMORPHOSE - ANONYMAT - PUISSANCE - APPARTENANCE - TRANSMISSION

  Le masque est un déguisement qui permet de se métamorphoser dans une autre personne ou de cacher sa personnalité. Le masque extériorise un trait de caractère attribué à homme, un Dieu, un démon ou même un animal.

- Le masque du théâtre grec :

  "Persona" en latin signifie masque et le mot "personne" en tire son origine. Il souligne l'anonymat complet de l'être caché derrière ce masque, un homme, une femme, on ne sait pas. Dans le théâtre antique, l'acteur porte un masque dont les yeux et la bouche sont largement ouverts. Ils sont d'abord en cuir, puis en bois et le sculpteur les compose selon les indications du poète.

Les masques de tragédie : Ils représentent des vieillards, des jeunes gens, des femmes et des serviteurs. Ils sont figés mais très expressifs, les sourcils hauts, les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte pour marquer les l'horreur. Les cheveux dressés sur la tête pour marquer la peur.
La hiérarchie des masques est codifiée en fonction de l'âge et de la noblesse de naissance ou d'âme. Les codes se font par des couleurs et certains attributs.
Les personnages âgés sont barbus et la couleur de leurs cheveux indique leur âge, du blond, pour les plus "jeunes" au gris, pour les plus âgés (en passant par le brun).
Les jeunes gens sont imberbes et possèdent une chevelure abondante et bouclée. Les blonds sont très jeunes et hautains, les vertueux sont bruns, les sordides et amoureux abandonnés affichent un visage pâle, mince et maladif.
Les femmes sont présentes dans toutes les tranches d'âge, de la femme âgée souffrante aux cheveux pendants, à la fillette. Elles ont fréquemment les cheveux rasés en rappel du rite pratiqué pour le mariage ou pour le deuil.
Les serviteurs - des esclaves - sont figurés avec des masques rouge aux traits peu flatteurs. Leurs cheveux sont très courts, ramassés en chignon ou coiffés d'un bonnet de peau.
D'autres masques représentent des héros aux attributs distinctifs comme le masque du Minotaure ou le masque aux yeux crevés d'Œdipe. Ils représentent également des divinités de la nature comme les Centaures, les Muses ou les Nymphes et certains monstres ou allégories comme Thanatos, la Ruse ou l'Ivresse.

   Les masques de comédie : Le système est également hiérarchisé et les détails sont nombreux et plus caricaturaux. Les masques des personnages affirment des caractères psychologiques bien marqués et parfois exagérés. On voit des masques au large sourire débonnaire, le front plissé de la réflexion et du sérieux, le nez camard qui marque la lubricité ou la rousseur du renard pour les fourbes.
Certains masques présentent deux profils afin de permettre au comédien de jouer deux états d'âme, d'un côté le sourcil levé en signe de colère, de l'autre le sourcil plat, apaisé.

- Le masque du théâtre romain :

  Le théâtre grec s'exporte vers l'empire romain. Il n'applique pas tout à fait les mêmes codes en termes de masques.

  L'Atellane est une catégorie de comédie du théâtre latin, une courte farce bouffonne largement improvisée, inspirée de la vie quotidienne et souvent obscène. Les rôles sont joués par des personnages masqués : quatre principaux et invariables et les deux derniers complémentaires (fantômes et croquemitaines) :
    * Maccus : le paysan niais, maladroit et débauché. Il possède une énorme tête chauve et un nez en bec de poulet.
    * Bucco : l'idiot, bavard et fier. Un parasite aux grosses lèvres et aux joues gonflées.
    * Pappus : le vieil avare, ivrogne, libidineux et berné par tous. Il possède une grande barbe et des traits marqués.
    * Dossennus : le bossu malicieux, prétentieux, glouton et donneur de leçon aux sourcils levés et au grand menton.
    * Manducus : un ogre fantôme aux larges mâchoires. Sa bouche est immense et armée de grandes dents.
    * Lamia : une ogresse qui dévore les enfants avec sa grande bouche.

  Jugé trop vulgaire, l'Atellane est remplacée à Rome par la comédie nouvelle. Elle utilise des masques aux traits plus réguliers et majestueux, quelques uns pour de jolies jeunes femmes, mais aussi des masques présentant des signes de crispation ou de laideur pour la tragédie.

- Le masque de danse :

  En Afrique, le masque de danse est le support de la puissance, la médiation entre l'être supérieur, les ancêtres et les humains. Il est le symbole d'une appartenance à une même famille ethnique et permet la transmission aux générations qui se succèdent d'un ensemble de règles et de comportements qui régissent le groupe social.

  Les différents types de masques :
    * Les masques zoomorphes : ils regroupent l'ensemble des animaux sauvages et domestiques comme l'antilope, le lion, le poisson ou le singe. Ils rappellent la symbiose unissant le monde des humains au règne animal.
    * Les masques à lames : ils couvrent le visage et comportent une ou plusieurs extensions en partie supérieure, en forme de lames ou de planches. Ces panneaux sont ornés de composés de lignes, de damiers et de signes animaux peints ou sculptés. Ils sont le plus souvent utilisés lors de funérailles ou d'initiations.
    * Les masques d'animaux volants : Ils représentent des papillons ou des chauve-souris et sont fait de grandes plaques horizontales qui évoquent des ailes ouvertes couvertes de motifs peints, de cercles concentriques ou de signes géométriques.
    * Les masques anthropomorphes : ils symbolisent les hommes et les femmes dans leurs attitudes quotidiennes.
- le masque carnavalesque :

  C'est à partir du Moyen Âge que le masque a été utilisé comme déguisement. Le plaisir est d'être autre ou de se faire passer pour un autre. Le masque de carnaval donne une caricature drolatique ou effrayante des hommes, des Dieux ou des démons. Enivrant, il dissimule le personnage social et libère la personnalité et permet même de transgresser les interdits. Riches et pauvres le portent ce qui a pour effet de faire tomber leurs différences de classe l'espace d'un soir ou d'une fête.

- le masque funéraire :

  Dans l'Égypte antique, la tête est considérée comme le siège privilégié de l'individualité. Par conséquent, les têtes des momies doivent être protégées par des masques funéraires. Pour les pharaons, le masque est fait de métal précieux, comme celui de Toutankhamon. Pour l'égyptien de classe moyenne, le masque est fait de toile stuqué, peinte et doré.

  Le masque funéraire est mis à l'honneur par la Rome du passé avec le culte des ancêtres des familles aristocratiques. L'image du défunt est conservée grâce au masque en cire appelé "imago" et conservé dans une niche de la maison familiale. Le but n'est pas de perpétuer les traits des défunts, mais plutôt de conserver l'arbre généalogique de la famille.

  A la fin du Moyen Âge, les masques mortuaires sont plus proche de la réalité. Ils sont utilisés pendant les funérailles et conservé dans des musées, des bibliothèques ou des universités. Les rois, les nobles ont droit à leur masque mais aussi d'éminentes personnalités, tels les artistes, poètes, dramaturges ou philosophes. Le rôle du masque est alors de représenter le plus fidèlement possible l'image du défunt.

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MASSUE
ARME - FORCE BRUTALE - PERVERSITÉ/CORRECTION -

  La massue apparaît comme une arme primitive associée à la force brutale. Son usage n'est pas codifié par des règles.
Symboliquement, la massue est placée au dernier degré de la hiérarchie des armes, après le bâton, la canne et l'épée, cette dernière marquant la noblesse. En d'autres termes : au sauvage la massue, au paysan le bâton, au chevalier l'épée.

  La massue dans la main du brigand est le symbole de la perversité écrasante. Maniée par le héros, la massue devient symbole de l'écrasement de la perversité par la correction.

  Dans la mythologie grecque, la massue est le principal attribut du demi-Dieu Héraclès (Hercule). Cette arme est une pièce de bois étroite à l'extrémité qui sert de poignée et lourde et évasée à l'autre extrémité, pour frapper. Elle est assez souvent représentée plus ou moins hérissée de quelques nœuds et de départs des branches coupées. Héraclès se sert de cette arme redoutable pour combattre ses ennemis ou les monstres qu'il croise dans ses nombreuses aventures.

  Dans la mythologie celtique, le Dieu irlandais de la fertilité, de la terre et l'abondance, Dagda est aussi un guerrier effrayant doté d'une force surhumaine.
Son arme favorite est une massue magique montée sur des roues. En effet, elle est si lourde qu'il faudrait huit hommes pour la porter. Quand on la traîne sur le sol, elle laisse un sillon si profond qu'il peut servir de frontière entre deux mondes et d'une seule frappe, Dagda peut tuer neuf ennemis.
Mais si un côté de la massue donne la mort, une fois retournée son autre extrémité possède le pouvoir magique de ressusciter les morts. Elle donne ainsi à Dagda le droit de vie et de mort sur les humains.
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MÉLIADES
NYMPHES DES FRÊNES - PROTECTRICE DES ENFANTS ABANDONNÉS ET DES TROUPEAUX

  Dans la mythologie grecque, les Méliades (Mélies ou Nymphes méliennes) sont les Nymphes des frênes.

  Les Méliades sont les plus anciennes Nymphes. Elles naissent dans le tumulte de la première génération des Dieux, engendrées par Gaïa (la Terre) lorsqu'elle est fécondée par les gouttes de sang des organes génitaux tranchés d'Ouranos (le Ciel).

  Les Méliades ont pour habitat les frênes, arbres avec lesquels on fabrique alors des armes meurtrières qui provoquent des effusions importantes de sang.
On leur confère le don de protéger les enfants abandonnés et suspendus aux frênes par leurs parents. D'autres traditions reconnaissent aux Méliades, sans doute pour la même raison, le pouvoir de sauvegarder les troupeaux qui s'abritent sous cet arbre.

  Les Méliades avec les Curètes (Dieux crétois) élèvent Zeus en Crète sur le mont Ida. C'est sa mère Rhéa qui l'a mis là pour le cacher et éviter qu'il ne soit pas dévoré par Cronos, jusqu'à ce qu'il soit assez fort pour le détrôner.
 
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MELPOMÈNE
MUSE - INSPIRATION - TRAGÉDIE

  Dans la mythologie grecque, Melpomène est une des neuf Muses fille de Zeus (Jupiter) et de Mnémosyne, la déesse de la mémoire. Elle vit avec ses sœurs dans les montagnes de l'Hélicon, tout près de l'Olympe.

  Les Muses président à la création artistique et les créateurs ne peuvent trouver leur inspiration que grâce à elles. Elles ont toutes une attribution dans un domaine artistique spécifique.

  Melpomène est la Muse de l'harmonie musicale et de la tragédie. Elle est associée à Dionysos (Bacchus) qui porte parfois le surnom de Melpomenos. On lui donne parfois pour suivantes la Terreur et la Pitié.

  Melpomène est généralement figurée sous l'aspect d'une belle femme au maintien est grave et sérieux. Elle porte de très riches vêtements, sa tête couronnée de pampres feuilles et grappes de vigne) et ses pieds sont chaussés de cothurnes, des petites bottes lacées sur le devant, portées par les acteurs de comédie. De sa main droite, elle tient le masque de la tragédie ou un poignard ensanglanté, parfois une massue d'Héraclès dont le théâtre aime célébrer les exploits. Elle peut également tenir en main un sceptre et des couronnes, qu'elle remet aux vainqueurs.
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MÉLUSINE
FÉE - FEMME SERPENT - SORTILÈGE - MALÉDICTION - TRAHISON

  Mélusine est une femme légendaire des contes populaires et chevaleresque du Moyen Âge. La version la plus connue de son histoire date de la fin du XIVème siècle. Elle est immortalisée par Jean d'Arras, dans son roman "La Noble Histoire de Lusignan" (dans le Poitou).
  Mélusine est une fée d'origine royale. Sa mère, la fée Présine, charme puis épouse le roi d'Écosse, Elinas. Mais, avant leur mariage, elle lui fait promettre de ne jamais essayer de la voir pendant ses couches. Bien entendu, Elinas oublie sa promesse, ce qui pousse Présine à le quitter avec ses trois filles, Mélusine, Mélior et Palestine qui partent s'exiler dans l'île perdue d'Avalon.
Devenues grandes, les trois filles décident de se venger de leur père en l'enfermant dans la montagne magique de Northumberland. Mais leur mère Présine trouve cette initiative trop sévère et jette alors un sort sur ses filles pour les punir.

  Sa fille Mélior est enfermée dans un château ou elle doit prendre soin d'un épervier. Elle a l'autorisation de tout offrir aux preux chevaliers qui parviennent au château, sauf son amour.
Sa fille Palestine est enfermée dans une montagne de l'Aragon. Elle garde le trésor de son père en attendant qu'un chevalier de sa famille vienne la libérer.
Quant à sa fille Mélusine, elle est condamnée, tous les samedis, à voir le bas de son corps se transformer en queue de serpent. Elle peut cependant trouver un époux, mais à la seule condition de lui cacher ce sortilège. S'il arrivait qu'il voit sa transformation, Mélusine serait condamnée à retourner au tourment jusqu'au jugement dernier.

  Un jour, près de la fontaine de Cé à coté de Lusignan, Mélusine rencontre Raymondin, le fils du roi des Bretons. L'homme est désemparé et fuyant car il vient de tuer accidentellement son oncle Aimery, comte de Poitiers, dans une chasse au sanglier. Mélusine lui apparaît dans toute sa beauté et, en croisant son regard, il en tombe immédiatement amoureux.
Grâce à ses pouvoirs Mélusine fait innocenter Raymondin et l'épouse en lui faisant promettre de ne pas chercher à la voir le samedi.

  Mélusine entreprend alors de renforcer les domaines de la famille Lusignan. Elle bâtit des châteaux, des tours et des églises dans le Poitou, la Guyenne, la Gascogne, la Bretagne et crée la ville de Lusignan. Forte de ses puissants pouvoirs, une seule nuit lui suffit pour édifier les plus imposantes forteresses. Mélusine offre ainsi à Raymondin la fortune, l'amour et une longue lignée de dix enfants.

  Mais ce qui ce passe le samedi reste toujours un mystère pour Raymondin. Un jour, son frère lui affirme que Mélusine se cache à ses yeux le samedi pour mieux retrouver son amant. Fou de jalousie, Raymondin transgresse l'interdit et se précipite vers la porte de la chambre de sa femme et la perce avec la pointe de son épée. Éberlué, il aperçoit alors Mélusine prenant son bain et battant l'eau de sa queue de serpent.
Dans un cri, Mélusine, trahie, prend la forme d'un serpent ailé et s'enfuit par la fenêtre. Mélusine n'apparaît jamais plus à son mari si repentant et désespéré, qu'il s'enferme dans un cloître.

  La légende raconte que Mélusine revient pendant trois jours chaque fois que l'une des forteresses qu'elle a construite change de maître. Elle apparaît également comme une messagère de mort, sous sa forme de serpent, toutes les fois que l'un de ses descendants mâles est sur le point de mourir.
  L'histoire de Mélusine s'appuie sur un thème universel : celui du mortel qui se lie avec un être féerique. Il s'en trouve comblé, à la seule condition d'en ignorer, ou du moins de n'en pas révéler le caractère extraordinaire. Mélusine fait partie de ces êtres à mi-chemin entre l'humanité et le surnaturel, qui semblent avoir besoin de la participation de l'homme pour pouvoir exister réellement et agir dans le monde.
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MÉNADES - BACCHANTES
NYMPHES - VITALITÉ DE LA NATURE - POSSESSION - DÉLIRES - DÉCADENCE

  Dans la mythologie grecque, les Ménades (assimilées aux bacchantes chez les romains) sont à l'origine des Nymphes et les nourrices de Dionysos. Elles prennent au fil du temps des caractères de plus en plus humains, au point de se confondre peu à peu avec les prêtresses du Dieu, puis, par extension, avec toutes les femmes qui célèbrent son culte et le suivent pendant sa marche triomphale de Lydie jusqu'en Grèce. Les Ménades personnifient la vitalité de la nature et la décadence.

  Ces créatures ambivalentes et imprévisibles parviennent à dompter les animaux les plus sauvages. Lors des fêtes dionysiaques, elles portent le nom de Thyiades et, accompagnées des Satyres, elles forment le cortège rituel de Dionysos.
Durant leur périple, inconscientes de la gravité de leurs actes, elles chantent la joie de chasser des chèvres et sont possédées par la "mania", l'esprit du Dieu Dionysos. Elles courent, ivres, dans les montagnes, en proie à des hallucinations et deviennent folles au point de s'attaquer aux pauvres voyageurs innocents. Dans leurs délires, elles les lacèrent et se régalent de leur chair crue.

  Les Ménades ont a leur actif plusieurs meurtres royaux. Penthée de Thèbes qui s'oppose et ne reconnaît pas le Dieu Dionysos est démembré par sa propre mère entraînée dans le délire meurtrier des Ménades. Elle ne s'aperçoit que bien plus tard de son horrible crime.
Lorsque Dionysos envahit la Thrace, Orphée néglige de l'honorer. Vexé, Dionysos le livre aux Ménades qui le mettent en pièces. Mais la colère des Dieux est si grande que Dionysos est contraint de métamorphoser les Ménades en arbres pour les apaiser.

  Les Ménades sont représentées la tête couronnées de feuilles de lierre et habillées de robe légère ou de nébride, un vêtement fait dans la dépouille des bêtes qu'elles ont dépecées. Elles dansent, jouent de la flûte et du tambourin et tiennent en main le thyrse, un bâton enroulé de lierre ou de vigne et surmonté d'une pomme de pin.
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MÉPHISTOPHÉLÈS
PRINCE DES ENFERS - DIABLE

  Méphistophélès est un démon légendaire que l'on retrouve dans la légende de Faust. C'est n homme qui vend son âme au diable pour retrouver sa jeunesse. Au XVIème siècle, ce mythe est répandu en Europe par l'église catholique pour impressionner les infidèles.
  Selon le mythe, Faust est un savant déçu par sa vie, trop monotone. Avide de davantage de pouvoirs, il invoque le diable qui lui envoie son émissaire, Méphistophélès, l'un des 7 princes des Enfers.
Faust signe un pacte avec le diable. En échange de son âme, celui-ci s'engage à ce qu'il exécute la totalité de ses désirs durant douze ans.
Faust profite longtemps et sans limites et même à l'excès de toutes ses envies. Mais les douze années sont passées et à l'heure décisive, Faust reçoit la visite du diable en personne qui vient chercher son dû. Faust prend peur et cherche à se repentir en priant Dieu de lui venir en aide. Mais il est trop tard, le diable accomplit la sentence et déchire sa chair longuement et lentement en lui laissant le temps de regretter amèrement d'avoir manqué à sa parole.
  De nombreux auteurs littéraires s'inspirent de cette légende dans leurs œuvres. Le récit le plus célèbre reste le "Faust" du dramaturge allemand Goethe.
Méphistophélès, l'envoyé du diable, y est généralement décrit comme un personnage pervers donnant l'apparence d'un homme charmant et courtois. Sa haute stature et son magnétisme impressionne et lui permettent de mieux leurrer ses victimes. C'est un démon pervers qui sait utiliser la faiblesse et la crédulité de ses victimes. Il se délecte des souffrances qu'il leur applique de manière implacable.

  La statuaire le représente sous une apparence mi-humaine, mi-démon. Il porte la barbichette, les oreilles pointues et les cornes naissantes spécifiques aux démons. Parfois, son pied droit est un sabot d'âne et il tient une épée dans son fourreau.
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MILON DE CROTONE
ATHLÈTE - LUTTEUR - FORCE - VIRILITÉ

  Milon de Crotone est un athlète grec du VIème siècle av. J.-C., originaire de la cité de Crotone. Ce lutteur est célébré de son vivant dans tout le monde grec et jusqu'à la cour de Perse, mais il est aussi évoqué un siècle plus tard par Hérodote et Démocrite, avant de l'être par Shakespeare, Rabelais, Alexandre Dumas ou Victor Hugo.

  La lutte est un sport majeur dans la Grèce antique, et la carrière de Milon de Crotone est précoce et longue. De l'âge de 14 ans à 40 ans, il enchaîne six victoires olympiques. Il a aussi un rôle intellectuel en propageant les idées de Pythagore, dont il a épousé une des filles et un rôle religieux quand il est fait prêtre d'Héra, et même un rôle militaire prépondérant dans la guerre contre la cité voisine de Sybaris.

  Sa légende, antique comme moderne, a fleuri autour des exploits qu'on lui prête, qu'il s'agisse de prouesses physiques ou alimentaires, depuis le transport de sa statue, à la seule force de ses bras, dans l'enceinte d'Olympie, jusqu'à la consommation d'un bœuf entier en un repas. Milon de Crotone est érigé par les Anciens en figure exemplaire de la virilité et de la force.

  Milon disparaît tragiquement et bêtement dans un geste d'orgueil. Il trouve un jour sur son chemin la souche fendue d'un chêne dans la forêt de Crotone. Par défi, il tente de l'ouvrir avec ses deux mains pour prouver sa force. Mais malheureusement, la fente se referme sur ses mains et les rend prisonnières du chêne. Désormais sans défense, il est à la merci des loups qui le dévorent durant la nuit.

  Le sculpteur Puget représente Milon de Crotone le jour funeste de sa perte, à ceci près qu'il remplace les loups par un lion... Une autre statue d'Édme Dumont le représente avant le drame, alors qu'il tente d'écarter la souche fendue de ses deux mains.
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MINOTAURE
MONSTRE DE LA MYTHOLOGIE GRECQUE - FORCES MALÉFIQUES À COMBATTRE - AMOUR COUPABLE

  Dans la mythologie grecque, le Minotaure est un monstre fabuleux au corps d'homme et à la tête de taureau.

  Minos, le roi de Crète, reçoit de Poséidon un magnifique taureau blanc qu'il doit sacrifier en son honneur. Mais Minos préfère conserver la magnifique bête.
Poséidon décide de le punir à travers sa femme Pasiphaé, en la rendant follement amoureuse du taureau. Alors, Pasiphaé n'a plus qu'un désir, s'unir à la bête. Elle demande alors de l'aide à l'architecte du royaume, Dédale. Il lui fabrique une vache de bois dans laquelle elle s'installe afin d'être saillie par le taureau.

  C'est ainsi qu'elle donne naissance à ce monstre mi-homme mi-taureau, se nourrissant de chair humaine, le Minotaure.
Pour cacher cette honteuse progéniture, Minos demande à Dédale de lui bâtir le Labyrinthe. Une construction si complexe que personne ne puisse en trouver la sortie, même son créateur. Et pour bien vérifier son efficacité, une fois achevé, Minos, craignant que Dédale ne révèle les plans de ce labyrinthe, l'y enferme avec son fils Icare.

  Le seul héros qui parvient à triompher du Labyrinthe est Thésée.
Égée, le roi d'Athènes, doit payer un tribut à Minos qui l'a vaincu. Il est obligé de lui envoyer chaque année sept garçons et sept filles qui sont donnés en pâture au monstre.
Thésée décide de se mêler aux sacrifiés pour terrasser le Minotaure. Heureusement, Ariane, la fille de Minos, tombe amoureuse du héros et lui donne une pelote de fil avant qu'il n'entre dans le labyrinthe. Thésée la déroule pendant toute sa progression, surprend le Minotaure et le tue. C'est en suivant le fil dans le sens inverse, qu'il parvient à retrouver la sortie.

  Le Minotaure représente les forces maléfiques qu'il faut combattre. Il porte le poids de la faute de sa mère Pasiphaé. Il illustre le chaos, symbole de l'amour coupable, du désir injuste, de la faute refoulée et cachée dans le labyrinthe.
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MIROIR
CONNAISSANCE DE SOI - L'INSAISISSABLE - CONSCIENCE/ÂME - PASSAGE - FENÊTRE - PIÈGE

  Le miroir qui révèle toute chose est le symbole des symboles par excellence. Pour nous, il est le moyen le plus sûr d'obtenir une image objective. Il nous montre comme nous sommes, non pas comme nous voudrions être ou comme les autres nous voient. En nous renvoyant notre reflet, il nous apprend à nous connaître.
Mais la légende en a fait également une fenêtre sur le monde extérieur, montrant ce à quoi nous n'avons pas ou plus accès, l'insaisissable. Pour l'humain, le miroir est une représentation symbolique de sa conscience. Les Grecs ancien en font "psyché", qui est la fois l'âme et l'esprit, tandis que "soma" est le corps.

  Le miroir est un objet mythique et plus encore un objet magique. C'est un passage pour Alice qui le traverse pour découvrir un monde extraordinaire. Une fenêtre, dans "La Belle et la Bête" de Cocteau ou bien lorsqu'il est utilisé comme support de divination dans la catoptromancie. C'est un révélateur qui ne ment jamais à la reine du conte "Blanche Neige". Un piège qui emprisonne, dans d'autres contes...

  Dans la mythologie grecque, le miroir est associé à Narcisse. La légende raconte que Narcisse est un jeune homme d'une grande beauté. Plus intéressé par la chasse que par l'amour, il repousse toutes ses prétendantes, dont la jolie nymphe Écho. Jusqu'au jour où il prend conscience de sa beauté en voyant son reflet dans l'eau et tombe passionnément amoureux de lui-même. Il reste alors des jours entiers à se contempler d'admiration et ne pouvant se détacher de son image ni faire quoi que soit d'autre, il finit par dépérir.
Dans son aventure, Persée se protège du regard pétrifiant de la gorgone Méduse grâce au bouclier que lui remet Athéna. Poli comme un miroir, il repousse l'image du mal.

  Au Moyen Âge le miroir a un fort pouvoir symbolique, connaître c'est refléter. Objet de nombreuses superstitions, il est à la fois instrument diabolique et miroir divin.

  Dans la mythologie japonaise, il reflète la lumière solaire de la déesse Amaterasu, en la dirigeant sur le monde. Chez les Taoïstes, le miroir est signe d'harmonie et de perfection. Au Japon, il est le symbole de pureté de l'âme. En Perse, il symbolise la durée limitée et changeante de êtres.
Une légende en Iran symbolise le cœur de l'initié par un miroir qui jadis était en métal. La rouille symbolise le péché et le polissage du miroir sa purification.

  Dans les œuvres d'art l'une des quatre vertus cardinales est la Prudence. Elle a pour attributs le miroir et le serpent. En effet, la Prudence est un personnage à double face qui voit tout, le présent comme le passé et qui prévoit aussi l'avenir.
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MITHRA/MITRA
DIEU SOLAIRE - MAGICIEN - LUMIÈRE - VIE - ÉVEIL - CRÉATION

  Mitra en Iran et Mithra en Inde ont une origine étymologique commune. C'est dans ce dernier pays qu'il est considéré comme un Dieu suprême ayant un pouvoir de transformation, ce qui en fait un magicien.
Mithra signifie "milieu", il appartient à la triade suprême de la religion iranienne avec Azura Madza et Anahita, la mère de Mithra. Il est lié au soleil et à sa lumière à son apogée.

  Mithra naît de la pierre ou de l'œuf cosmique, tout près d'une source abritée par un arbre.
Son existence est marquée par le sacrifice du taureau. Sol (le soleil) lui a envoyé son messager, un corbeau, et lui ordonne de se lancer à la poursuite d'un taureau. Mithra égorge la bête, et de cette mort naît la vie. Les plantes et le froment sortent de la colonne vertébrale du taureau, les pampres et la vigne de son sang.

  La religion mithraïque est très populaire dans tout l'empire romain, depuis le IIIème siècle av. J.-C. jusqu'au IIIème siècle de notre ère. Connue sous le nom de Sol Invictus, c'est une religion initiatique dont le but est l'éveil. Les adorateurs de Mithra sont principalement des soldats romains. Ils forment une société secrète dont les initiés sont soumis à des épreuves rigoureuses aboutissant à une forme de baptême. Marqués d'un sceau, ils sont couronnés, armés et salués en tant que frères d'armes.
Dans cette confrérie, il existe sept degrés ou grades en rapport avec les planètes divines : Saturne, Vénus, Jupiter, Mercure, Mars, la Lune et le Soleil. Ces grades sont (des plus bas aux plus élevés) : soldats, lions ou hyènes, corbeaux, griffons, perses, soleils et pères. Ceux qui parviennent au grade le plus élevée portent le titre de pater patratus ou grand pontife.
Les mystères mithriaques se célèbrent alors dans des grottes et dans des antres. A Rome, le temple de Mithra est creusé sous le mont Capitolin et il est possible qu'on y offre des sacrifices, des chevaux, et peut-être même des hommes. Plus tard, ces sacrifices sanglants sont remplacés par une oblation de pain, d'eau et de vin. Ce culte est totalement abandonné au IVème siècle.

  Mithra est représenté tuant le taureau de son glaive, en présence d'objets ou d'animaux symboliques : arcs et flèches, coqs, lions ou chiens. Il est parfois entouré d'autres divinités comme le Soleil, la Lune, les Cautes et les Cautopates. Ces derniers personnages sont généralement d'une taille plus modeste que Mithra et tiennent en main une torche allumée. Les Cautes porte la torche pointée vers le haut pour symboliser l'aurore, tandis que les Cautopates la porte pointée vers le bas pour symboliser le crépuscule. Les trois personnages portent le pileus, un chapeau ressemblant au bonnet phrygien que portent les esclaves affranchis de l'Empire romain.
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MNÉMOSYNE
MÉMOIRE - SAVOIR - RAISONNEMENT - MÉDITATION

  Dans la mythologie grecque, Mnémosyne est une Titanide, fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), ou bien la fille de Zeus (Jupiter) et de la Néréide Clymène.

  Mnémosyne est la déesse de la Mémoire. C'est elle qui invente les mots et le langage de la Terre entière. Elle donne un nom à chaque chose et permet ainsi à chacun de s'exprimer et de raisonner. Elle connaît tout ce qui a été, tout ce qui est, tout ce qui sera. Elle est la mère des neuf Muses qu'elle conçoit avec Zeus.

  Elle est généralement représentée par une femme, plus ou moins jeune, enveloppée d'un grand manteau et soutenant son menton dans une attitude de la méditation. Sa coiffure est ornée de perles et de pierreries. Elle tient parfois le lobe de son oreille avec les deux premiers doigts de la main droite.
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MOIRES (grec) - PARQUES (romain)
DESTIN - COURS DE LA VIE - ÉVOLUTION - FATALITÉ

  Dans la mythologie grecque, les Moires (assimilées aux Parques chez les romains) sont les filles de Zeus (Jupiter) et de la Titanide Thémis. Ce sont des divinités très anciennes, liées au cycle naturel de la naissance et de la mort, symbole du cours de la vie.

  Imperturbables et muettes, les Moires sont les divinités du Destin et nul n'a de pouvoir sur elles, même les Dieux de l'Olympe. Ce sont elles qui décident du cours de la vie de chaque être humain, de sa naissance jusqu'au jour de sa mort.
Elles sont au nombre de trois :
  • Clotho - "la Fileuse" - représentée sous les traits d'une belle jeune femme. Elle tresse sur sa quenouille le fil de la vie
  • Lachésis - "la Répartitrice" - représentée sous les traits d'une femme d'âge mur. Elle déroule le cours de la destinée
  • Atropos - "l'Implacable" - représentée sous les traits d'une femme âgée. Elle coupe le fil de l'existence de sa paire de ciseaux
  Pour chaque mortel, elles accordent une mesure de vie. A la fois, aimées et redoutées, voire détestées par les grecs, elles dispensent à chaque homme, le lot qui lui est échu, et ses décrets sont inflexibles.
Les Parques sont le symbole de l'évolution, du changement nécessaire qui commande aux rythmes de la vie et qui impose l'existence et la fatalité de la mort.
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MOISSON
TRAVAIL - CONSTAT - PROSPÉRITÉ/RUINE - JOIE - RÉSURRECTION

  Les moissons sont le résultat du travailleur de la terre - un constat - bon ou mauvais, car totalement dépendant du soin qu'il a prodigué et des aléas climatiques. Jusqu'à la récolte, tout peut être ravagé. La moisson peut donc signifier aussi bien la prospérité que la ruine.
La fin d'une récolte abondante est un moment de soulagement et de réjouissances. La moisson est donc associée à la fois au travail et à la fête.

  Les moissons marquent également la fin d'un cycle agraire et le début d'un nouveau. C'est pourquoi elles sont associées à la résurrection.

  Dans l'Antiquité, des divinités sont censées présider à la germination. Isis en Égypte ou Déméter en Grèce (Cérès à Rome). Selon la mythologie, c'est Déméter qui apprend aux hommes l'art de cultiver la terre, de semer, de récolter le blé, et d'en faire du pain. Elle est la Déesse de l'agriculture, de la fertilité et des moissons.

  Dans la religion chrétienne, le travail de l'agriculteur et soumis à la volonté divine. Mais la moisson est aussi associée au messager et au prophète.
Lors de la fête de la Vierge, le 15 août, des bouquets de moisson sont bénis pour apporter la fécondité, la pureté, l'amour et l'amitié. C'est pourquoi la Vierge couronnée d'épis de blé (parfois confondue avec Déméter) est l'allégorie de la moisson.
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MORPHÉE
SOMMEIL - RÊVES

  Dans la mythologie grecque, Morphée est le fils d'Hypnos (le Sommeil) et de Nyx (la Nuit), ou bien selon une autre version une divinité engendrée par Nyx seule.

  Morphée endort les mortels en les caressant de ses fleurs, les pavots. C'est lui qui procure les rêves de nos nuits. Il est capable de se transformer en être cher pour se présenter aux mortels et leur permettre l'espace d'un moment de sortir de la machination des Dieux.
Morphée joue un rôle important dans l'histoire d'Alcyone et Céyx. Le Sommeil envoie Morphée pour prendre les traits de Céyx et visiter Alcyone durant son sommeil et lui révéler le naufrage de son époux.

  Morphée est souvent représenté sous les traits d'un jeune homme aux ailes de papillons. Il tient parfois un miroir en main et des pavots soporifiques l'entourent.
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MUSES
JOIE - DANSE - CRÉATION - INSPIRATION

  Dans la mythologie grecque, les Muses sont les filles de Zeus (Jupiter) et de Mnémosyne, la Déesse de la mémoire. Elles vivent dans dans les montagnes de l'Hélicon, tout près de l'Olympe.

  Elles sont associées à Apollon, Dieu de la musique, dont elles forment le chœur dansant et chantant. Avec les Grâces et les Heures, elles participent joyeusement aux fêtes et mariage organisés dans l'Olympe.
Certaines de leurs attraits, elles jalousent et se vengent de quiconque leur fait concurrence. Les sirènes, qui se vantent de mieux chanter qu'elles sont plumées... Les Piérides qui ont osées les défier, transformées en corneilles et le pauvre Thamyris, qui les défie dans un concours musical, rendu aveugle et amnésique.

  Les Muses président à la création artistique et tous les créateurs, poètes, peintres, sculpteurs ne trouvent leur inspiration que grâce à elles.

  Tout d'abord au nombre de trois, elles sont ensuite passées à neuf à l'époque classique et dans toute l'Antiquité. Elles ont toutes une attribution dans un domaine artistique spécifique :
  • Calliope : la Muse de la poésie épique et de l'éloquence. C'est la première des Muses et l'auxiliaire d'Apollon.
  • Polymnie : la Muse de la rhétorique et de la pantomime, l'art de rendre une expression par l'attitude et les gestes.
  • Uranie : la Muse de l'astronomie et de l'astrologie (qui ne font qu'un chez les grecs de l'Antiquité).
  • Thalie : la Muse de la comédie et de la poésie légère.
  • Terpsichore : la Muse de la danse.
  • Clio : la Muse de l'histoire.
  • Euterpe : la Muse de la musique.
  • Melpomène : la Muse de la tragédie.
  • Érato : Muse de la poésie lyrique et érotique.
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MUSIQUE
ART LIBÉRAL - RYTHME - FRÉQUENCES - NUANCES - TIMBRE

  La musique est un des 7 arts libéraux et notamment du quadrivium (quadruple chemin) composé des 3 autres disciplines, l'arithmétique, la géométrie et l'astronomie.

  La musique est l'art de combiner les sons d'après des règles et d'organiser une durée avec des éléments sonores. Les éléments principaux sont le rythme, la hauteur (la combinaison dans les fréquences), les nuances et le timbre.

  Les allégories de la musique représente la Muse Euterpe, jouant le plus souvent d'un instrument symbolique et antique, la lyre d'Apollon.

D'autres instruments utilisés dans la statuaire revêtent une image symbolique :
  • L'olifant ou la trompe signalent une annonce ou le ralliement.
  • La flûte évoque l'harmonie, la joie et l'ensorcellement.
  • Le tambourin et le violon évoquent la fête et la danse.

N
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NAÏADES
NYMPHES DES EAUX DOUCES

  Dans la mythologie grecque et romaine, les Naïades sont des Nymphes, elles sont les filles de Zeus, d'autres prétendent qu'elles font partie de la lignée d'Océan et d'autres laissent croire qu'elles sont descendantes du Dieu du cours d'eau qu'elles habitent.

  Les Naïades sont les divinités des eaux douces ou elles vivent seules ou en nombre. Ainsi, elles incarnent les sources, les rivières, les lacs et les fontaines. Elles ne sont pas immortelles, mais peuvent vivre pendant des milliers d'années tout en restant jeunes et belles.

  Elles sont parfois comptées au nombre des prêtresses de Dionysos. Quelques auteurs en font les mères des satyres et de Silène. Plusieurs naïades font partie du cortège d'Apollon.

  On leur confère des pouvoirs de guérisseuses. Pour bénéficier de leurs bienfaits, les malades se baignent ou boivent l'eau des sources qu'elles habitent. Mais attention, les voire tout simplement ou prendre un bain dans ces eaux en dérangeant les Naïades peut comporter certains risques, comme une folie passagère.

  Les Néréides personnifient les vagues de la mer, c'est pourquoi on en compte entre cinquante et cent.
Le nom des principales Néréides :
  • Abarbarea - Abarbarea - Aeglé (Gardienne du jardin des Hespérides et mère des Charites) - Aréthuse
  • Bateia (mère d'Icare)
  • Caliadne - Calirrhoé - Chlidanope - Cleochareia - Cyané (elle ose s'opposer à Hadès lorsqu'il enlève Perséphone. Hadès la fait fondre en larmes, à tel point qu'elles emplissent un étang d'eau d'un bleu profond)
  • Diopatra - Drosera
  • Echenais - Eleionomae (Nymphe des marais)
  • Harmonia (amante d'Arès et première Amazone) - Hieromnémé
  • Lara (en rapportant à Junon que Jupiter est amoureux de Juturne, elle est punie, sa langue arrachée et conduite aux Enfers où elle devient la déesse Tacita) - Lilaea
  • Mélité
  • Nicée ou Nicaea (Dionysos en tombe amoureux et change l'eau de sa source en vin pour l'abuser)
  • Œnone (Rhéa lui a conféré le don de prophétie et Apollon lui a appris l'art de soigner)
  • Periboea (mère de Pénélope) - Polyxo (mère de douze des cinquante Danaïdes) - Praxithea - Pronoë
  • Sagaratis - Samalcis (elle s'unit à Hermaphrodite pour ne former qu'un seul corps)
  • Téléphusa
  On représente les Naïades sous les traits de belles jeunes filles drapées légèrement et versant l'eau d'une urne ou tenant une coquille en main. Des rochers ou les roseaux d'un étang l'entourent parfois.
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NARCISSE
ÉGOÏSME - VANITÉ - AMOUR DE SOI

  Dans la mythologie grecque, Narcisse est le fils de la la Nymphe Bleue Liriope abusée par le Dieu fleuve Céphise. C'est un chasseur originaire de Thespies, en Béotie.
  Le jeune Narcisse est d'une grande beauté mais solitaire et insensible à l'amour car il n'a qu'une passion, la chasse.
Parmi ses nombreuses prétendante, il y a la nymphe Écho, une Oréade. Elle est follement éprise de lui, mais Narcisse n'en a que faire.

  Émue par le chagrin sincère de la Nymphe et aussi pour venger les dizaines de jeunes filles auxquelles Narcisse a brisé le cœur, un sort lui est jeté par Némésis, la Déesse de la juste colère et de la vengeance. Elle le condamne à tomber fou amoureux de sa propre image reflétée dans l'eau claire d'une source.
Ébloui par sa beauté, il ne peut pas en détacher son regard, se dépérit et meurt. On raconte qu'une fleur, un narcisse jaune safran ou rouge, pousse à côté de son corps. Une fois dans les n'en n'a Enfers, le pauvre Narcisse essaie toujours d'admirer en vain son reflet dans les eaux boueuses du Styx.
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NATTE
CORPS/ÂME/ESPRIT - ORDRE/PROPRETÉ - RICHESSE - DIGNITÉ

  La natte formée d'une tresse à trois mèches représente la synthèse du corps, de l'âme et de l'esprit. Pour certain, les cheveux longs maintenus en tresses, plutôt que laissés libres, peuvent symboliser l'ordre et la propreté.

.   Dans l'Ancienne Égypte la natte est révélatrice du rang social, car les coiffures se doivent d'être très élaborées et être affublé de nombreuses tresses est signe de richesse.
Les poils de barbe tressés signifient que celui qui la porte est proche des divinités. Les enfants ont coutume de se raser la tête mais laissent au sommet une mèche de cheveux tressée.

  Dans la Chine ancienne, la natte portée par les hommes revêt une grande importance. C'est un symbole de virilité et de dignité qui fait l'objet d'un respect superstitieux. Tirer la natte d'un homme est alors une insulte grave et la couper un crime.

  Dans la Russie du passé, les jeunes filles russes portent une seule natte symbolisant leur virginité, tandis que les femmes mariées en ont deux.
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NÉMÉSIS
COLÈRE DES DIEUX - CHÂTIMENT - VENGEANCE

  Selon la mythologie grecque, Némésis est la fille de la déesse de la Nuit, Nyx par parthénogenèse (sans fécondation mâle). D'autres la font fille d'Erèbe (le dieu des ténèbres), du Titan Océan ou encore de la Déesse Dikè, le jugement des hommes.

  La légende raconte que pour échapper à l'étreinte de Zeus, Némésis prend mille formes diverses et finit par se changer en oie. Zeus devient alors cygne et s'unit à elle. Elle pond un œuf d'où, grâce aux soins de Léda, sortent Hélène et les Dioscures, Castor et Pollux.

  Némésis représente la juste colère des dieux et leurs châtiments. Elle est amenée à rappeler à chacun sa place dans l'ordre de l'Univers, à châtier les mortels qui commettent des fautes ou à ceux qui vivent un bonheur trop excessif ou se comparent aux Dieux, comme les rois à l'orgueil débordant. Némésis apparaît donc comme la vengeresse des crimes et celle qui punit l'insolence et l'arrogance.

  Némésis est parfois appelée Adrastée, un nom qui la désigne comme la Déesse à laquelle on ne sait échapper, une forme de destinée. On la nomme également Rhamnusie en rappel du temple qui lui est élevé à Rhamnonte, un village de l'Attique.

  Némésis est l'expression du juste règlement des actes humains, alors elle est généralement représentée sous les traits d'une femme à l'air grave et sérieux. Elle est parfois ailée, tient la coudée pour rappeler la mesure, les brides et le mors (parfois remplacés par une simple corde). Elle peut avoir le bras gauche levé et un doigt sur sa bouche. Ses autres attributs sont l'épée et le fouet, placés entre ses mains, ils font allusion aux vengeances dont elle est l'instrument. La balance et l'épée de la justice lui sont également attribués. Elle peut être accompagnée d'un Griffon car cet animal mythologique tire son char.
On la représente souvent en présence d'une roue car elle a souvent été confondue avec la Fortune dans les arts.
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NÉRÉIDES
NYMPHES DE LA MER

  Dans les mythologies grecque et romaine, les Néréides sont les Nymphes de la mer. Leur nom varie selon les sources, les Néréides ont pour parents le Dieu marin Nérée et l'Océanide Doris. Pour d'autres, elles sont les filles du Titan Océan et de la Déesse marine Thétis.

  Les Néréides personnifient les vagues de la mer, c'est pourquoi on en compte entre cinquante et cent.
Le nom des principales Néréides :
  • Actaé - Agavé - Amathée - Amphinomé - Amphithoé - Amphitrite - Apseudès - Autonoé
  • Callianassa - Callinira - Calypso - Céto - Clyméné - Cranto - Cymatolégé - Cymo - Cymodocé - Cymothoé
  • Déro - Doris - Doto - Dynaméné
  • Eioné - Erato - Eucraté - Eudoré - Euliméné - Eumolpé - Eunicé - Eupompé - Evagoré - Evarné
  • Galatée - Galéné - Glaucé - Glauconomé
  • Halié - Halimédé - Hipponoé - Hippothoé
  • Iaéra - Ianassa - Ianira - Ioné
  • Laomédie - Liagoré - Limnorèia - Lysianassa
  • Maéra - Mélité - Ménippé
  • Nausithoé - Némertès - Noméris - Nèsaea - Néso
  • Orithye
  • Panopé - Pasithéa - Phérousa - Plexauré - Polynoé - Pontomédousa - Pontomoréia - Pronoé - Protho - Proto - Protomédia - Psamalthé
  • Sao - Spèio
  • Thalie - Thémisto - Thétis - Thoé
  Les Néréides peuplent les fonds marins assises sur des trônes d'or. Elles passent la majeure partie de leur temps à filer, à tisser ou à chanter. Les tritons, sont leurs compagnons (ou frères) et elles parcourent parfois les mers à bord d'un char en leur compagnie à la recherche d'un héros navigateur à admirer ou de naufragés à sauver.

  Les Néréides sont représentées sous les traits de belles jeunes filles. Leurs cheveux sont ornés de perles et elles chevauchent des dauphins ou des chevaux marins.
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NYMPHES
ESPRITS DE LA NATURE

  Dans les mythologies grecque et romaine, les nymphes sont des jeunes femmes figurant l'esprit de la nature dont elles personnifient la grâce et la fécondité. Elles vivent dans des forêts, des grottes terrestre ou dans les fonds sous-marins où elles sont occupées à filer, à danser et à chanter quand elles n'accompagnent pas les Dieux dans leurs cortèges.

  Leur noms varient selon le lieu où elles vivent :
  • Les Naïades sont les nymphes des sources
  • Les Néréides sont les nymphes de la mer
  • Les Dryades sont les nymphes des arbres
  • Les Hamadryades sont les nymphes dont le destin est lié à celui d'un chêne
  • Les Méliades sont les nymphes des frênes
  • Les Oréades sont les nymphes des montagnes
  • Les Ménades sont les nymphes célébrant les mystères de Dionysos
  • Les Océanides sont les nymphes des profondeurs marines
  • Les Napées, les nymphes des collines, des vallons et des prairies
  • Les Corycides (proches des Oréades) sont les nymphes des grottes situées au creux des vallées ou au pied des montagnes
  • Les Néphélées sont les nymphes des nuages
  • Les Alséides sont les nymphes des bocages et des sous-bois

O
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OCÉAN
TITAN - FLEUVE

  Dans la mythologie grecque, Océan est le plus grand de tous les fleuves. Il donne naissance à tous les cours d'eau sur la Terre et entoure le disque plat de la Terre dont les bords mystérieux sont occupés par des peuples fabuleux.

  Personnifié, il est l'aîné des Titans, fils d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). C'est à la fois le frère et l'époux de la Titanide Thétys.

  Océan est le père de tous les êtres. Avec Thétys, ils donnent notamment naissance aux trois mille Fleuves et aux trois mille Océanides.
Dans la tradition mythologique, Téthys et Océan s'occupent de l'éducation de la jeune Déesse Héra dans leur palais, situé à l'occident du monde.

  Océan est vieux comme le monde, c'est pourquoi il est figuré sous les traits d'un vieillard barbu. Il est entouré par les ondes de la mer, tient une pique à la main et parfois une urne qui verse l'eau, celles de la mer, des fleuves et des fontaines.
Lorsqu'il porte une corne de taureau, elle symbolise l'abondance, la puissance et le pouvoir fertilisant les eaux. Il est aussi parfois accompagné de son épouse Téthys, ou bien d'un monstre marin.
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OCÉANIDES
NYMPHES - PROFONDEURS MARINES - GARDIENNES

  Dans la mythologie grecque, les Océanides sont les filles du titan Océan et de la titanide Thétys.
Ce sont les Nymphes des profondeurs marines. Selon le poète grec Hésiode, on n'en compte pas moins de trois mille, comme les Fleuves, leurs frères. Mais seuls les noms d'une cinquantaine de ces déités sont identifiés.
Leur rôle consiste à être chacune la gardienne d'une zone aquatique, un fleuve, un lac bien réel par exemple, mais aussi des fleuves mythologiques tels que ceux des Enfers.

  Les noms d'Océanides cités par Hésiode :
  • Acaste
  • Admète
  • Amphiro
  • Amphitrite (épouse du Dieu Poséidon et mère de Triton)
  • Asia (épouse du Titan Japet)
  • Callirrhoé (épouse de Chrysaor, le monstre né de la gorgone, et mère du géant à trois corps Géryon et peut être d'Échidna, mi-femme mi-serpent)
  • Calypso, "la très-désirable" est la reine de l'île d'Ogygie et l'amante d'Ulysse
  • Cercéis, "au doux caractère" ou encore "la charmante"
  • Chryséis
  • Clymène (épouse des titans Japet ou Prométhée, amante d'Hélios le soleil et mère de son fils, Phaéton)
  • Clytia
  • Daïra (mère du héros Éleusis, fondateur de la ville du même non)
  • Dioné, "l'Adorable", (nourrice ou mère de Dionysos)
  • Doris (épouse du Dieu marin Nérée et mère des Néréides)
  • Électre (épouse de Thaumas, mère d'Iris et des Harpies)
  • Eudore
  • Europe
  • Eurynomé (épouse d'Ophion puis de Zeus, mère des Charites, mère adoptive d'Héphaïstos)
  • Galaxaure
  • Hippo
  • Ianire
  • Ianthé
  • Idyie, "la savante", (épouse du roi de Colchide, Éétès et mère de la magicienne Médée)
  • Mélobosis
  • Ménestho
  • Métis (déesse de la raison, de la prudence, de la stratégie militaire et de la sagesse)
  • Ocyrhoé
  • Pasithoé
  • Péitho, "la Persuasion personnifiée"
  • Persé (épouse d'Hélios le soleil, mère d'Éétès, de Persès, de Circé, de Pasiphaé et de Dilemma)
  • Pétréa, "la gracieuse" ou "la ravissante"
  • Pléioné, la mère des PLéiades
  • Plexaure
  • Pluto ou Plouto, "aux grands yeux" ou "aux yeux de génisse"
  • Polydora, "la belle" ou "à la noble figure"
  • Prymno
  • Rhodia
  • Styx, "la plus noble", (aînée des Océanides, épouse du Titan Pallas et Déesse du fleuve infernal du même nom)
  • Télesto, "au voile jaune/de pourpre"
  • Thoé
  • Tyché, "la Fortune"
  • Uranie, "semblable aux dieux" ou "d'apparence divine"
  • Xanthé
  • Zeuxo
  Paradoxalement, des Océanides (Asia, Calypso, Clymène, Dioné, Doris, Eudore, Ianire, Plexaure et Thoé) portent le même nom que certaines Néréides, ce qui semble indiquer une confusion entre ces deux classes de Nymphes.
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ODYSSEUS (grec) - ULYSSE (romain)
HÉROS DE LA MYTHOLOGIE GRECQUE - ORATEUR - SÉDUCTEUR - MENTEUR - ENDURANT - VENGEUR

  Odysseus (Ulysse chez les romains), est un héros de la mythologie grecque, personnage central du poème de l'Odyssée d'Homère, à qui il donne son nom.

  Odyssseus, roi d'Ithaque, est le fils de Laërte et d'Anticlée.

  Odysseus devient roi d'Ithaque du vivant de son père. Il est alors l'un des prétendants de la belle Hélène. Mais devant l'opulence des cadeaux qu'il ne peut offrir à la belle, il renonce.
C'est lui qui suggère à Tyndare, le père d'Hélène, de faire jurer aux prétendants qu'ils s'unissent pour défendre l'honneur du futur élu de sa fille en cas d'offense. Pour le remercier de ce bon conseil, Tyndare intercède en sa faveur auprès de son frère, Icarios, pour qu'il rencontre sa fille, la sage et riche Pénélope, cousine d'Hélène. Odysseus l'épouse et ils ont un fils ensemble, Télémaque.

  Vient ensuite l'épisode de la fameuse "pomme de discorde" qui provoque l'enlèvement par Pâris de la belle Hélène et l'expédition contre Troie.
Odysseus ne se sent pas du tout concerné par le pacte des prétendants puisqu'il n'a jamais officiellement demandé la main d'Hélène. Alors, pour s'en libérer, il simule la démence en entreprenant de labourer le sable de la plage en y semant du sel...
Palamède vient le chercher, et ne croyant pas un instant à ce simulacre du malin, place le petit Télémaque devant la charrue de son père. Bien entendu, Odysseus détourne aussitôt son attelage, prouvant ainsi qu'il n'est pas fou. Il est désormais contraint de suivre Palamède pour la guerre.

  À son tour, il va débusquer le jeune Achille, caché par sa mère sous des habits de femme à la cour de Lycomède.
Malgré les funestes prémonitions du devin d'Ithaque, il se rend à Aulis avec douze navires, réunissant les contingents des côtes d'Épire, d'Ithaque et de Zacynthe.

  Durant tout le siège de Troie, Odysseus se distingue par sa bravoure en tuant l'espion troyen Dolon, en dérobant le Palladium, cette statue protectrice de Troie, ou en étant parmi les premiers à pénétrer dans le fameux "Cheval de Troie". C'est d'ailleurs lui qui à l'idée de ce stratagème, car Odysseus est aussi malicieux.
Mais le héros a un côté sombre aussi, c'est lui qui ordonne le massacre général des Troyens. Il tue le jeune Astyanax, fils d'Hector et provoque la lapidation d'Hécube, la veuve du roi Priam.

  Après la victoire des Grecs sur les Troyens, Ulysse souhaite retrouver son royaume d'Ithaque. Mais rien ne se passe comme prévu, Poséidon en a fait son souffre-douleur et il erre de rivage en rivage pendant dix années, vivant une multitudes d'aventures, ballotté par des vents contraires et des flots capricieux.
Il croise des femmes charmantes et amoureuses comme Nausicaa, Circé ou Calypso. Mais son équipage est finalement entièrement décimé par des êtres monstrueux comme le cyclope Polyphème, les Sirènes ou Charybde et Scylla.

  Vingt ans après son départ, il retrouve enfin son palais. Mais il est occupé par les prétendants de Pénélope. Pour les aborder sans être reconnu, il se déguise en mendiant et apprend ainsi qu'ils colportent qu'Odysseus est mort et qu'il est désormais temps pour son épouse de choisir l'un d'eux pour nouveau mari.
Odysseus se présente à son fils Télémaque qu'il a connu enfant et organise avec lui sa vengeance. Il réussi a obtenir une entrevue avec Pénélope, sans se faire reconnaître cette fois, et lui suggère d'organiser un défi. Celui qui sera capable de tendre l'arc d'Odysseus sera digne de devenir son époux.
Bien entendu aucun des hommes n'y parvient, sauf Odysseus qui réussi à bander l'arc. Alors, surprenant toute l'assistance, il transperce de ses flèches tous les prétendants un par un, aidé par son fils qui empêche leur repli.

  Odysseus retrouve son épouse. Mais, dubitative sur sa véritable personnalité (elle ne l'a pas vu depuis vingt ans), c'est une cicatrice à la jambe, reconnue par sa nourrice, ou peut-être un détail plus intime, connu seulement de Pénélope..., qui lui en apporte la preuve.

  Odysseus meurt, tué par son fils Télégonos qu'il a de Circé. Télégonos, qui ne sais pas qu'Odysseus est son père, épouse ensuite la veuve Pénélope. Télémaque, de son côté épouse Circé.

  Le personnage d'Odysseus symbolise à lui seul plusieurs traits de caractère universels. C'est un orateur hors pair, un séducteur qui sait convaincre. Il est tenace et endurant, car les terribles épreuves qu'il subit n'entament pas sa volonté de retrouver son royaume et sa famille. Sa ruse légendaire lui permet de sortir des pires situations, d'échapper aux monstres et même à la vengeance de Poséidon.

  Mais, il a aussi de vilains défauts. Sa vengeance est terrible lorsqu'il commet un véritable massacre en tuant tous ceux qui veulent prendre sa place auprès de Pénélope.
Après la guerre de Troie, alors que les autres rois Achéens rentrent chez eux, il part vers le nord avec ses hommes pour chercher des villes à piller...
Il s'est également illustré dans la lâcheté et le mensonge en simulant la folie pour éviter de participer à la guerre de Troie.

  Dans la statuaire Odysseus (Ulysse) est représenté sous les traits d'un homme barbu aux cheveux bouclés et portant un bonnet marin conique, le pilidion. "Ulysse bandant son Arc", avant le massacre. "Ulysse aux jeux phéaciens", le peuple qui l'a accueilli et lui a permis de retrouver son royaume. "Ulysse et son chien" qui meurt lorsqu'il le reconnaît à son retour de Troie. "Ulysse offrant du vin au Cyclope". Un groupe représente la scène de l' "aveuglement de Polyphème", le cyclope. De nombreux bas-reliefs illustrent ses périples, comme "Ulysse et les sirènes" ou "Ulysse chez Circé".
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ŒDIPE
PARRICIDE - INCESTE - TRAGÉDIE

  Dans la mythologie grecque Œdipe est le fils de Laïos, le roi de Thèbes et de Jocaste son épouse.

  Un jour, Laios consulte un oracle qui lui prédit qu'il va avoir un fils qui le tuera et épousera sa femme et donc sa mère, Jocaste...
A la naissance d'un fils Laios prend peur et décide d'abandonner l'enfant à une mort certaine en l'attachant par les pieds sur un arbre du mont Cithéron. Mais un pâtre nommé Phorbas le trouve, le sauve, et nomme le tout jeune inconnu Œdipe (pieds enflés) car ses membres inférieurs sont gonflés par les liens.

  Il emporte l'enfant à Corinthe et c'est le roi Polybe qui l'élève comme son propre fils. Œdipe, devenu adulte et curieux de connaître son avenir, décide de consulter l'oracle de Delphes. Il lui annonce qu'il va tuer son père et épouser sa mère... Affolé et prenant le roi Polybe pour son vrai père, il décide de quitter Corinthe et prend le chemin de la Béotie.
Sur sa route, à un croisement de routes, un vieil homme monté sur un char lui commande, un peu trop impétueusement, de s'écarter de son chemin. Œdipe, qui a le sang vif, se bat avec lui et le tue. Sans le savoir, il vient de supprimer son père, le roi Laïos, et accomplit ainsi la première partie de la prophétie.

  Plus loin, près de Thèbes, Œdipe se trouve face au Sphinx, un monstre sanguinaire qui soumet aux passants une énigme et dévore quiconque ne peut les résoudre, ce qui est toujours le cas... Mais Œdipe réussi à répondre à l'énigme du monstre qui se suicide de dépit.
Accueilli en héros à Thèbes qu'il a délivré, Œdipe est proclamé roi et épouse la reine Jocaste, sans savoir qu'il s'agit de sa propre mère. La seconde partie de la prophétie est accomplie.

  Lorsque la peste survient à Thèbes, l'oracle ordonne d'expulser le meurtrier du roi Laïos pour conjurer le sort. Œdipe lance une vaste enquête qui le mène à découvrir le terrible secret de sa naissance. De désespoir sa femme et mère, Jocaste, se pend et Œdipe se crève les yeux.

  Chassé de Thèbes par ses fils, Œdipe part alors sur les routes, la main sur l'épaule de sa fille Antigone. Parvenu en Attique, il finit ses jours, près d'Athènes, à Colone. Mais avant de mourir, Œdipe maudit ses fils, qui n'ont pas rempli leur devoir en ne prenant pas soin de lui. C'est cette malédiction qui les amène à se battre et à s'entretuer pour le trône de Thèbes.

  Plusieurs ensembles sculptés prennent pour sujets des épisodes du mythe. Œdipe et Phorbas, le pâtre qui détache le nouveau-né de l'arbre où il a été exposé, suspendu par les pieds. Œdipe à Colone, le montrant âgé assis près de sa fidèle fille Antigone, la tête posée sur son épaule (notre image).
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OISEAU
LIBERTÉ - MESSAGER - AIR - ÂME

  Grâce à sa symbolique universelle, l'oiseau est un messager et son envol est le vecteur idéal des notions de paix et de liberté, l'évasion vers des contrées lointaines.

  Positif ou plus sombre chaque oiseau revêt un symbole différent :
  • L'Aigle est le roi des oiseaux et par extension le roi de l'espace aérien. Il symbolise la puissance, le courage et la force.

  • L'Alouette, pour ses capacités de chuter du ciel vers la terre symbolise le lien entre le monde céleste et le monde terrestre. C'est un oiseau de bon augure, attribut de la déesse grecque Déméter (Cérès) et oiseau sacré des Gaulois.

  • L'Autruche représente la justice du ciel. Sa plume figure sur la tête de la déesse égyptienne Mâat, elle préside à la cérémonie de la pesée des cœurs.

  • La Bergeronnette est l'oiseau d'Aphrodite (Vénus), la Déesse de l'amour. Elle symbolise la ruse.

  • La Buse, comme tous les rapaces, a mauvaise réputation. Elle symbolise la solitude, mais aussi l'observation et le discernement.

  • La Caille est un symbole solaire. Dans plusieurs mythologies elle rappelle la soif de justice, peut-être à cause de son cri : "paie tes dettes", "paie tes dettes"…

  • Le Canard est le symbole de l'union et de la fidélité conjugale.

  • La Chouette symbolise la foi, mais aussi le démon et le mystère.

  • La Cigogne symbolise la protection maternelle et l'amour filial.

  • Le Condor est le feu céleste du soleil. Au Chili il symbolise la force, la liberté en Colombie, le pouvoir et la grandeur du peuple en Équateur et l'horizon sans limites en Bolivie.

  • Le Colibri symbolise la rapidité d'action, la grâce dans le mouvement.

  • La Colombe symbolise la paix, l'harmonie et la pureté. Oiseau de la Déesse grecque Aphrodite, elle représente l'accomplissement amoureux.

  • Le Coq symbolise la fierté et la protection. C'est l'annonceur du jour et de la fin de la nuit par son chant, batailleur, orgueilleux, conquérant et agressif. Le coq gaulois est un symbole allégorique et un emblème de la France.

  • Le Corbeau est un messager de la mort. C'est l'oiseau divinatoire de mauvais augure. Dans la mythologie grecque, le corbeau est un bel oiseau blanc qui annonce à son maître Apollon que Coronis, sa femme, lui est infidèle. Le Dieu, emporté par la colère, punit le corbeau en changeant son plumage du blanc au noir, puis tue Coronis et son amant en prenant soin auparavant de tirer de son ventre son fils, Esculape.

  • La Corneille symbolise la ruse et la méfiance car elle ne tombe pas dans les pièges qu'on lui tend. Curieuse, elle est aussi l'emblème de l'indiscrétion.

  • Le Coucou symbolise la jalousie, le parasitisme car il pond ses œufs dans le nid d'autres oiseaux et, pour les même raison, la paresse.

  • Le Cygne symbolise l'élégance et la grâce. Le cygne blanc évoque la pureté, le cygne noir évoque les forces occultes.

  • La Dinde et le Dindon symbolise l'abondance et la fertilité.

  • L'Épervier symbolise l'agressivité et le sens guerrier. Attribué au Dieu égyptien Osiris, sa vue perçante et son vol rapide, lui permettent de symboliser le soleil. Il eut sa ville bien à lui : "Iéracopolis".

  • Le Faisan symbolise la féminité et l'harmonie. Pour les anciens, sa viande était imputrescible et l'oiseau incarnait le mystère et l'immortalité.

  • Le Faucon symbolise la clairvoyance et la force intérieure. Chez les anciens Égyptiens, c'est le Dieu protecteur Horus. En héraldique, il symbolise la chasse.

  • Le Flamant perché sur ses longues pattes, symbolise l'équilibre, le recul.

  • Le Garuda est un aigle de la mythologie hindoue. Il a une tête d'homme et il est la monture de Vishnou. Il symbolise la puissance, l'élévation spirituelle et la guerre.

  • Le Geai est dit moqueur car il peut imiter les chants, mais ne répète que les voix qu'il aime, c'est pourquoi il est le symbole à la fois du plagiat et de la rébellion.

  • La Grive est le symbole de la robustesse et de la longévité.

  • La Grue, monogame, symbolise la fidélité conjugale. Sa danse, plus que son vol, retint aussi l'attention des anciens, notamment en Chine, qui y virent une danse d'amour, bien sûr, mais aussi une danse sacrée, symbolisant la pureté, la prospérité, la puissance de vie et de régénération, et donc une figure de l'immortalité de l'âme.

  • Le Héron, dans la mythologie grecque intervient dans la légende de Scylla qui tombe en amour pour Minos, le roi de Crète. Ce dernier convoite le royaume du père de Scylla, Nisos. Grâce l'aide de Scylla et à sa trahison envers son propre père, il réussi à s'emparer du royaume. Mais Minos est horrifié par les actes de Scylla et refuse de l'épouser. Méfiant, il l'enchaîne à la proue de son navire de guerre. Les Dieux de l'Olympe ont pitié d'elle et la sauvent de la noyade en la transformant en un héron qui s'envole librement vers le ciel.
    Depuis, le héron symbolise à la fois la passion aveugle, la trahison et la rédemption.
    On en fait également un symbole de la curiosité, mais aussi de l'indiscrétion, parce qu'il fouille les marais de son long bec pour chercher sa nourriture

  • Le Hibou voit dans l'obscurité, c'est le symbole de la foi, mais aussi des ténèbres, de la tristesse et de la solitude. Au Moyen Âge, l'église l'associe à la mort, au mal et à la sorcellerie.
    En Chine, il est considéré comme un oiseau sacré, terrifiant, figure de la foudre. C'est l'emblème des forgerons. Il est consacré aux solstices d'hiver et d'été, à la renaissance et au triomphe de la lumière.

  • L'Hirondelle symbolise l'arrivée du printemps, le renouvellement de la végétation et la renaissance. L'hirondelle est une des représentations d'Isis, la divinité de la lumière.

  • Le Homa est un oiseau fabuleux de la mythologie iranienne. Il vit dans les cieux est un messager, symbole de bonheur et de protection.

  • La Huppe est une messagère et symbolise le lien entre le monde visible et invisible. Elle incarne la vérité et la sagesse. Elle est associée au roi Salomon, dont elle est l'attribut et la compagne.

  • L'Ibis est un oiseau sacré et vénéré de l'Egypte antique, il apporte la chance. Il symbolise également le savoir et la salubrité. Il est la représentation de Thot, le dieu de la sagesse et de l'écriture.

  • Le Loriot, par son joli chant flûté symbolise la joie et l'insouciance. En chine, il est considéré comme un gage de bonheur et de mariage heureux. Les petits attendent l'hiver pour quitter leur nid et s'envoler vers les pays chauds évoquant ainsi l'harmonie familiale et la douceur du foyer.

  • Le Martin-pêcheur vole souvent en couple et symbolise la fidélité conjugale et le bonheur amoureux. Sa plume est portée en gage de protection providentielle. Primitivement nommé halcyon, la mythologie grecque raconte la légende de Ceyx, le roi de Trachis, et de son épouse Alcyone qui est métamorphosée en cet oiseau fabuleux.

  • Le Merle symbolise le printemps qu'il annonce de son chant. Capable de lancer des cris d'alarme stridents et lancinants à la vue d'un prédateur, il symbolise la vigilance et la protection.

  • Le Moineau symbolise l'amitié car il est familier des humains qui l'apprécient car il les débarrassant des insectes. Les romains l'associent aux divinités protectrices et domestiques de leur foyer et de leur garde-manger.

  • La Mouette, pour les marins, symbolise l'âme des marins morts en mer. Elle peut voler ou elle veut et ou bon lui semble, évoquant ainsi la liberté et le pouvoir.

  • L'Oie est associée à la prudence, l'astuce et l'intelligence. En Égypte antique, Amon prend la forme d'une oie pour pondre l'œuf primordial d'où sort la vie. Dans la mythologie romaine, l'oie est une représentation de Junon (Héra), la sœur et l'épouse de Jupiter (Zeus). A Rome, Juno Moneta est une pythie (une prêtresse) que l'on vient consulter et qui prodigue des conseils à partir de ses prédictions. Elle est entourée d'oies, et ce sont elles, les Oies du Capitole, qui avertissent par leurs cris les soldats romains lors de l'invasion gauloise de 390 av. J.C.

  • Le Paon symbolise l'immortalité, car au Moyen Âge on pense que sa chair est imputrescible. Dans la mythologie grecque, Argos est un être fabuleux qui possède une vision absolue et permanente grâce aux cent yeux répartis sur tout son corps. Il est chargé par Héra (Junon)de garder Io, une jeune fille aimée de Zeus (Jupiter), qu'il a transformé en génisse pour échapper à la colère d'Héra. Sur la demande de Zeus, Hermès plonge Argos à son insu dans un sommeil létal en alternant air de flûte et poèmes interminables... Io est libérée mais sera tout de même châtiée par Héra. Argos, quant à lui, est récompensé de sa fidélité. Ses cent yeux sont placés sur la traîne du paon bleu. Depuis lors, chaque fois que le paon fait la roue, Argos renaît et ses cent yeux s'ouvrent à nouveau sur le monde.

  • Le Pélican, est le symbole de l'amour parental. Ainsi, les chrétiens le prennent pour symbole du Christ et de la résurrection parce qu'il a la réputation d'être capable de se sacrifier pour nourrir ses petits, comme Jésus s'est sacrifié lui-même pour sauver l'humanité. Au Moyen Âge, le Phénix, oiseau mythique et légendaire, est souvent représenté par un pélican. En héraldique, le pélican est représenté dans son nid, les ailes déployées au-dessus de sa progéniture qu'il nourrit en se perçant la poitrine d'où coulent des gouttes de sang. Il est nommé " Pélican de piété ".

  • La Perdrix symbolise la beauté et la grâce féminine. Puissant symbole de fécondité, on dit qu'elle peut concevoir simplement en entendant le chant du mâle, en voyant son vol ou en sentant son odeur.

  • Le Perroquet, animal rare, coloré et précieux, il symbolise la richesse. Il est aussi le symbole de la pureté mariale et est associé au rachat du péché originel. Capable de s'exprimer, il fait aussi référence à l'éloquence.

  • Le Phénix symbolise la résurrection, l'immortalité et la résurgence cyclique. La légende dit que lorsqu'il voit sa fin approcher, il fabrique un nid qu'il expose aux rayons du soleil et sur lequel il se consume. De la moelle de ses os naît un ver, d'où se forme un nouveau Phénix. Au Moyen Âge on y voit le symbole de la résurrection du Christ. Dans l'Égypte ancienne le Phénix est un symbole des révolutions solaires.

  • La Pie symbolise le bavardage, la ruse et la curiosité. C'est aussi l'intelligence, voire la malice, car elle est capable d'imiter le langage humain, la voix des bêtes ou le son des instruments. Elle sait construire avec grand art son nid. Mais elle symbolise également le vol car c'est une pilleuse de nid et une gobeuse œufs. Dans la mythologie grecque, Les Piérides sont des Muses macédoniennes, au nombre de neuf. Ce sont les filles de Piérus, roi d'Émathie, et d'Évippé ou d'Antiope. Elles osent disputer aux muses béotiennes le prix de la poésie. Punies pour cet affront, elles sont changées en pies par Apollon et laissent leur nom de Muses à leurs rivales victorieuses.

  • Le Pigeon symbolise le messager. Il représente également la sociabilité car un pigeon reste rarement seul.

  • Le Pivert apparaît comme un symbole de protection et de sécurité. Dans la mythologie, le pivert est un oiseau prophétique consacré au dieu Mars (Arès). Il naît de la métamorphose du roi Picus qui ose repousser les avances de la redoutable magicienne Circé. Il rend les oracles sous sa forme nouvelle et prédit l'avenir à ceux qui l'interroge. C'est aussi le pivert qui apporte la nourriture aux jeunes Rémus et Romulus, futurs fondateurs de Rome.

  • La Poule, en tant que mère très protectrice de ses œufs et de ses poussins, symbolise la maternité. Elle symbolise aussi la patience. Dans les sept arts libéraux, elle illustre la "Grammaire" qui demande de la patience à ceux qui ont font l'étude. En Europe centrale, le symbolisme de la poule est souvent négatif puisqu'il est associé à la stupidité ou la légèreté.

  • Le Roitelet représente l'humilité, l'ingéniosité, la gentillesse et la subtilité. Le Roitelet était l'oiseau sacré des druides et sa plume est sensé apporter la chance aux marins.

  • Le Rossignol symbolise le charme et la poésie. Dans la mythologie grecque, Philomèle et Procné sont les filles de Pandion, roi d'Athènes. Procné est mariée à Térée depuis plusieurs années et souhaite retrouver sa sœur. Son mari va la chercher et, attiré par sa beauté, la viole puis lui coupe la langue pour qu'elle ne puisse jamais révéler ce crime. Philomèle est gardée enfermée dans une bergerie, et de retour devant sa femme, Térée lui fait croire qu'elle est morte durant le voyage.
    Mais Philomèle a l'idée d'avertir sa sœur en lui faisant porter un canevas qu'elle a réalisé et qui révèle son calvaire. Lorsque sa sœur découvre la vérité elle se venge en tuant le fils de Térée et en lui faisant manger. Afin d'échapper à sa fureur, Procné se métamorphose en rossignol et Philomèle en hirondelle.

  • La Tourterelle est l'oiseau messager du renouveau et son symbolisme est proche de celui de la colombe, c'est à dire la paix et l'harmonie. La tourterelle est réputée pour sa fidélité, car si l'un des deux membres du couple vient à disparaître, celui qui reste ne s'accouple plus jamais. En Égypte antique, la tourterelle figure le danseur et le musicien, ou l'homme amoureux des arts. Mais de tout temps, elle reste surtout un symbole de pureté, de fidélité, de virginité.

  • Le Vautour symbolise la régénération de la nature et la purification car il élimine les cadavres en évitant ainsi leur décomposition. Dans la mythologie égyptienne, il est associé à la Déesse Mout. Déesse dangereuse, drapée en vautour, elle veille sur les hommes, c'est la protectrice des naissances et du nouveau-né. Elle fut identifiée à Isis, la Grande Magicienne, qui devint ainsi la Mère Céleste, représentée par un vautour aux ailes déployées.
  De manière générale, grâce à ses ailes, l'oiseau s'élève au-dessus des vicissitudes strictement terrestres, c'est pourquoi il symbolise le spirituel. Ainsi, plusieurs religions associent l'oiseau à l'âme humaine et à sa progression, de la lourdeur de la matière, vers une plus grande spiritualité.
Dans la mythologie égyptienne, l'oiseau est associé à l'âme, appelée le Baï. Elle est figurée par un oiseau avec la tête du défunt. Aussi, cette conception de l'âme prenant la forme d'un oiseau s'est répandu dans de nombreuses religion, notamment la religion chrétienne.
L'Islam a fait de l'oiseau le symbole de l'ange, tandis que le monde celtique le considère comme un messager des Dieux.
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OLIFANT
ANNONCEUR - RALLIEMENT - NOBLESSE - CHASSE - GUERRE

  L'olifant est un instrument de musique à vent de la famille des cuivres. C'est un cor de chasse et de guerre qui n'émet qu'un seul son. il sert à rallier les troupes, à annoncer l'approche du gibier ou d'un danger.

  L'olifant est un instrument considéré comme noble car porté par les chefs, ou bien par un homme proche. C'est une marque distinctive de commandement et de dignité dont on ne se sépare jamais.

  Dans la légende médiévale de Roland à Roncevaux, mortellement blessé, c'est avec son olifant qu'il tente d'alerter en vain ses troupes. Il tient autant à son olifant qu'à son épée. Alors, lorsqu'il sent la fin venir et qu'il sait qu'il ne pourra pas briser son épée Durandal, il détruit son olifant, puis se couche sous un pin pour mourir.

  Dans la symbolique chrétienne, les anges soufflant dans l'olifant annoncent la naissance du Christ.
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ONDINE
NAÏADE - EAU DES FONTAINES

  Dans les mythologies germanique et scandinave les Ondines (dont le nom dérive des ondes) sont des créatures vivant dans les eaux douces, généralement les lacs, les rivières ou les chutes d'eau. Leurs compagnons, les Ondins, jouent un rôle plus effacé.

  Les Ondines sont toujours belles, malicieuses et parfois cruelles. Elles sont coiffées de plantes aquatiques et peignent leurs cheveux au bord de leur plan d'eau. L'homme qui passe et qui les voit est immédiatement envoûté par leur beauté et les suit dans leur palais de cristal situé sous l'eau. Il y vit avec elle, mais il ne se rend pas compte que les jours passent comme des minutes. Alors quand il revient sur terre, les années ont parfois défilées et il ne reconnaît plus l'entourage car il a vieilli sans s'en rendre compte.

  On attribue l'alimentation en eau des fontaines aux larmes des Ondines, et celle-ci se tarit dès qu'elles se sentent offensées. Alors, on laisse diverses offrandes auprès des fontaines. Des guirlandes de fleurs, des épingles ou des tessons de bouteilles, qui sont, pour les Ondines, de véritables trésors qui étincellent dans l'eau.
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ORÉADES
NYMPHES DES MONTAGNES et DES GROTTES

  Dans la mythologie grecque, les Oréades (Orestiades ou Orodemniades) sont des Nymphes , filles d'Ouréa, une divinité primitive personnification mâle des Montagnes.

  Les Oréades sont les Nymphes qui habitent les grottes, les falaises et les lieux les plus inaccessibles. Elles parcourent les cimes rocheuses et les pentes escarpées et composent le cortège d'Artémis qu'elles accompagnent dans ses promenades et à la chasse.

  On raconte que ce sont les Oréades qui détournent les premiers hommes de l'anthropophagie et leur apprennent à se nourrir de plantes, de châtaignes et de miel.

  Les Oréades croisent les Napées, d'autres nymphes moins hardies qui préfèrent les pentes boisées des collines et les vallons aux montagnes.
Les Oréades sont également proches des Corycides, les nymphes des grottes situées au creux des vallées ou au pied des falaises. Et lorsqu'elles atteignent le sommet des montagnes, elles jouent avec les Néphélées, les nymphes des nuages.

  L'Oréade la plus célèbre est Écho. Elle vit sur le mont Hélicon et passe son temps à distraire la Déesse Héra (Junon) par ses nombreuses histoires et favorise ainsi les amours infidèles de Zeus (Jupiter).
Mais Héra s'aperçoit de la ruse et punit Écho en la condamnant à "avoir toujours le dernier mot, mais ne jamais parler la première", à parler en écho en quelque sorte...
Écho apparaît dans la légende entourant Narcisse, un chasseur. Elle tombe amoureuse du beau jeune homme solitaire qui reste insensible à son amour. Émue par le chagrin sincère de la Nymphe et aussi pour venger les dizaines de jeunes filles auxquelles Narcisse a brisé le cœur, un sort lui est jeté par Némésis, la Déesse de la juste colère et de la vengeance. Elle le condamne à tomber fou amoureux de son reflet dans l'eau claire d'une source. Ne pouvant détacher son regard de sa propre image reflétée dans l'eau, il se dépérit et meurt.
Désespérée, Écho se réfugie dans sa grotte et prostrée elle maigrit tant qu'il ne reste plus d'elle que sa voix qui répète inlassablement les derniers mots qu'elle perçoit.
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